fbpx
Comment choisir l’élevage de votre chien?

Comment choisir l’élevage de votre chien?

Ça y est, vous savez que vous voulez un chiot. Peut-être même avez-vous choisi la race de votre futur chien. Vous voudriez maintenant savoir comment choisir l’élevage de votre chien.

La lecture d’une annonce, une conversation téléphonique, parcourir un beau site internet ne suffisent pas pour choisir l’élevage de votre chiot.

En effet, que votre chiot soit un croisé ou un chiot de race (LOF ou non), il sera très important de faire attention aux conditions d’élevage de votre chiot et donc d’aller sur place voir l’élevage.

Voici quelques points sur lesquels être vigilants :

  • L’âge des chiots

L’éleveur ne doit vous laisser partir avec un chiot qu’à partir du moment où ce chiot est âgé de 2 mois minimum. Légalement, c’est une obligation.

C’est également une disposition nécessaire pour permettre à la mère et la fratrie de jouer leur rôle dans le développement social et comportemental du chiot, comme vous pourrez le voir plus loin.

Certains éleveurs préfèrent même garder les chiots plus longtemps pour bien les préparer à leur vie future à vos côtés.

  • Le tempérament et les comportements de la mère des chiots

La génitrice a un rôle très important auprès de ses chiots. Elle leur assure un bon développement physique en les allaitant, elle leur permet d’apprendre à inhiber leur morsure, interrompre leurs comportements mais aussi les codes et rituels de communication canine via les « jeux » avec la fratrie. Elle est aussi une base d’attachement, de référence pour ses chiots. Sécurisante par sa proximité, elle leur permet d’aller explorer et découvrir l’environnement autour d’eux, ce qui va leur permettre de construire petit à petit leurs capacités d’adaptation.

Quand ils grandissent et commencent à se nourrir seuls, elle provoque également le détachement, ce qui apprend aux chiots à gérer l’éloignement, la séparation avec un être d’attachement (important pour le futur apprentissage de la solitude).

Voir la mère est donc important pour connaître son tempérament. Et si vous voyez le père encore mieux !

Si la mère est mal ou peu nourrie, anxieuse, peureuse, imaginez la répercussion que cela aura sur le développement physique mais aussi comportemental des chiots !

Le chiot doit impérativement rester avec sa mère et sa fratrie le plus longtemps possible, de la naissance à son départ de l’élevage (généralement à 2 mois).

  • Conditions d’hygiène et de vie à l’élevage

Cela semble évident mais il est primordial que le chiot vive dans des conditions optimales à son développement. Un environnement propre, aéré, nettoyé régulièrement des souillures éventuelles, avec de la lumière est indispensable.

L’évolution du chiot est influencé par le milieu dans lequel il se développe. Vivre dans un chenil ou en box ne favorise pas l’épanouissement social du chiot.

Un milieu apaisé mais enrichi d’interactions sociales respectueuses positives avec des espèces amies en tous genres (vaches, chevaux, différents types d’humains, chats…), ainsi que la découverte progressive de différents milieux de vie (bruits et objets de la maison, campagne, ville etc.) permettent au contraire à petit chiot d’acquérir de bonnes capacités à gérer la nouveauté. Sans compter que ces expériences le poussent aussi à utiliser et améliorer ses capacités motrices, visuelles, tactiles, olfactives et auditives.

  • La santé des géniteurs

Observez les animaux à l’élevage. Paraissent-ils en bonne santé? Si ce n’est pas le cas, faites demi-tour!

Certaines races de chiens ont des maladies héréditaires, des tares génétiques (dysplasie, myocardiopathie etc.) susceptibles d’être transmises à leur descendance. L’éleveur sérieux fait faire un dépistage sur les géniteurs et ne fait reproduire les chiens que s’ils sont indemnes de ces maladies, afin d’éviter de les transmettre aux chiots.

  • Les interactions avec les humains

Le chiot étant amené à vivre avec nous, humains, il est impératif qu’il soit familiarisé le plus vite possible à notre espèce. Mais puisque nous sommes très différents les uns des autres, le chiot a besoin de rencontrer différents profils de femmes, d’hommes et d’enfants, avec chacun leur gestuelle, leurs intonations de voix. Il sera ainsi apte à vivre sereinement auprès des humains dans toute leur diversité.

  • L’implication de l’éleveur

Le milieu d’élevage et le travail de l’éleveur ont une grande influence dans la construction du chiot et de ses capacités d’adaptation. La richesse et la qualité des expériences très précoces du chiot constituent une base pour moi fondamentale dans son développement social et comportemental pour en faire un chiot équilibré et apte à déployer toutes ses ressources pour vivre une belle cohabitation avec sa famille humaine.

Un éleveur sérieux vous posera certainement des questions sur vous et votre mode de vie. Il souhaitera ainsi s’assurer que ses chiots partent dans des familles responsables mais aussi que vous et le chiot que vous aurez choisi soient en quelque sorte faits l’un pour l’autre.

  • Le type d’élevage: occasionnel, familial, professionnel

Visitez plusieurs types d’élevage pour vous faire une idée. Un éleveur particulier qui a une portée occasionnelle avec sa chienne est différent d’un élevage familial avec quelques chiennes qui a une ou deux portées par an, et n’aura rien à voir non plus avec un élevage de grande taille professionnel qui élève plusieurs races, avec des dizaines de reproducteurs et plusieurs portées par an, voire en même temps.

 

En synthèse, petite liste de questions à poser à l’éleveur:

Le chiot est-il resté avec sa mère et le reste de sa fratrie de sa naissance à sa vente?

Les chiots et la mère vivent-ils avec vous? Où? Demandez à les voir, même s’ils ne peuvent qu’être vus séparément, dans leurs lieux de vie. Les chiots ont-ils vécu, même partiellement, chez vous?

La mère a-t-elle fait d’elle-même le détachement avec ses chiots ou avez-vous du l’aider?

Les chiots ont-ils vécu ou interagi avec d’autres chiens, d’autres animaux (ex: chat)? Comment ça s’est passé? Si chez vous vous avez d’autres animaux, chat par exemple, avec lesquels le chiot va devoir cohabiter, cette question est importante.

