Quand nos chiens sont victimes de nos croyances et projections

Quand nos chiens sont victimes de nos croyances et projections

J’ai récemment revu une vidéo reportage sur Youtube d’une dame qui présentait son élevage de chihuahua. A priori, intéressant.
Elle montre alors à la caméra ce qu’elle appelle « la chambre de ses bébés ».On rentre alors dans une pièce, en effet une chambre, décorée comme pour un enfant, avec des lits pour bébé, des petites étagères, une armoire…
Dans les lits pour bébés, les chihuahuas. La dame nous montre alors comment elle va habiller ses « bébés » aujourd’hui: vêtement avec parures (rose pour les femelles, bleu pour les mâles), éventuellement noeud papillon ou collier avec strass.
Les chiens sont transportés dans les bras et rarement posés à terre. Quand il faut sortir, ces chiens totalement infantilisés sont promenés en poussette.
Bref, on n’est bien loin je trouve du chien « normal » qui a son panier, se salit les pattes en allant dehors et est promené en laisse.
Certes, ce genre de situation n’est (je l’espère) pas très courant.
Mais bon, ça m’a donné envie de vous parler de l’anthropomorphisme.

Alors commençons…

L’anthropomorphisme, qu’est-ce que c’est?

Voici comment mon dictionnaire Larousse définit l’anthorpomorphisme:
Anthropomorphisme n.m. Tendance à attribuer aux objets naturels, aux animaux et aux créations mythiques des caractères propres à l’homme.

Je complèterais en disant que « caractères propres » incluent pour moi tout ce qui concerne les sentiments, croyances, pensées, convenances humaines projetées sur les animaux, ici les chiens.

Qui n’a jamais dit un jour « regarde le, il sait qu’il est coupable, qu’il a fait une bêtise! », « il m’aime et me comprend », « Il s’est vengé! », « oh là là, mais qu’est-ce qu’elle est jalouse » et autres phrases de ce genre.
Je pense que chacun d’entre nous peut lever la main!
Le cerveau humain analyse et interprète ce qu’il voit en se basant sur son propre mode de pensées, ses propres croyances et en se mettant à la place de l’autre. On a donc vite fait de faire de l’anthropomorphisme!

Mais un chien n’est pas un humain, on ne peut donc pas projeter nos propres modèles sur cet individu d’une autre espèce!

 

Le chien n’est pas un humain et a des comportements, une communication… propres à son espèce

Un chien est un animal. Il a donc des comportements … d’animal.

Un chien ne reconnaît pas les convenances de notre société. Les « beurk c’est sale », « ça ne se fait pas », « c’est malpoli »… il ne connaît pas!
Il ira donc flairer les crottes d’autres animaux, il flairera peut-être d’un peu trop près vos visiteurs…
Il mangera les crottes des chats, il se jettera sur le crottin des chevaux…
Il se roulera dans la boue, à la vue du moindre lac ou de la mer, il plongera dans l’eau, il creusera des trous…
Tout cela est sans doute sale, malséant pour vous, parfois dérangeant… Pour votre chien, ce sont des besoins et qui s’ils sont comblés, contribueront sans doute à en faire un chien bien dans ses poils.

C’est un animal social. Généralement, il a besoin de rencontrer des congénères.
Un chien ne comprend pas les mots, les expressions, les discours que vous pouvez lui tenir.
Pour s’exprimer, il pleure, il gémit, il hurle, il aboie, il grogne, voire il mord… et il communique de cette manière aussi avec ses congénères et par le biais de postures/mimiques/regards etc.
Un chien peut donc monter son congénère, lui montrer les crocs, provoquer un conflit … ça arrive.

Si vous promenez votre chien en poussette, vous lui enlevez cette capacité de communiquer avec ses congénères.
Quand vous lui faites prendre un bain et/ou que vous le parfumez, vous modifiez son odeur corporelle et donc quelque part une partie de son identité olfactive.
Attention, ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas être shampouiné quand il est plein de boue et qu’il sent mauvais, mais tout est question d’équilibre.
Si vous habillez votre chien avec différents accessoires de façon sophistiquée, purement dans un but esthétique, vous ne lui permettez pas de communiquer correctement non plus. Je ne mets pas dans cette catégorie les manteaux pour protéger certains chiens de la pluie et du froid.

