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Les chiots sont généralement de grands explorateurs, que ce soit par le flairage, la prise en gueule, le toucher…

Quelle est généralement votre réaction quand vous le voyez faire quelque chose qui ne vous plaît pas, que vous trouvez dangereux ? Vous dites « non! ».

Votre chiot tombe sur une de vos paires de chaussures. Il « emprunte » une des chaussures pour l’explorer : mordillements, léchages, flairage extensif… Vous le voyez en train de s’affairer et criez « non ! »

Je ne pense que ce ne sont pas les exemples qui manquent où vous dites « non! » à votre chiot et qui vous viennent sans doute à l’esprit au moment de lire cet article.

Spontanément le « non ! » est la première réaction qui nous vient à l’esprit dans certaines situations avec notre chiot. Moi la première.

Cependant, je ne pense pas que dire « non ! » à son chiot soit la meilleure des solutions pour stopper son comportement, montrer sa désapprobation ou empêcher qu’il n’agisse de telle ou telle manière. C’est un réflexe, certes, mais il ne faut pas que ça devienne une habitude et en abuser.

Pourquoi dire « non ! » à son chiot peut avoir des effets négatifs

Généralement, quand vous dites « non ! » à votre chiot, ce n’est pas une fois dans la journée, vous avez tendance à vous répéter non? Et à un moment donné, le ton monte.

Exemple : Votre chiot chope une de vos paires de chaussures et se met à la mordiller. Agacé, vous lui dites « non ! ». Le chiot s’arrête, vous reprenez la chaussure, que vous remettez avec sa jumelle. Puis vous retournez vaquer à vos occupations. 5 minutes plus tard, votre chiot revient cette fois-ci avec un de vos chaussons. « Non mais ho ! il se fiche de moi là ! » pensez-vous. Encore une fois vous lui dites « non ! » avec plus d’insistance et de façon plus autoritaire. Vous faites votre « grosse voix » et vous vous penchez vers lui (le cas échéant en le pointant du doigt) en fronçant les sourcils. Bref, vous avez un air plutôt menaçant. Le chiot s’interrompt de nouveau.  Le chiot « victime » de ces « non ! » autoritaires s’arrête et s’immobilise mais ça ne veut pas dire qu’il a compris pourquoi il doit cesser son comportement et ce qu’il doit faire. Il réagit simplement à votre ton et votre posture menaçante! Le besoin de mordiller, de flairer est toujours présent. Dès que vous aurez le dos tourné, il cherchera à aller satisfaire de nouveau ce besoin.

D’autre part, pour vous (sauf si vous aimez être sur les nerfs hein ! ) ce n’est quand même pas du tout confortable d’être sans arrêt en tension et en vigilance. Sans compter qu’à force de dire non et de voir que le chiot continue ses « bêtises » ça fait chauffer la cocotte minute ! Passer son temps à crier voire à hurler sur son chiot ce n’est quand même pas terrible en matière de relationnel en plus si ?!

Comme je le disais, généralement à la fin de la journée, vous pourriez avoir l’impression d’avoir passé votre journée à dire « non ! » à votre chiot, ce qui peut ne pas être loin de la réalité. Allez, combien de fois ? 5, 10,15, plus ? Le « non ! » est tellement répété dans la journée et pour x et y raisons qu’il ne veut plus rien dire.

Comment éviter d’avoir à dire « non ! » ?

Anticipez quand vous le pouvez.

L’utilisation du « non ! » est souvent faite pour empêcher son chiot de faire telle ou telle chose et pour sa protection ou celle d’autrui. Bien souvent, je pense que si vous préparez le terrain, anticipez un petit peu les situations, il est possible de s’épargner des agacements, des peurs ou des risques.

Rangez et préparez votre habitation pour votre chiot

  • Le mordillement des chaussures : quand vous voyez que votre chiot est attiré par vos paires de chaussures, plutôt que de réagir à chaque fois qu’il s’en approche, peut être pourriez-vous les placer en hauteur ou dans un placard ?
  • « Vol » de nourriture : hum ! les gâteaux et les toasts sur la table basse au moment de l’apéro, quelle tentation olfactive ! Pourquoi ne pas les placer sur une table hors de portée du chiot ?

Rien qu’en aménageant votre environnement pour ranger, mettre hors de portée tous les objets du quotidien qui peuvent être toxiques, dangereux pour votre chiot ou auxquels vous ne souhaitez pas qu’il accède, vous devriez déjà être plus tranquille et avoir moins à dire « non! ».

Essayez d’anticiper les situations que vous jugez délicates. Gérez alors votre environnement de manière à placer votre chiot dans des conditions favorables à sa « réussite ». Et n’oubliez pas de le récompenser/féliciter quand votre chiot s’est comporté de la manière que vous souhaitiez.

  • Un de vos amis arrive et tout à sa curiosité et son excitation de découvrir ce nouvel humain, votre chiot saute sur lui. Plusieurs possibilités s’offrent à vous. Parmi elles:

Laisser le chiot dans son parc à chiot ou dans une pièce séparée le temps de dire bonjour à votre invité et faire ensuite les présentations humains-chien dans le calme et de façon préparée

Enseigner au préalable à votre chiot à s’asseoir par exemple pour « dire bonjour »

  • Votre chiot saisit le biscuit que votre enfant en bas âge était en train de manger devant la télé

A votre avis, dans ce genre de situation, quelle organisation pouvez-vous mettre en place pour éviter ce danger ?