Les chiots ont-ils déjà fait quelques apprentissages (ex: marche en laisse, voiture, habituation à la boîte de transport…)? Demandez des détails sur ces expériences.

Avez-vous emmené un peu les chiots en dehors de la maison ou du jardin? (particulièrement important si l’élevage est en pleine campagne). Si oui, où ?

Pour conclure, comme je viens de le souligner, il est important de prendre un maximum d’informations sur l’élevage avant de s’engager. Une fois la décision prise d’acquérir un chiot, il peut être très difficile et frustrant de patienter pour trouver l’élevage mais aussi le chiot qui seront parfaits pour vous. Pourtant, ne vous précipitez pas! Il est nécessaire de prendre le temps, que ce soit plusieurs semaines ou plusieurs mois, de découvrir et s’informer sur plusieurs élevages, avant de prendre une décision; décision engageante puisque vous accueillez un chien pour une belle aventure d’une dizaine d’années.

Chien et enfant: comment favoriser une belle relation

Chien et enfant: comment favoriser une belle relation

Le chien et le ou les enfant(s) de la famille peuvent développer une belle relation de complicité.

Joël Dehasse, vétérinaire coach en comportement animal, rappelle cependant dans son livre « tout sur la psychologie du chien » qu’ « il n’y a rien qui, génétiquement ou biologiquement, prédispose un chien à être l’ami d’un enfant. » C’est donc à vous de mettre en place les conditions favorables à une belle relation entre votre, vos enfant(s) et votre chiot.

Alors comment s’assurer qu’enfant comme chien puissent bien cohabiter ensemble, en leur assurant à chacun confort et sécurité?

Plusieurs facteurs favorisent une bonne cohabitation enfant-chiot.

  1. Votre chiot a été socialisé aux enfants à l’élevage et a un tempérament sociable
  2. Votre chiot n’a eu que des rencontres positives aves des enfants
  3. Votre chiot est en contrôle de ses mouvements et morsures
  4. Votre chiot n’est pas mis dans des conditions stressantes
  5. Vos enfants apprennent à gérer leur relation avec les chiens et cela dès le plus jeune âge

Ces cinq points constituent une situation idéale et favorable pour que votre chiot et vos enfants deviennent bons amis. Détaillons-les un peu plus…

Votre chiot a été socialisé aux enfants à l’élevage et a un tempérament sociable

Le chiot apprend que l’enfant fait partir des espèces « amies » dans ses premières semaines de vie. L’éleveur a un rôle important à jouer pour favoriser des contacts positifs avec des enfants d’âges différents pour favoriser l’habituation du chiot.

Comme le dit le Dr Thierry Bedossa dans son livre « Tout sur le toutou », « pour les chiens, il n’y a rien de commun entre un humain adulte et un enfant. Les odeurs sont différentes, la voix et la taille sont différentes, les manières de bouger aussi . »

Il est donc indispensable que l’éleveur ait pu provoquer des interactions avec des bonnes associations avec différents enfants pour habituer le chiot à ces mini-humains à deux ou quatre pattes…

Votre chiot a des rencontres positives avec des enfants

Bon alors dans l’idéal votre chiot a déjà rencontré des enfants quand il était encore avec sa mère à l’élevage. Que ce soit le cas ou pas, il vous appartient de créer et/ou d’entretenir des rencontres positives avec des enfants de 1, 4, 6, 12 ans…. Pour poursuivre la socialisation de votre chiot.

La période des 2 à 4 mois est une période critique dans les apprentissages de votre chiot. Il doit y faire des rencontres de qualité, positives pour favoriser et construire ses capacités d’adaptation.

Toute rencontre négative avec un enfant durant cette période peut avoir un effet néfaste sur la cohabitation chiot-enfant. Il est important que les rencontres, que ce soit avec vos enfants ou d’autres, se passent bien, dans la sécurité et le respect des besoins de chacun, que ce soit du chien ou de l’enfant.

Votre chiot est en contrôle de ses mouvements et morsures

Le chiot apprend à contrôler et arrêter sa morsure à l’élevage au travers des interactions avec sa fratrie, sa mère voire les autres chiens présents. Au cours des jeux ou des combats avec ses frères et sœurs, si un chiot mord trop fort un autre, le chiot mordu hurle sa douleur et la mère intervient pour réprimander le mordeur.

Il est donc très important là encore quand vous étudiez les élevages, de bien observer les conditions d’élevage pour faire le bon choix de l’élevage de votre futur chiot.

Votre chiot n’est pas mis dans des conditions stressantes

Quelques situations qui peuvent être stressantes pour votre chiot

  • Le chiot est attaché dans le jardin et plusieurs enfants courent, font du vélo, de la trottinette, crient voire hurlent autour de lui ; ils gesticulent beaucoup et font beaucoup de bruit (des enfants qui s’amusent quoi !)
  • Le chiot est dans son panier en train de dormir ou de se reposer quand soudain une main se pose sur lui, un enfant vient le serrer dans ses bras, lui fait un bisou (pour dire bonne nuit ou au revoir par exemple)
  • Le chiot est en train de jouer quand l’enfant tente de le lui retirer

Les bébés qui déambulent à quatre pattes peuvent trouver les jouets du chien captivants à attraper. ou bien le chiot a pris une des peluches de l’enfant et ce dernier vient la récupérer…

  • Le chiot est en train de manger quand l’enfant vient jouer dans sa gamelle
  • Le chiot est étendu sur le tapis du salon et l’enfant vient le serrer dans ses bras, lui tirer les poils, les oreilles, le chevaucher, se coucher sur lui
  • L’enfant vient voir le chiot couché, se place au niveau de sa truffe en face de lui et le fixe

Je pense qu’il y en a d’autres mais bon, là dans mon moment d’inspiration, voilà celles qui me viennent en tête…

Est-ce que ces situations vous paraissent sécurisées pour l’enfant comme pour le chiot ? Eh bien non, chacune de ces situations a un potentiel explosif.