Il existe aussi une forte croyance, je parlerais même de projection, liée à la reproduction des chiens.
Certains propriétaires refusent de faire stériliser/castrer leur animal parce que « c’est une mutilation » ou  » ça va ôter toute virilité au chien » ou parce que pour la femelle il est estimé qu’elle va déprimer si elle n’a pas au moins une portée.
C’est faux, tout cela repose sur des considérations et des projections totalement humaines!

 

Le chien vit dans l’instant et réagit à son environnement

Par nature,
Un chien se met-il en colère? Non
Un chien est-il méchant? Non
Un chien est-il jaloux? Non
Un chien peut-il détester quelqu’un? Non plus

Un chien vit dans l’instant et ne projette pas d’intentions à autrui. Il ne se projette pas non plus dans l’avenir.
Il ne fait pas de lien entre ce qu’il a vécu il y a 15 minutes et vos réactions maintenant.
Nos chiens ont en revanche une capacité fine d’analyse des postures, intonations de voix, émotions, regards, de leurs humains et savent tellement s’y adapter qu’on aurait tendance à leurs attribuer des sentiments et des intentions qu’ils n’ont pas!

Quand vous rentrez chez vous, que vous voyez des détritus étalés partout dans la maison, vos chaussures machouillées et que vous retrouvez votre chien ramassé sur lui-même, le regard fuyant, pensez-vous qu’il sait qu’il a fait des bêtises, qu’il se sent coupable?
Prenez un instant du recul et observez la situation.
Qu’avez-vous fait la première fois que vous êtes rentré chez vous et avez constaté ce type de dégâts? Avez-vous grondé votre chien? Comment? Punition corporelle? Un « non » fait d’une grosse voix, les sourcils froncés, tout votre corps orienté de façon menaçante vers le chien (le regard appuyé et fixé, tout votre buste penché en avant au-dessus du chien, avec éventuellement le doigt pointé?)
Quelle association pensez-vous que le chien a fait?
« Hum, j’ai fait une bêtise, je suis puni parce que j’ai détruit ses affaires » ou « hum il est bien menaçant, mieux vaut que je me fasse tout petit pour essayer de l’apaiser »
Sachant qu’un chien n’associe pas une action à une réaction si ce n’est pas saisi sur l’instant, tendez plutôt sur la deuxième option…
Les fois d’après, même si vous ne manifestez qu’un des signes précédemment évoqués (genre froncer les sourcils et vous énerver), dans la même situation, cela suffira à déclencher le comportement de demande d’apaisement de votre chien, qui lui donne cet air si « coupable ».

Gardez en tête que nos chiens sont de fins détecteurs de nos émotions, de nos actions et de nos comportements et y réagissent et adaptent leurs propres réactions en conséquence!

 

Alors parce que les chiens sont des animaux et pas des humains, respectez leurs besoins, leur fonctionnement.
Et pour mieux comprendre votre animal, observez le et prenez du recul sur les moments du quotidien.

Alors après, rien ne vous empêche de lui célébrer son anniversaire, de lui raconter votre journée si vous en avez besoin, de lui donner un surnom.
Pour ma part, il est très fréquent que je parle à (et non pas avec) mon chien Hélios, qui a d’ailleurs ses petits surnoms de type chouchou, boubou et j’en passe…
De la même manière, j’aime bien lui fêter son anniversaire, ça me fait plaisir! Je lui offre alors un os à mâcher.

Le tout est surtout de savoir que votre chien ne vivra absolument pas ces moments comme vous et d’être bien conscient que ces besoins sont plutôt les vôtres que ceux de votre chien!

Vous pensez que cet article peut profiter à d’autres? Partagez!

Checklist accessoires chiot

Checklist accessoires chiot

Ça y est ! Après beaucoup de réflexions, de recherches et d’attente, vous vous apprêtez à aller chercher votre chiot à l’élevage pour le ramener dans sa nouvelle maison. Une belle aventure, mais qui se prépare un tantinet !

Pour accueillir dans de bonnes conditions votre chiot, vous aurez besoin de divers accessoires, pour le sortir, l’identifier, lui assurer un endroit où dormir …

Avant d’avoir Hélios, je me suis fait une petite check-list des différents accessoires dont j’aurais besoin.

