Pour le premier article de ce blog, j’ai eu du mal à me décider… est-ce que je rentre dans le vif du sujet tout de suite ou est-ce que je vous présente d’abord en gros ma vision des choses?

Finalement je préfère d’abord vous exposer comment je vois les choses…

Acquérir un chiot et le guider pour qu’il devienne adulte un bon chien de famille va nécessiter de votre part une vraie réflexion en amont, de la patience, et un certain investissement en temps (et parfois aussi financièrement) sur le long terme.

Selon moi, il y a cinq aspects qui sont importants pour avoir un chien bien dans ses patounes à l’âge adulte…

1 # Choisissez une race et un gabarit de chien qui seront adaptés à votre mode de vie

Par pitié ne choisissez pas votre chiot purement sur des critères esthétiques ou parce qu’il est à la mode. La période « jack russell » a fait souffrir plus d’un chien et son propriétaire parce que ce dernier était vite dépassé par sa boule de poils énergique façon pile duracell!

Husky, malinois, labrador n’auront pas besoin de se dépenser de la même manière qu’un lhassa apso, un chihuahua ou un bichon frisé…

Si vous êtes un maniaque de la propreté, cela pourrait être difficilement conciliable avec un chien, qui perd ses poils, peut revenir crotté de ses promenades etc.

Réfléchissez bien à vos attentes!

2 # Choisissez un bon élevage (je ne parle pas de chiens primés en concours…)

Mais qu’est-ce qu’un bon élevage? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, tous les élevages ne se valent pas dans la préparation des chiots à leur future vie de famille. La mère des chiots par exemple jour un rôle primordial auprès de ses petits dans les apprentissages de la communication canine, de l’inhibition de la morsure… C’est pourquoi il est indispensable qu’une mère puisse être avec ses chiots tout au long de leur présence à l’élevage, généralement de la naissance à deux mois.  J’ai une préférence pour les élevages « familiaux », qui ont une ou deux races de chiens et font une à deux portée(s) par an. Souvent, les éleveurs prennent le temps de commencer à familiariser les chiots à ce qu’ils rencontreront ou entendront dans leur vie quotidienne: bruits de voiture, aspirateur, vélo,… etc.

3 # Quand votre chiot sera arrivé à la maison, vous devrez impérativement le socialiser et  le familiariser à un maximum de situations

Quand vous accueillez votre chiot, il a généralement deux mois (parfois 2 mois 1/2, certains éleveurs préférant garder leurs chiots plus longtemps). Entre deux et trois mois, votre chiot est une vraie éponge dans ses apprentissages, il est très facile de lui enseigner de nouvelles choses; alors autant en profiter! Donc n’attendez pas avant de sortir votre chiot, la période de 2 à 4 mois est une période critique pour faire découvrir à votre chiot (attention, toujours de façon positive!) tous types de situations, de personnes et d’endroits qu’il pourrait rencontrer dans sa vie quotidienne. Un vieux monsieur qui marche lentement avec une cane et un chapeau n’est pas la même personne qu’une enfant de 8 ans qui fait de la trottinette! Se promener sur la plage est quand même bien différent d’une sortie au marché! Bref, vous voyez ce que je veux dire…

Et ne parlons pas des animaux! La première fois qu’Hélios a vu un cheval ça lui a fait tout drôle !

4 # Apprenez à gérer votre relationnel avec votre chiot

Votre chiot utilise sa vue, son ouïe et sa truffe pour vous « décoder ». Vos intonations de voix, vos mimiques, vos postures, votre regard… « parleront » à votre chiot, ce sera comme ça qu’il apprendra à communiquer avec vous (perso, je suis tout bonnement épatée au quotidien par Hélios dans la « lecture de mon non-verbal »!). J’adore cette part de la relation, où parfois d’un regard ou d’un geste de la main, sans même lui parler, votre chiot comprend ce que vous attendez de lui, tout en douceur!

S’il vous plaît, ne basez pas la relation avec votre animal sur des punitions et contraintes en tout genre, vous perdriez toute sa confiance et détérioreriez (ouf, c’était dur à écrire!) votre relation. Comme vous, j’ai eu une période où on m’avait dit qu’il fallait punir son chien quand il faisait telle ou telle bêtise et ne pas se laisser « dominer » (long sujet la domination, je pense que j’en ferai tout un article). Quand il fallait « plaquer » mon chien au sol et qu’en retour il me montrait les crocs, je vous dis que non seulement je ne me sentais pas bien, mais en plus je n’en menais pas large … Bref, ça ne me paraît pas la solution  (en tout cas pour moi) et  ce n’est pas ce que vous trouverez sur ce site. Rassurez-vous, même sans brusquerie, je ne me fais pas déborder par mon chien, et ce n’est pas non plus le monde des bisounours où cadre et limite n’existent pas.

5 # Maintenez voire renforcez les apprentissages effectués avec votre chiot lorsqu’il atteint l’adolescence

Ce sera moins l’objet du blog je pense, parce qu’on est déjà dans un âge plus avancé du chiot, mais je tiens quand même à l’évoquer ici: l’adolescence. Période selon moi critique aussi, qui démarre entre 6 mois et un an selon la race de votre chiot, car c’est une période où on a parfois l’impression de devoir tout recommencer à zéro: votre chiot, pourtant très obéissant, ne répond plus quand on l’appelle, de nouvelles peurs apparaissent… C’est pourquoi c’est une période selon moi très importante où il faut poursuivre et maintenir les apprentissages que l’on a déjà effectués avec son chiot.

C’est une période qui ne m’avait pas particulièrement marquée avec le lhassa apso de mes parents, mais avec Hélios, j’ai eu l’impression qu’on m’avait changé de chien à partir de ses 6 mois… D’un chiot très obéissant j’ai eu un ado qui n’était plus en mesure de m’écouter, d’un chiot qui allait dans n’importe quel endroit j’ai eu un chien qui soudainement ne voulait plus aller sur les carrelages, avec une grosse période où il ne voulait plus du tout rentrer dans les habitations où alors à reculons (ne me demandez pas pourquoi, peut-être trouvait-il cela plus stable?!)… Des peurs aussi renouvelées, des poubelles, des feuilles qui volent… C’est donc une période où il faut poursuivre l’apprentissage de situations variées, la rencontre de nouvelles personnes, mais avec patience et doigté car contrairement à sa période chiot où votre animal est généralement ouvert à toute « nouvelle aventure », votre nouvel adolescent peut avoir plus peur de nouvelles situations.

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel dans ces périodes délicates, il peut être rassurant de savoir qu’on fait bien les choses et qu’on va dans le bon sens!

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