Beaucoup de chiens n’aiment pas être serrés dans les bras ni être la cible de bisous. Selon les situations, notamment si le chien n’est pas à l’aise avec la personne en face de lui, le fixer du regard peut l’inquiéter (vous pouvez regarder cet article de Sharpei Attitude si vous voulez en savoir plus).

Dites vous aussi que ce n’est pas parce que le chien semble tolérer une ou plusieurs fois le genre de situations précédemment exposées qu’il « aime » les subir ou que ça ne le dérange pas. Peut-être a-t-il émis des signaux d’apaisement que vous n’avez pas repérés (voir plus loin).

Et si votre chien grogne ? Ok en présence d’enfants ça fait peur, mais en même temps avec ce grognement au moins le chien exprime son inconfort, demande une mise à distance, alors écoutez le ! Ne le punissez pas quand il s’exprime, au risque que la prochaine fois, il passe directement à la morsure !

Mais si votre chien grogne, c’est que la situation est sans doute allée déjà trop loin, votre chien aura sans doute déjà manifesté des signaux d’inconfort (même subtils) que vous n’avez pas vu (parfois ce n’est pas facile de les repérer parce que c’est très court).

Comment identifier l’inconfort, le besoin d’espace du chien ?

Vous devez être vigilants sur les signaux de communication non-verbaux de votre chien. Ces signes notamment peuvent être préalables à grognement et/ou morsure :

  • Léchage de babines
  • Détournement, tournement de la tête à l’opposé de l’enfant ou de vous, détournement du regard
  • Blanc des yeux visibles
  • Chien qui trépigne, piétine sur place
  • Recherche de contact visuel avec un humain adulte
  • Baîllement
  • Corps tendu à l’extrême
  • Muscles de la tête figés, rigides

Si votre chien présente plusieurs de ces signaux, alerte ! Faites cesser l’interaction ou l’approche,  mettez de la distance !

Dans le feu de l’action, il n’est pas forcément évident de repérer les signaux de votre chien. Essayez donc de travailler votre sens de l’observation pour développer un œil aguerri avec votre animal.

 

Les aménagements à effectuer pour anticiper des situations anxiogènes

  • Ne jamais laisser un enfant interagir avec un chien sans supervision d’un adulte. Globalement un enfant ne doit jamais être seul avec un chien sans la surveillance d’un adulte!
  • Eviter les interactions dans des espaces confinés. Exemple : vous êtes sur le canapé avec votre enfant et votre chiot est « coincé » entre le canapé et la table basse.
  • Ne jamais forcer le contact entre votre chien et votre enfant
  • Interdire la chambre des enfants au chien
  • Garder le chien et les enfants séparés lors des déjeuners pour éviter les « vols » de nourriture
  • Pour les très jeunes enfants, éviter les contacts directs avec le chien, à moins que vous surveilliez de façon très stricte ce qui se passe.

Vos enfants apprennent à gérer leur relation avec les chiens et cela dès le plus jeune âge

Selon Joël Dehasse (tout sur la psychologie du chien), le développement psychologique de l’enfance influence ses réactions face au chien et ses relations avec lui.

A priori, avant 3 ans, un enfant comprend mal le langage corporel et vocal du chien.

L’enfant respecte peu le chien jusqu’à l’âge de 6 ans ; il réfléchit mieux et contrôle son impulsivité émotionnelle après 12 ans, ce qui permet de mieux entrer avec le chien dans une relation respectueuse.

De ce fait, il est préférable d’éviter de laisser votre chiot sans surveillance avec des enfants de moins de 12 ans.

 

Quelques petites habitudes à prendre pour votre enfant avec le chiot de la maison

  • Inviter le chien à lui et ne pas aller vers le chien. Si le chien ne répond pas, détourne la tête, ne pas insister et laisser tomber (c’est qu’il ne veut pas l’interaction pour le moment, réessayer plus tard)
  • Quand le chien accepte de venir, lui faire une caresse sur le cou ou le dos avec une main, sans le serrer dans ses bras ni faire de bisou, calmement
  • Laisser le chien tranquille quand il dort et même quand il se repose, quel que soit l’endroit de repos (tapis, canapé, lit, panier de couchage etc.)

On pourrait croire que ces recommandations sont particulièrement valables pour les chiens de grands gabarits mais il n’en est rien. Un chien est un chien, petit ou grand, chaque animal a ses propres limites, ses besoins d’espace et de confort. A nous de les respecter pour que la cohabitation familiale se passe bien et laisse éventuellement la place à une belle complicité entre le chien et l’ensemble des membres de la famille, y compris les enfants.

Quelle laisse choisir pour un chiot

Quelle laisse choisir pour un chiot

Savoir quelle laisse choisir pour votre chiot est important. La laisse doit être solide, résistante (aux petits crocs de votre chiot qui mâchouille), de longueur adéquate et agréable à tenir pour vous.

Tenir son chiot en laisse assure sa sécurité mais aussi celles des individus alentour. Mettons qu’un chiot laissé en liberté traverse soudainement la rue parce qu’il a repéré quelque chose ou quelqu’un d’intéressant de l’autre côté, un autre chien, un groupe de personnes qui discutent… Danger, danger !

La laisse est un objet de sécurisation pour tout le monde ! Mais elle est aussi un objet de contrainte pour vous et votre chiot, qui n’est pas naturellement habitué à cet accessoire.

Parmi les accessoires pour votre chiot, choisir une bonne laisse est donc important pour favoriser son apprentissage.

Quelle laisse choisir pour votre chiot pour ses promenades quotidiennes

Les commerces peuvent vous proposer plusieurs types de laisse pour votre chiot.

Laisses en métal

Ces laisses en métal sont généralement très solides mais selon moi peu pratiques pour votre chiot. Elles sont parfois lourdes voire bruyantes ce qui peut effrayer un chiot sensible. En outre, quand vous saisissez la laisse à un autre endroit que la poignée pour retenir plus facilement votre chiot, elle peut faire mal aux mains.