 

Un collier

Généralement, il vous faudra habituer votre chiot à porter un collier, ce n’est pas quelque chose de naturel pour lui. Choisissez-lui de préférence un collier en cuir souple ou en tissu, plutôt que les colliers en métal (qui peuvent en plus être assez lourds).

Faites le choix d’un collier le plus ajusté au cou de votre chiot (longueur du collier mais aussi épaisseur), ce n’en sera que plus confortable pour lui. Pensez à bien vérifier que le collier ne s’enlève pas facilement, quand le chiot tirera un peu sur la laisse par exemple.

Avec le collier, prévoyez une plaque avec son nom et votre numéro pour l’identifier si besoin, par exemple en cas de fugue.

 

 

Une laisse

Je déconseille, au moins dans un premier temps, et pour tous les chiens, la laisse à enrouleur. Ce n’est pas un outil très pratique pour enseigner au chiot tout ce qu’il aura à apprendre au quotidien.

Je conseillerais plutôt une laisse en nylon, ce n’est pas trop lourd et c’est plutôt solide (et résistera ainsi aux éventuels mordillements de votre chiot). Privilégiez une laisse d’une longueur d’1 à 2 m pour les promenades et sorties quotidiennes, cela laisse un peu de latitude à votre chiot tout en vous permettant de le tenir à proximité pour mieux gérer ses déplacements et ses apprentissages.

Il existe des laisses dont vous pouvez régler la longueur grâce à différents points d’attaches. J’ai trouvé cela très pratique pour mon chiot. Cela permet d’adapter la longueur de la laisse en fonction du degré de « liberté » que l’on souhaite accorder à son animal.

Autre outil que je trouve (même encore aujourd’hui) très utile : la longe. Attention à bien la choisir en fonction du gabarit de votre chiot. Ne prenez pas une longe en nylon ronde et épaisse si vous avez un chihuahua, elle sera trop lourde !

Elle est super pour laisser le chiot explorer son environnement dans des espaces largement ouverts, type plage, parc etc. tout en permettant de garder un lien direct et sécurisé avec son chiot. Aujourd’hui je l’utilise encore quand je fais les petites sorties du matin et du soir dans le parc à côté de chez moi : la présence de voitures, le passage de personnes voire d’autres chiens fait que je peux difficilement lâcher Hélios dans cet espace ; toutefois, avoir une longe lui permet de flairer, de parcourir les moindres recoins du parc avec plus d’aisance et sans que je sois « collée » à lui.

Elle peut être également utile pour travailler le rappel de son chiot.

Par contre, je déconseille de l’utiliser lors des promenades, où elle est plus encombrante qu’autre chose.

Lors de la marche en laisse, vous pourrez aussi opter pour l’utilisation de harnais. Attention, pas n’importe lequel ! Vous voulez un harnais qui permette d’attacher votre laisse non pas au niveau du dos du chien (qui fait effet de traction), mais au niveau du poitrail de votre chien.

Cet attachement de la laisse à la boucle du harnais au niveau du poitrail permet un mouvement anti-traction, le chien étant freiné dans son élan quand il tire. Résultat, votre chiot tire moins, vous vous évitez d’éventuelles douleurs musculaires et votre promenade est ainsi beaucoup plus confortable et sereine. Les apprentissages ne peuvent en être que facilités.

 

Exemples :

Harnais Animalin

Harnais Easy Walk

 

Une gamelle

Vous aurez deux gamelles à acheter pour votre chiot : une pour la nourriture et une pour l’eau. Vous pouvez choisir gamelles en plastique ou en inox.

Le chiot risque de pousser sa gamelle en mangeant et en buvant, et peut se faire des frayeurs si la gamelle fait du bruit en se déplaçant voire en se renversant (ça arrive). De ce fait, préférez si possible des gamelles antidérapantes.

La gamelle d’eau doit être toujours remplie et à disposition.

 

 

Un couchage

Prévoyez un endroit réservé pour le couchage de votre chiot. Ce sera son endroit à lui, où il sera tranquille, au calme et ne sera pas dérangé.

Évitez de préférence le couchage près de la porte d’entrée, dans les lieux de passage.