Serait-il envisageable que votre enfant mange son biscuit à table, et donc ainsi hors de portée du chiot, avant d’aller s’installer devant la télé?

Quand vous le pouvez, redirigez votre chiot vers d’autres activités, qui vous conviennent mieux.

Malgré vos rangements, votre chiot a réussi à dénicher un rouleau de scotch, dangereux si ingéré. Sans le regarder, éloignez vous de lui et appelez-le à vous. Renouvelez si besoin en tapant dans vos mains et sur un ton joyeux. Généralement, le chiot vient à vous assez naturellement. Proposez-lui alors un de ses jouets à mordiller pendant que vous allez récupérer l’objet qui avait retenu son attention.

Et si lors d’une situation un « non! » vous échappe malgré tout ?

(si vraiment vraiment vraiment il vous échappe hein!…)

Faites toujours suivre votre « non ! » d’une proposition/invitation/demande.

  • Votre chiot court après le chat, l’accule dans un coin et lui tire la queue. Faites suivre votre « non ! » d’un appel à vous puis invitez le par exemple à sortir dans le jardin ou à aller faire une promenade pour libérer toute cette énergie !
  • Votre chiot mordille le tapis du salon. Après le « non ! » proposez lui un jouet.

Utilisez le « non !» de manière cadrante puis guidez le vers l’activité que vous approuvez.

Quand vous dites « non ! » pour qu’il arrête ce qu’il est en train de faire ou encore mieux ce qu’il s’apprête à faire, récompensez-le s’il s’arrête.

Je pense notamment au chiot qui flaire la bonne odeur de la nourriture sur la table de la cuisine et s’apprête à sauter pour essayer de l’atteindre. Vous sentez qu’il s’apprête à sauter. Vous dites « non ! » et il détourne le regard et s’interrompt dans son comportement. Récompensez ! Vous pouvez aussi bien sûr dans ces situations demander à votre chien autre chose : l’appeler à vous, l’inviter à jouer etc. . Réfléchissez si vous le voulez également à des mots d’ordre, applicables dans divers situations dont celle-ci, que vous pourriez apprendre à votre chiot. Par exemple « laisse! », « pas sauter »…

Il est plus efficace d’agir avant que votre chien n’ait fait ce que vous désapprouvez. Saisir l’instant juste avant la réalisation du comportement non-voulu pour le réorienter vers une autre activité.

Plus vous apprendrez à connaître votre chiot, moins vous devriez avoir besoin de dire « non ! »

Au fur et à mesure du temps passé chez vous, vous remarquerez que votre chiot adopte telle ou telle posture, tel signal de communication dans telle ou telle situation. Parfois, il aura peut être également tendance à faire les mêmes « bêtises » à telle heure de la journée.

Par exemple, il se met à regarder le chat de manière insistante depuis son couchage avant d’aller jouer avec lui. Il va fouiner dans la cuisine à l’heure habituelle de son repas. Il monte en excitation avant de se mettre à vous mordiller les mains.

Apprenez à « lire » votre chiot. Cela vous permettra de mieux le comprendre et ainsi d’adapter vos conduites et activités, pour éviter de vous épuiser à dire « non ! » toute la journée. Personnellement, je trouve ça fun et aussi très gratifiant quand je réussis à apprendre à mon chiot un ordre, un comportement alternatif au comportement non désiré!

Et pour finir, n’oubliez pas que votre chien n’a pas les mêmes besoins qu’un humain

Il n’a pas les préoccupations morales humaines, le bon ou le mal n’a pas de sens pour lui. Pour lui les convenances sociétales ne veulent rien dire.

Si votre chiot a besoin de creuser, il trouve un endroit à son «goût » et creuse.

Si cette crotte, cette bouse, ce crottin a une odeur appétente, peut-être voire même probablement va-t-il l’ingérer.

Si votre chiot labrador passe à côté d’un lac, spontanément il va aller dans l’eau.

Si ce sol boueux est attractif pour lui, il ira se rouler dedans.

Dans chacune de ces situations, votre première réaction sera peut-être de dire « non ! » car sans doute vous vient-il a l’esprit « mon dieux mes plantes ! » « c’est dégoûtant ! », « je n’ai pas de serviette ! », « dans quel état va-t-il me mettre mon auto », « il va puer je vais être bon pour le laver ». Pour votre chiot, rien de tout ça ne lui passe dans la tête.

Il répond tout simplement à ses besoins à l’instant t.

Vous pouvez empêcher, rediriger, réorienter votre chiot vers des comportements qui vous paraissent plus appropriés. Mais, sauf s’il y a danger pour autrui ou pour lui, dans la mesure du possible, laissez-le quand même vivre sa vie de chien et agir selon ses besoins, même si ce qu’il vous propose peut vous indisposer. C’est contribuer à son équilibre que de parfois le laisser suivre ses instincts.

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chiot teckel en train de mâchouiller une chaussure