Laisses en cuir

Les laisses en cuir sont très esthétiques mais je pense qu’elles ne sont pas adaptées pour un chiot. Selon la qualité du cuir, une laisse de ce type peut rapidement être détériorée par votre chiot, victime de ses mâchonnements, ce qui est assez fréquent lors de l’apprentissage de la marche en laisse. De plus, ce type de laisse est sensible à l’humidité.

Laisses lasso

Ce sont les laisses qui combinent laisse + lasso (« collier temporaire ») avec un cran d’arrêt. Le cran d’arrêt réglé au niveau du lasso permet d’être ajusté en fonction du tour de cou de votre chien. A priori cela permet d’éviter de casser le poil du chien en lui faisant porter un collier.

J’ai testé ce type de laisse quand j’ai eu Hélios chiot et c’était une erreur. J’ai eu bien du mal à ajuster le cran d’arrêt : soit il était trop serré et étranglait mon chiot, soit il était trop large et Hélios enlevait facilement son « collier ». Je trouvais ce système un peu lourd à porter et peu sécurisant. Si petit chiot réussit à se dégager de cette laisse lasso (et un chiot qui n’aime pas être contraint par la laisse gesticule dans tous les sens) zou ! vive la liberté sans collier, sans identification… Brrr, pas l’idéal!

Laisses à enrouleur (ou laisse Flexi, marque leader)

Quand votre chiot est devant vous et avance, la laisse se déroule automatiquement. Par contre, quand votre chiot se rapproche de vous ou quand vous vous approchez de votre chiot s’il s’arrête ou ralentit, la laisse s’enroule automatiquement. La laisse est donc toujours tendue, au contraire des autres laisses présentées qui peuvent être tendues ou détendues selon votre avancée ou celle de votre chiot.

Vous pouvez bloquer la laisse à enrouleur sur une certaine longueur au niveau de la poignée en poussant le cran d’arrêt.

Ce type de laisse n’est vraiment pas conseillé pour les promenades quotidiennes du chiot.

Pourquoi ?

  • Comme je le disais plus haut, la laisse à enrouleur est tout le temps en position tendue. Elle est donc contraignante. En outre, du fait de cette tension constante, elle ne permet pas à un chiot d’apprendre à marcher en laisse sans tirer.
  • La laisse à enrouleur peut faire du bruit quand elle s’enroule et se déroule. Ce bruit peut faire peur à votre chiot.
  • La laisse à enrouleur laisse une trop grande autonomie et une trop grande liberté de mouvement à votre chiot lorsqu’elle est utilisée dans les sorties quotidiennes en ville ou dans des endroits avec du passage ou confinés. Vous devez être capable d’anticiper et de réagir rapidement lors des promenades avec votre chiot pour éviter des surprises, des peurs, préparer des rencontres avec des humains ou des chiens, mettre votre chiot dans un environnement favorable à l’apprentissage.

Petite illustration… votre chiot est 5 mètres devant vous (certaines laisses à enrouleur sont plus longues, d’autres moins). Vous voyez qu’il est en train de mâchouiller un truc blanc. Vous courez vite vite pour le rejoindre, juste à temps pour voir le coin d’un mouchoir disparaître dans sa gueule… A vous précipiter comme ça, vous avez peut être fait peur à votre chiot. Votre chiot a eu le temps de manger un mouchoir, ce qui n’est pas terrible (là c’est un mouchoir mais ça pourrait être un emballage plastique, une crotte de chat (beurk!))… Vous auriez été à 1-2 mètres max de votre chiot en laisse, vous auriez pu voir ce mouchoir sur le trottoir et inviter tranquillement votre chiot à le contourner.

  • La laisse à enrouleur, compte-tenu de sa longueur, peut être difficilement bien gérée en promenade par le guide

Fréquemment utilisée avec des chiens de petits gabarit, la laisse à enrouleur provoque le type de réactions ci-dessous, que j’ai pu observer à de nombreuses reprises lors de promenades canines:

Mme Tartatin (je ne sais pas d’où je l’ai sorti, mais totalement inventé) promène son yorkshire Trésor (là aussi… totalement inventé) avec une laisse à enrouleur dans le quartier. Trésor est à 5 mètres d’elle quand elle voit arriver au coin de rue un monsieur qui promène son labrador. Ils sont quasiment sur eux. Vite vite, il faut que Trésor revienne, car comme tout le monde le sait (clin d’oeil) une rencontre entre deux chiens en laisse est parfois compliquée! Mais voilà, plutôt que de le rappeler (pas sûr qu’il réponde, pas le temps, …), Mme Tartatin un peu stressée et inquiète (et c’est bien légitime!), tout en marchant le plus vite possible a le réflexe (et c’est vraiment totalement spontané) de tirer Trésor à elle avec la laisse et en utilisant le cran d’arrêt, sur 3m…

Mme Tartatin, dans son moment de panique, de façon plus ou moins consciente,  et compte-tenu du petit gabarit de son chien, a paré au plus pressé. Il était à ce moment là plus facile pour elle de tirer Trésor à elle plutôt que de l’appeler à elle, pour garantir qu’il serait en sécurité très vite à ses côtés pour éviter le chien de plus gros gabarit qui arrivait en face. En même temps, comment aurait-elle pu faire autrement ? La laisse à enrouleur permet une telle distance entre le guide et son chien qu’elle empêche toute action rapide mais contrôlée avec son chien dans un environnement de passage et donc naturellement imprévisible.

Dans le cas de l’utilisation de la laisse à enrouleur avec un chiot, le résultat est le même ! N’oublions pas qu’un chiot doit faire des expériences et des rencontres positives. Difficile de considérer comme positive une rencontre gérée de cette manière, nourrie de stress, non ?

Laisses en nylon

C’est à mon avis la laisse parfaite pour votre chiot ! Ces laisses sont très solides, il en existe avec tous types de motifs et de couleurs variées.

Ces laisses résistent bien aux mâchonnements éventuels de votre chiot.

Il existe des laisses de longueur réglable. La laisse dispose alors d’anneaux (2-3 disposés sur la laisse), permettant d’en régler la longueur.