Tapis, panier en plastique, en tissu ? A voir selon vos goûts et vos envies…

Les couchages sont parfois malmenés par les chiots, qui les déplacent et les mordillent…

A titre d’anecdote, juste avant d’avoir Hélios, j’avais flashé sur un beau coussin, rectangulaire et épais, qui paraissait bien moelleux, et joli avec ça ! Je me suis dit « waouh, avec ça c’est sûr, Hélios va être bien ! » Mais bon, ça représentait un certain coût quand même, je devais être autour des 40 €. … J’ai pris quand même, parce que je voulais ce que je considérais comme le mieux du mieux pour mon chiot. Et puis, j’ai acheté en plus au cas où un tapis très basique pour chien, genre à 10-15 €.

Le couchage « premium » a duré peut-être maximum un mois ! Hélios l’a complètement déchiqueté et ne l’a jamais utilisé comme couchage… Alors que le tapis a subi peut-être deux trois mordillements mais est resté son couchage préféré… Comme quoi ce qui nous plaît à nous n’est pas forcément ce qui « plaît » à notre chiot…

Donc bon, selon moi, ne vous prenez pas trop la tête sur quel couchage vous allez acheter, choisissez simplement quelque chose adapté au gabarit futur de votre chien (qui va évoluer très vite !) ; ce qui est le plus important c’est l’endroit où vous allez le mettre pour que le chiot ait son espace à lui.

 

Le ou les jouet(s)

Privilégiez les jouets solides en caoutchouc. La marque Kong par exemple (mais il y en a sans doute d’autres) est une bonne marque, les jouets sont résistants.

Vous pouvez aussi prendre des cordes à nœud. Attention, pour les lancer et les laissez à disposition de votre chiot, pas pour tirer dessus (évitez les jeux de traction).

Par contre, je vous déconseille :

  • Les jouets en plastique facilement déchiquetables et donc ingérables par votre chiot (attention, danger !)
  • Les jouets qui font du bruit : les « pouic pouic » à tout bout de champ excitent votre chiot (et pour moi qui ai fait l’expérience d’un jouet pouic pouic donné à mon chien, entendre ce bruit finit par taper sur les nerfs au bout d’un moment !) et sont souvent rapidement déchiquetés également par votre animal
  • Les vieilles chaussures : votre chiot ne distinguera pas vos vieilles chaussures des nouvelles…
  • Les bouteilles en plastique : 1, cela fait du bruit et 2, cela peut être dangereux pour votre chiot s’il déchiquette la bouteille (ça laisse des bouts de plastique aux bords coupants).

 

Une brosse

Certaines races demandent plus d’entretien que d’autres et le brossage peut être, selon le poil, quotidien ou hebdomadaire.

Pour certains propriétaires la toilette de leur chien est vécu comme un calvaire parce que le chien se détourne quand on veut lui nettoyer les yeux, il grogne quand on veut lui brosser les pattes… Il est très important d’habituer petit à petit et au plus tôt votre chiot à être manipulé, touché et brossé, avec patience et douceur.

 

Les sacs à déjections

Ah ah ! Voilà un accessoire dont la plupart des propriétaires aimeraient bien se passer, mais qui est désormais indispensable.

 

Un crochet à tiques

Un accessoire nécessaire pour enlever les tiques du corps de votre chiot et très facile d’utilisation.

Pensez à inspecter le pelage de votre chiot régulièrement au retour des promenades.

 

La caisse de transport

La caisse de transport est sécurisante pour vous et est un outil sécurisé pour votre chiot, plus que si le chiot fait le trajet sur vos genoux ou dans le coffre de la voiture. Elle apporte à votre chiot une certaine stabilité pendant les transports, lui évite d’être trop brinqueballé dans tous les sens. De plus, il a son propre espace, où il peut se coucher, se tenir debout.

 

Un parc à chiot

Ce n’est pas forcément un article essentiel mais je trouve qu’il est très pratique, surtout quand on ne dispose que d’une seule grande pièce principale dans son logement.

Au moment d’accueillir votre chiot, vous allez décider à quelles pièces il pourra avoir accès et lesquelles lui seront interdites. En votre absence, les pièces qui lui sont interdites seront fermées.

Cependant, gardez à l’esprit que votre chiot ne saura pas encore différer ses éliminations, risque de prendre en gueule pas mal de choses tout en explorant son environnement… Bref, il faudra en votre absence que l’environnement de votre chiot soit au maximum sécurisé, non seulement pour lui mais aussi pour vous (retrouver ses pieds de table ou ses chaussures mordillés n’est pas forcément des plus agréables ;-))

Bref, le parc à chiot permet de confiner le chiot à un espace limité tout en supprimant les risques d’atteintes à l’environnement. Attention à bien laisser la gamelle dans le parc, le chiot doit pouvoir avoir accès à son eau de boisson en permanence.