Je recommande une laisse de 1m20 à 2m. Cela laisse une distance adéquate pour contrôler ce que fait votre chiot tout en lui laissant un peu de marge pour explorer alentour. Avec ce type de laisse, votre promenade avec votre chiot est plus facile à gérer. Vous pouvez observer à quoi s’intéresse votre chiot, ce qui attise sa curiosité, vous pouvez l’inviter plus rapidement à changer de direction, …bref, la relation guide-chiot en promenade se construit ainsi petit à petit, de façon sécurisée pour l’un comme pour l’autre.

Je vous ai présenté ici les types de laisse qui sont selon moi adaptées ou pas à vous et votre chiot quand vous le promenez en ville ou dans des lieux de passage.

Mais qu’en est-il quand vous souhaitez lui laisser un peu de liberté, par exemple à la plage, mais que vous ne maîtrisez pas encore le rappel ?

Tadaa ! Il y a la longe ! Petite présentation…

La longe, adaptée pour votre chiot pour les sorties à la plage ou en rase campagne

La longe est une laisse longue de 5 à 15m qui permet à votre chiot de vaquer à ses occupations et de lui accorder une semi-liberté lors de certaines sorties.

La longe n’est pas du tout adaptée lors des promenades quotidiennes. Par contre, elle est top pour laisser son chiot explorer dans des environnements où vous avez beaucoup de visibilité autour de vous, comme à la plage, en rase campagne, dans certains secteurs de forêt, dans un parc…

Elle est également très utile quand vous souhaitez vous entraîner au rappel mais que vous n’avez pas de lieu suffisamment sécurisé pour le pratiquer en totale liberté.

Pour les rencontres entre chiens et chiots, elle peut également permettre de contrôler un peu la rencontre. Quand vous êtes dans un environnement propice à cela et que votre chiot est enthousiaste pour rencontrer un congénère,  vous pouvez très bien lâcher la longe toujours attachée au collier de votre chiot pendant qu’il dit bonjour et joue avec l’autre chien. S’il y a besoin de faire un break dans les échanges mais que votre chiot a du mal à prendre de la distance par exemple, hop, vous pouvez saisir la longe en douceur et le ramener à vous tout en l’appelant à vous en même temps (avec une petite récompense à la fin). Cela vaut aussi si vous n’êtes pas certain que votre chiot reviendra à votre appel à la fin de la rencontre…

Au cas où vous vous poseriez la question, la longe est préférable à la laisse à enrouleur pour votre chiot aussi pour ces sorties en semi-liberté. En effet, en plus des points précédemment évoqués, la laisse à enrouleur, de par sa tension constante, ne permet pas d’apprendre de façon agréable le rappel au chiot et de gérer les rencontres canines.

J’espère que ces quelques informations auront permis de vous aider un peu plus à choisir la laisse qui vous conviendra le mieux pour promener votre chiot au quotidien. Si vous avez des questions ou remarques, n’hésitez pas à me laisser un commentaire!

chien cocker en laisse
Effets de la stérilisation du chien

Effets de la stérilisation du chien

Décider de la stérilisation de votre chiot femelle ou de la castration de votre chiot mâle est une décision importante mais que j’ai trouvé pour ma part un peu difficile.

Dans cet article je vous présente les incidences que peut avoir la stérilisation ou la castration de votre chiot en fonction de son âge, sa race, etc. sur sa longévité, son métabolisme et les comportements. Pour pouvoir aborder ce sujet avec vous en toute objectivité, je vous citerai certains passages du livre « La stérilisation du chien: pour et contre? » du Dr Joël Dehasse, vétérinaire spécialiste du comportement.

Plusieurs méthodes de stérilisation ou de castration du chien

Il existe plusieurs solutions pour faire stériliser ou castrer votre chiot, par chirurgie ou voie médicamenteuse.

La castration chirurgicale du chiot mâle consiste à lui enlever ses deux testicules sous anesthésie générale. Pour la femelle peuvent être pratiquées une ovariectomie (ablation des ovaires) ou une ovariohystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus).

Sinon, la stérilisation médicamenteuse ou castration chimique est l’utilisation de médicaments pour réduire ou empêcher la reproduction et/ou réduire ou empêcher la production des hormones sexuelles.

Seul le vétérinaire est qualifié pour vous conseiller la solution de stérilisation la plus adéquate pour votre chiot.

 

Pour ma part, on m’a fortement conseillé de faire castrer mon chiot avant ses un an parce qu’il avait une monorchidie (un seul testicule).

J’étais assez réservée sur le fait non pas de le castrer, ce qui ne me dérangeait pas tant que ça, mais plutôt sur l’âge de sa castration, que je trouvais beaucoup trop tôt dans son développement. J’aurais préféré attendre qu’il soit complètement adulte pour faire cette opération. Mais bon, compte-tenu des risques présentés par mon vétérinaire (risque de tumeur notamment), je l’ai fait castrer avant l’âge d’un an.

Pour moi, la castration permettait d’éviter des futures agressions éventuelles entre chiens, des fugues, mais vue qu’elle était réalisée tôt je me disais que mon chien garderait des comportements d’immature. Bref, je m’étais mises certaines croyances dans la tête. Peut-être étaient-elles justifiées ou peut-être pas, en tout cas, je ne m’étais jamais fondée sur des faits scientifiques autres que ceux donnés par mon vétérinaire.

La stérilisation du chien : pour ou contre ?

Je suis ravie d’avoir découvert le livre du Dr Joël Dehasse, « La stérilisation du chien : pour et contre ? » qui fournit des arguments scientifiques en faveur ou défaveur de la stérilisation du chien.
Ce livre pourrait paraître un peu fastidieux à lire car il présente les différentes études démontrant les effets physiologiques et comportementaux de la stérilisation du chien. Néanmoins, il a le mérite d’être transparent tout en étant synthétique sur les résultats présentés. Je vous présente ici les conclusions qui m’ont le plus touchées. Pour prendre votre décision de faire stériliser ou pas votre chiot, et décider à quel âge le faire stériliser, je vous invite à lire le livre !

 

Quelques effets physiologiques de la stérilisation ou castration du chien

Système ostéoarticulaire du chien et stérilisation

« Quelle que soit l’affection ostéoarticulaire (rupture ligaments croisés, dysplasie de la hanche, …), la gonadectomie (ablation des testicules ou ovaires) en augmente le risque de 2x à 5x.

« Ne pas gonadectomiser les chiens des races prédisposées aux affections (retrievers, berger allemand, races géantes) , ou gonadectomiser à l’âge adulte, après finalisation de la croissance. »

Cette conclusion est très importante ! La question de si vous faites stériliser ou pas et à quel âge votre chien pour les races précitées, est cruciale semble-t-il.

 

Effet de l’ovariectomie sur le système immunitaire de la chienne

« La protection du cancer mammaire par ovariectomie précoce est un des arguments, probablement l’argument principal, de recommandation vétérinaire pour la stérilisation des chiennes.

L’évidence scientifique est faible et certainement insuffisante pour recommander la gonadectomie précoce comme facteur de prévention. »

Surprise pour ma part, j’étais convaincue qu’il était prouvé scientifiquement depuis longtemps que la stérilisation précoce des chiennes les protégeait du cancer…

 

Quelques effets comportementaux de la stérilisation ou castration du chien

« La stérilisation ou castration a été utilisée largement pour supprimer les comportements sexuels et également de façon indiscriminée pour tenter de résoudre de nombreux problèmes de comportement, particulièrement les comportements d’agression.

L’ensemble des études, sur des milliers de chiens, démontre que la gonadectomie n’est pas un traitement efficace pour l’agression, qu’elle peut même l’aggraver (agression envers les membres de la famille), ainsi qu’aggraver d’autres problèmes de comportement. »

J’ai vérifié plusieurs fois que j’avais bien lu les études et les conclusions du Dr Joël Dehasse tellement j’avais du mal à y croire. Je suis ravie qu’un vétérinaire écrive et publie ces conclusions. Si on pouvait arrêter de croire que la castration est la solution « miracle » aux comportements d’agression, ce serait top !

 

Merci au Dr Joël Dehasse de s’être attelé à la tâche de réunir et d’interpréter les différentes études scientifiques liées à la stérilisation du chien.

Au travers des quelques résultats présentés, on se rend bien compte que la décision de stériliser son chiot n’est pas anodine. Avant de prendre une décision, prenez conseil auprès de votre vétérinaire et lisez un peu les quelques publications scientifiques existantes à ce sujet (en commençant par le livre du Dr Dehasse). Décider de stériliser ou non et si oui, à quel âge…

La stérilisation a un coût, qui varie selon les cliniques. Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire !

chien saint bernard
L’apprentissage de la solitude du chiot

L’apprentissage de la solitude du chiot

Apprendre à votre chiot à rester seul est incontournable pour que vous puissiez le laisser sereinement quand vous allez au travail ou quand vous êtes absent de chez vous, pour quelque raison que ce soit. Apprendre à votre chiot à rester seul, cela fait partie de son éducation, pour une cohabitation complice mais apaisée, où votre chiot ne redoutera pas la séparation et l’isolement.

L’attachement est tout à fait normal chez le chiot

Votre chiot s’attache à sa mère à l’élevage lorsqu’il commence à l’entendre et la voir.

Sa présence et le calme qu’elle procure sécurisent le chiot. Cela lui permet d’explorer le monde autour de lui, souvent par des va-et-vient entre sa mère et son environnement, de s’y familiariser.

Lorsque les dents de lait du chiot apparaissent, la mère l’écarte lui et sa fratrie de ses mamelles (ben oui ça lui fait mal !) ou s’éloigne. Même si la mère reste l’être sécurisant, le chiot apprend alors à s’attacher à d’autres, comme ses frères et sœurs, d’autres chiens de la famille, les éleveurs… Par contre, le détachement ne peut qu’être perturbé quand la mère ne fait pas ce travail d’éloignement ou que les chiots sont retirés de leur mère trop tôt.

Quand vous accueillez votre chiot chez vous, il perd tous ses repères, le détachement de sa mère, sa fratrie, ses éleveurs est assez brutal. En même temps qu’il s’ajuste à son nouveau milieu de vie, il créé alors un nouvel attachement avec vous et votre famille et vous suivra naturellement partout.

Vous devenez sa nouvelle base sécurisante, qui lui permettra de continuer d’explorer sereinement toutes les nouveautés qui se présenteront à lui et construire ainsi petit à petit ses capacités d’adaptation.

Vous l’aurez compris, l’attachement est indispensable au chiot pour lui permettre de se socialiser, apprendre et se développer.

Malgré tout, il vous appartient de poursuivre le travail de détachement débuté par la mère de votre chiot. Il est indispensable de lui apprendre dès que possible mais progressivement à gérer sereinement sa solitude, au risque que certaines situations quotidiennes d’absence deviennent difficiles voire que votre chiot développe des troubles d’anxiété liés à votre séparation.

chiot bouledogue endormi dans les bras d'une femme

De l’importance d’apprendre à votre chiot à rester seul tranquillement

Le chiot qui subit la solitude sans y avoir jamais été habitué vocalise sa détresse par des aboiements ou des hurlements aigus. Non seulement cela peut être gênant pour vous (moi ça me déchirait le cœur au moment de l’apprentissage d’Hélios chiot) mais cela représente une nuisance pour vos voisins, qui risquent de mal supporter cette situation et ces vocalises.

Certains chiots manifestent également leur détresse par des activités auto-centrées de léchages importants, des atteintes à l’environnement (grattages de portes, mâchonnement d’objets vous appartenant etc.).

Dans la mesure du possible, prévenez vos voisins de l’acquisition de votre chiot, ils seront peut-être plus à même d’être patients s’ils ont été mis au courant de la situation.

Et surtout, commencez rapidement à habituer votre chiot à la solitude!

chiot endormi à côté d'une paire de chaussures

Comment procéder dans l’apprentissage de la solitude du chiot

Apprentissages du chiot la maison

Avant même d’être absent de la maison, il est indispensable de travailler le détachement et la prise de distance à la maison.