Le confinement en parc à chiot est une solution bien entendue limitée, voire très limitée dans le temps, les chiots grandissant jour après jour.

Autrement, une pièce souvent privilégiée pour confiner le chiot durant votre absence est la cuisine. Bien entendu, cela implique d’habituer d’abord le chiot à rester tranquillement dans cette pièce quand il y est seul.

 

La nourriture de votre chiot

Souvent, il est conseillé de poursuivre, au moins dans les premiers temps, le régime alimentaire fourni par l’élevage de votre chiot.

Tout changement de régime alimentaire doit en effet être fait progressivement et prend du temps (en moyenne une dizaine de jours).

Demandez à l’éleveur de votre chiot la nourriture qu’il lui distribue et achetez plusieurs portions pour prendre le relais une fois arrivés à la maison. Certains éleveurs vont vous donner plusieurs rations de nourriture à ramener chez vous pour assurer pendant quelques jours la distribution de nourriture à votre chiot, à voir…

Inutile pour le moment de prendre un énooorme sachet s’il s’agit de croquettes ; en effet, lors du premier rendez-vous avec le vétérinaire, dans les jours suivant l’arrivée du chiot chez vous, le régime alimentaire sera évoqué et vous verrez ensemble si le régime actuel est adapté ou pas à la santé de votre petit chiot…

Prévoyez également d’acheter des friandises, elles pourront vous aider à accompagner votre chiot dans ses apprentissages.

 

CHECKLIST

  • Collier
  • Harnais anti-traction
  • Laisse
  • Longe
  • Gamelle eau
  • Gamelle nourriture
  • Couchage(s)
  • Jouets
  • Brosses
  • Sacs à déjection
  • Crochet à tiques
  • Caisse de transport
  • Parc à chiot
  • Friandises

 

 

 

Accueillir un chiot quand on a déjà un chat

Accueillir un chiot quand on a déjà un chat

Vous souhaitez accueillir un chiot chez vous mais voilà, vous avez déjà un chat à la maison. Vous vous inquiétez de la future cohabitation et de savoir comment faire pour que ces deux espèces différentes s’entendent.

Accueillez un chiot déjà familiarisé aux chats

Il n’y a pas de race qui soit plus adaptée aux chats qu’une autre. Par contre, choisir un élevage où votre chiot aura été familiarisé aux chats aura toute son importance pour faciliter la future cohabitation chiot-chat.

L’idéal donc : que l’éleveur de votre chiot ait habitué ce dernier à vivre en bonne entente et dans le calme avec le ou les chats de sa famille.

Cela ne veut pas dire qu’un chiot n’ayant pas bénéficié de cette familiarisation ne pourra pas vivre avec un ou plusieurs chats. Cela prendra simplement sans doute un peu plus de temps pour que les animaux se tolèrent.

 

Aménagez votre espace de vie

Pour votre chat, faites-en sorte qu’il puisse trouver refuge en hauteur et dans des pièces qui seront inaccessibles pour votre chiot. Placez également toutes ses petites affaires dans une de ces pièces (qui restera ouverte): litière, nourriture, eau. Votre chat doit pouvoir en effet se reposer, faire sa toilette et se nourrir dans un lieu calme où il peut se sentir en sécurité et ne sera pas dérangé. Cela lui permettra également de fuir et de s’isoler de la présence du chiot quand il en aura besoin.

Pour ma part, avant l’arrivée de mon chiot Hélios, j’avais déplacé les affaires de mon chat Hatos à l’étage de mon habitation, dans un bureau. L’avantage on va dire d’avoir un étage à la maison c’est que le chat va pouvoir très facilement fuir le chiot si besoin et avoir un large espace de vie « à lui » à l’étage. Mon chat avait également apprécié les escaliers car, le chiot n’y ayant pas accès, c’était un fabuleux point en hauteur pour observer tranquillement le chiot et ses activités dans la journée.

Pour votre chiot, vous aurez délimité également son espace de vie, en limitant aussi l’accès à certaines pièces. Voir la partie à ce sujet dans l’article l’apprentissage dit de la propreté.