Ne répondez pas aux demandes d’attention, de jeu, de contact de votre chiot. C’est vous qui devez être à l’initiative des interactions avec lui, en l’appelant à vous.

Profitez des plages de sommeil encore longues de votre chiot pour vaquer à vos occupations chez vous. Laissez-le seul quelques minutes dans son espace de vie puis augmentez peu à peu le temps où il est seul pendant que vous êtes dans une autre pièce.

Quand vous circulez chez vous, fermez les portes derrière vous. Que ce soit quand vous allez à la salle de bain, aux toilettes, dans le garage, déposer un sac dans une poubelle etc.

Attitude à adopter vis-à-vis de votre chiot lors de vos départs

La durée des absences et donc le temps où votre chiot est laissé seul ne peut qu’être progressif. Commencez par des petites sorties de 5 min (par exemple aller acheter le pain, emmener ses bocaux de verre au tri etc.) et augmentez petit à petit la durée de votre absence.

Ne manifestez pas d’attention à votre chiot avant votre départ : ne le regardez pas, ne lui parlez pas, ne le touchez pas.

Ne culpabilisez pas de laisser votre chiot seul ; c’est un cap un peu difficile à passer, certes, mais c’est pour le bien-être de votre chiot et du vôtre ! Si vous êtes nerveux au moment de partir, cela risque de se traduire au niveau de votre comportement : va-et-vient, regards furtifs vers votre chiot, etc. Votre chiot pourrait le sentir, au risque de créer une situation anxiogène…

Si vous restez derrière la porte d’entrée pendant cinq minutes après votre départ et que vous n’entendez rien, n’en tirez pas de conclusion hâtive. Cela ne veut pas dire que votre chiot ne va pas aboyer et hurler le reste de la journée.

Pour ma part, j’ai trouvé difficile de vraiment savoir si mon chiot était tranquille pendant mes absences. Pour mesurer un peu l’évolution dans les apprentissages, j’installais et mettais en marche un dictaphone au moment de mon départ. La vidéo peut être intéressante aussi…

Comportement avec votre chiot lors de vos retours

De la même façon qu’à votre départ, votre retour doit être un maximum banalisé. Ne manifestez pas d’attention à votre chiot (même s’il y a eu des dégâts en votre absence). Je le répète, ne lui parlez pas, ne le regardez pas et ne le touchez pas. Et surtout, pas d’effusion de joie ou à l’inverse de manifestation d’agacement ! Banalisation et neutralité !

L’apprentissage de la solitude se fait généralement en même temps que l’apprentissage de la propreté du chiot. S’il y a eu déjections en votre absence, nettoyez hors de la présence et de la vue du chiot.

Si vous accueillez votre chiot pendant vos congés (je suis pour !), il est impératif de démarrer l’habituation à la solitude rapidement, c’est même le moment parfait pour le faire ! Imaginez sinon la difficulté pour votre chiot: il a été couvert d’attentions chaque jour depuis qu’il est là et voilà que tout à coup du jour au lendemain il se retrouve complètement seul.

Prévenir l’anxiété de séparation du chiot ou jeune chien

Si l’apprentissage de la solitude du chiot s’est bien déroulée, à la puberté votre jeune chien devient autonome et supporte la solitude temporaire sans difficulté. Par contre, si le jeune chien est dans une situation de dépendance avec vous, il y a risque d’hyperattachement avec anxiété de séparation.

Le Dr Joël Dehasse décrit dans son livre « Tout sur la psychologie du chien » (2009) les signes de détresse généralement présentés lors de la séparation d’avec une figure majeure d’attachement:

  • Signes de stress: agitation, grattage des issues, tentatives d’échappement; vocalises aigües, pleurs; miction et/ou défécation par peur ; léchage du corps et alopécie (chute de poils) ; inhibition des activités (refuse de manger et de boire)
  • Signes d’hyperattachement: comportement « collant », exploration en étoile sans jamais s’éloigner beaucoup des figures d’attachement, hypervigilance et signes de détresse au départ des figures d’attachement, signes excessifs d’accueil au retour des figures d’attachement
  • Signes de comportements infantiles: communication avec chiens et gens par des postures basses, des comportements infantiles de mordillements, des appels au jeux fréquents; abondance de postures basses et de signes d’apaisement ; maturation sexuelle tardive et en cas d’excitation sexuelle, appels au jeu à la place de tentatives de copulation.

Ce n’est que mon avis personnel, mais je pense que certains chiens ont une personnalité dépendante: même si vous avez fait le maximum pour apprendre à votre chiot à rester seul (et ça peut fonctionner mais punaise il ne faut jamais relâcher l’apprentissage!), le détachement et l’autonomie demeurent compliqués.  En plus de ce qui a été présenté précédemment, occuper votre chiot avec des activités d’exploration et de mâchonnement pendant votre absence sera très utile pour l’apprentissage de la solitude: par exemple, lui laisser un kong fourré, l’inciter à aller chercher ses croquettes dans un tapis de fouille (« snuffle mat »)…

N’hésitez pas aussi à demander conseil à votre vétérinaire, qui pourra vous prescrire des médicaments pour soulager la détresse de votre animal et ainsi vous accompagner dans l’apprentissage du détachement de votre jeune chien.

N’oubliez pas que le chien est un animal social. Le laisser seul plusieurs heures dans la journée est difficile pour lui, essayez de trouver un équilibre dans vos absences. Si c’est pour le laisser 10 à 12heures par jour seul, ce n’est pas la peine de prendre un chien. Et si vous pouvez lui faciliter vos absences, encore mieux ! Un petit kong fourré pour l’occuper, un bruit de fond avec la télé ou la radio, un break le midi pour une petite sortie…

chien qui regarde par la fenêtre
Le coup de chaleur chez le chien

Le coup de chaleur chez le chien

Le coup de chaleur du chien, qu’est-ce que c’est

Le coup de chaleur chez le chien correspond à une augmentation sévère et brutale de la température du chien, suite à un effort physique important ou lorsque le chien est laissé enfermé dans un milieu mal ventilé (ex : voiture), dans un environnement très chaud et/ou humide.

Normalement la température corporelle du chien est en moyenne de 38,5°C, disons entre 38° et 39°C. En cas de coup de chaleur, la température du chien peut aller au-delà de 40,5°C !

L’augmentation brutale de température au sein de l’organisme de l’animal a de nombreuses répercussions, notamment sur le fonctionnement des principaux organes. Le coup de chaleur constitue une urgence vitale, car il peut engendrer des effets secondaires graves, voire mortels.

Quand les températures augmentent, le chien transpire peu et sa respiration s’accélère

Le chien n’a que très peu de glandes sudoripares, ces glandes situées sous la peau qui secrètent la sueur. Les seules qu’il a sont situées sous ses pattes entre ses coussinets.

Du coup, le chien ne sue que très peu et ne peut donc pas réguler sa température corporelle grâce à la transpiration, au contraire de l’humain. Comment fait-il alors quand il a chaud ?

Avez-vous remarqué comme le chien a la gueule ouverte et respire plus vite quand il a fait de l’exercice ou qu’il est stressé ? C’est par la respiration, l’halètement, qu’il peut réguler sa température.

Quand il expire, il rejette de l’air chaud et quand il inspire, il capte (normalement) de l’air plus froid, ce qui lui permet de refroidir sa température et retrouver son équilibre.

Seulement voilà, quand l’air ambiant est très chaud et/ou que le chien a des difficultés respiratoires, il peut moins bien réguler sa température… le coup de chaleur si l’animal est confiné ou s’il fait un effort physique est alors vite arrivé !

Les symptômes du coup de chaleur du chien

Les symptômes du coup de chaleur chez le chien et le chat sont directement liés à l’augmentation de la température du corps et aux problèmes de circulation sanguine qui en résultent. On observera les symptômes suivants :

  • Le halètement apparaît toujours lorsque la température augmente mais dans ce cas il est très marqué car la fréquence respiratoire augmente fortement
  • Une forte salivation ou une gueule qui mousse. Ceci va augmenter la déshydratation par perte d’eau.
  • L’agitation se met en place, l’animal n’est pas confortable
  • Difficultés motrices et baisse de vigilance
  • Les muqueuses (babines, truffe, gencives,…) deviennent bleues/violacées car il n’y a plus assez d’oxygène dans le sang
  • Ensuite abattement et prostration, avec éventuellement des convulsions.

(Conseils-veto.com)

 

Certains chiens, et notamment les jeunes chiots, sont plus à risque de faire un coup de chaleur :

  • Comme je viens de le dire, les jeunes chiens
  • Les chiens âgés
  • Les races de chien à « nez écrasé »: les races brachycéphales type shit-tzu, carlin, bouledogue, pékinois etc.
  • Les chiens obèses,
  • Les chiens malades : affections respiratoires, cardiaques, cérébrales…
chiot bouledogue au soleil

Comment prévenir au mieux le coup de chaleur de votre chiot

Lors de longues promenades, apportez avec vous une bouteille d’eau fraîche et un bol ou une gourde pour chien.

S’il fait vraiment chaud, promenez plutôt votre chiot aux heures les moins chaudes de la journée, le matin et le soir. Personnellement j’aime bien promener Hélios aux premières heures du jour ou aux dernières du soir, c’est calme, plus frais (j’apprécie aussi ;-)) et l’atmosphère est différente, avec généralement de belles couleurs de paysage. Laissez votre chiot faire une pause au besoin dans des zones ombragées. Ne soyez pas surpris s’il se met à creuser des trous au cours des promenades ou chez vous et à s’y coucher: c’est un moyen pour lui de se rafraîchir, la terre étant humide et fraîche. Quand le soleil tape, limitez les activités du chiot (pas de jeu). Soyez vigilant lors de rencontres entre chiens: les courses-poursuites peuvent amener votre chien à surchauffer.

Assurez vous que votre chiot ait toujours de l’eau bien fraîche à sa disposition et renouvelez la régulièrement.

Ne laissez jamais votre chiot seul sans surveillance dans une voiture par temps chaud ou caniculaire (même si les fenêtres sont ouvertes et même si la voiture est à l’ombre).  Lors de trajets en voiture par temps chaud, gardez la caisse de transport de votre chiot bien aérée. Ouvrez les fenêtres pour favoriser la circulation de l’air si vous n’avez pas de climatisation. Si vous en avez, faites la tourner. Pensez à emmener de l’eau fraîche. En cas de longs trajets, faites des pauses régulières toutes les deux heures au moins pour faire boire votre chiot et lui dégourdir les pattes, dans un endroit ombragé de préférence.

Il existe également des manteaux rafraîchissants pour maintenir votre animal au frais. Vous pouvez aussi proposer à votre chiot une petite piscine (non chlorée) pour qu’il puisse s’y rafraîchir.

Comment réagir en cas de coup de chaleur de votre chiot

Mettez votre chiot dans un endroit frais, APPELEZ UN VETERINAIRE de toute urgence et suivez ses consignes.

Si vous êtes chez vous, prenez la température de votre chiot et communiquez-la au vétérinaire.

Il peut vous être recommandé de :

  • Rafraîchir très progressivement votre chien entièrement pour faire baisser sa température. Bien le faire progressivement pour éviter le choc thermique. Evitez donc de mettre votre chien dans de l’eau très froide et n’utilisez pas de glace.
  • Proposer de l’eau fraîche à votre chiot, sans chercher à le forcer à boire. Laissez le aller à son rythme.

Gardez bien votre chiot sous surveillance.

Présentez votre chiot à votre vétérinaire afin qu’il évalue l’état de votre animal, la nécessité de l’hospitaliser ou non et les risques de séquelles.

Vous voyez un chien enfermé dans une voiture en pleine canicule et vous ne savez pas comment réagir ? Lisez ici l’article « Loi : que faire si on trouve un chien dans une voiture en plein soleil » de la Fondation Assistance aux Animaux.

Le coup de chaleur peut survenir très vite, prenez quelques précautions!

infographie prévention coup de chaleur
Page 1 sur 512345