 

Ne forcez rien

Le chiot étant « limité » à se déplacer au sol au contraire du chat, ce sera ce dernier qui « contrôlera » le rythme de progression de cette cohabitation.

Il ne faut rien forcer, l’habituation se fera au rythme de votre chiot et de votre chat. Ce qui veut dire : ne pas porter son chat pour le mettre au contact de son chiot, ne pas bloquer son chat dans une boîte de transport pour que le chiot puisse venir le flairer … Le chat doit pouvoir se sauver quand il en a besoin pour échapper au chiot.

Soyez présent lors des rencontres mais intervenez au minimum. Si votre chiot aboie ou grogne, restez banalisant. Si votre chat feule, miaule, idem. Chat comme chiot doivent apprendre à se connaître et à respecter les distances et limites de chacun.

De fait, si des conflits surviennent entre les deux, laisser les au maximum les régler eux-mêmes. Ne punissez pas votre chiot ou votre chat, même avec un « non » !

Ces situations de rencontre peuvent être stressantes mais permettent au fur et à mesure d’établir un relationnel où chacun apprend de l’autre les codes pour bien communiquer. Toute intervention négative de votre part, toute punition ne ferait que perturber cet apprentissage inter-espèces voire le ralentir.

Afin d’éviter au maximum les incidents, assurez-vous de tailler les griffes de votre chat.

 

Patience, patience

On a bien souvent hâte que nos animaux,  pleinement intégrés à la famille, s’entendent le plus rapidement possible. La tentation est grande de vouloir précipiter les choses.

Selon le tempérament du chien, du chat, leurs conditions d’élevage, vos interventions, l’apprentissage de cette cohabitation pourra se faire plus ou moins rapidement. A terme (quelques semaines, quelques mois), peut-être que votre chat et votre chiot en arriverons à dormir ensemble, jouer ensemble, ou peut-être qu’ils finiront juste par pouvoir se tolérer, chacun vivant sa vie.

Faites preuve de patience et suivez le rythme de vos bêtes.

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un comportementaliste. Il vous aidera à mettre en place l’environnement qui pourra aider le plus votre chat et votre chiot dans cet apprentissage de la cohabitation.

Quand j’ai eu mon chiot, mon chat s’est mis à uriner sur le canapé, le lit, le pouf. Je savais que l’arrivée de mon chiot suscitait bien entendu des bouleversements émotionnels chez mon chat, mais pour autant, je ne voyais pas comment remédier à cette situation. J’ai fait appel à un comportementaliste félin pour m’aider à comprendre ce qui se passait. Nous avons observé que mon chat venait flairer et gratter le sol lorsque mon chiot faisait encore ses déjections dans la maison. Généralement, le fait d’uriner sur le canapé ou sur le lit arrivait peu de temps après. Nous avons donc mis en place des aménagements pour que mon chat ne se sente plus obligé de communiquer et d’évacuer de la sorte.

 

Quelques remarques

Dans cet article j’ai évoqué l’introduction d’un chiot à un chat adulte. L’arrivée d’un chat ou d’un chaton dans une famille avec un chien adulte peut nécessiter d’autres aménagements.

Votre chiot apprendra dans votre cohabitation à accepter voire à bien s’entendre avec votre chat. Cela ne veut pas dire que les chats du voisin seront tolérés.

Votre chiot ne réagira pas forcément de la même façon avec votre chat en intérieur et en extérieur. Dans le jardin, votre chat court, saute…. Tous ces mouvements peuvent stimuler l’instinct de poursuite de votre chiot, qui se mettra alors à pourchasser votre chat.

Inspiré par cet article? Partagez!

 

Avant d’adopter un chien, réfléchissez aux contraintes qu’il peut vous apporter

Avant d’adopter un chien, réfléchissez aux contraintes qu’il peut vous apporter

L’adoption ou l’achat d’un chiot est un acte réfléchi et qui vous engage en moyenne pour les 10 à 15 prochaines années.

Cela mérite donc une réflexion approfondie de votre part.

Plusieurs choses à savoir :

1 # Si vous envisagez d’avoir un chiot, pensez que ses premiers mois de vie (jusqu’à ses 4 à 6 mois au moins) sont consacrés à apprendre les « bonnes manières » attendues de lui par sa famille humaine : propreté, gestion de la solitude, marche en laisse, socialisation, familiarisation…

Comme tout apprentissage, cela prend du temps, il y a des moments avec des hauts et des bas. Pour lui permettre de bien faire ses apprentissages, un chiot requiert beaucoup d’attention, de disponibilité et sa famille doit faire preuve de patience, patience, patience.

2 # Un chien, c’est un budget

  • Achat des accessoires de base à l’adoption du chiot

Jouets (oui avec un s, parce qu’il peut y avoir de la perte, il y aura aussi sans doute besoin de renouvellement à l’âge adulte), couchages, brosse, collier, laisse…

  • Achat de la nourriture pour votre chien

Croquettes, BARF, alimentation maison… peu importe. Votre chien ayant besoin d’être nourri tous les jours, cela aura forcément un coût, plus ou moins important selon le gabarit de votre chien, son âge, et le type de nourriture que vous lui donnerez.

  • Les frais vétérinaires

Le plus couramment, après les visites initiales pour votre chiot, vous aurez à régler une consultation annuelle pour la visite de contrôle de santé accompagnée des rappels de vaccins. Antiparasitaires (tous les mois) et vermifuges (tous les 3 à 6 mois) seront aussi indispensables à la bonne santé de votre chien. Les prix varient selon les vétérinaires.

Ca, c’est la base.

Mais il y a aussi les aléas vétérinaires, que vous ne pouvez pas anticiper, et plus ou moins fréquents.

Pour anecdote, mon chien Hélios a développé pendant un an des plaques rouges irritantes. Les vétérinaires n’ont pas vraiment su la cause de ces plaques, heureusement, elles ont cessé lorsque j’ai déménagé (je soupçonne que mon précédent logement, très humide, y était sans doute pour quelque chose). Bref, pendant un an, je dirais que j’ai presque tout essayé : biopsie (qui n’a rien détecté), crèmes, shampoings etc. J’en ai eu en moyenne pour 50 à 80 euros par mois.

Ces frais aléatoires peuvent vite grimper en fonction de la maladie développée par votre chien. Je ne souhaite pas que ce genre de choses arrive, mais bon, il est impossible de prévoir quoi que ce soit, alors pensez-y !

Vous pouvez éventuellement envisager d’assurer votre chien pour couvrir tout ou partie des frais vétérinaires.

 

3 # Un chien peut devenir une contrainte si vous partez en vacances

Mais aussi peut être lors des déplacements professionnels si vous êtes célibataire

Que ferez-vous de votre chien lors de ces périodes ?

Il n’est pas toujours facile d’emmener votre chien avec vous lors de vos vacances : plages interdites, hôtels ou campings refusant les chiens…

Alors, garde chez des amis, dans la famille ? Pension ?

Cela ne représente pas les mêmes contraintes et pas les mêmes coûts.

Pour donner un ordre d’idée, je paie pour mon chien Hélios 13 €/jour quand je l’emmène en pension.

Mettons que vous partiez une semaine en vacances, cela représente 8x13 = 104 € de frais de pension.

 

4 # Un chien a besoin de sortir régulièrement, salit et perd ses poils

Que ce soit juste pour une petite sortie et pour la promenade quotidienne (fortement recommandée), c’est :

  • Du temps à consacrer à pitou
  • Et ce quelles que soient les conditions météo

J’en parle également ici mais ça pourrait faire un point à part. Qui dit promenade dit parfois temps passé sous la pluie… donc un chien mouillé. Quand un chien mouillé rentre dans votre logement, il salit et parfois aussi ramène une forte odeur dans la maison. Si vous comptez trois à quatre sorties par jour, dans le jardin ou à l’extérieur, ça fait vite du nettoyage en plus.

Pensez également qu’un chien perd ses poils, de façon plus ou moins importante. Lors des périodes de mue, la perte de poils peut être importante et engendrer là encore du ménage supplémentaire.

 

5 # Un chien n’est pas fait pour rester seul

Un chien est un animal social, il n’est pas naturel pour lui de vivre seul. Alors ok, l’humain lui a appris à supporter la solitude, principalement pour pouvoir aller travailler, mais il ne faut pas pousser le bouchon !

Mettons que vous travaillez comme beaucoup de gens de 9h à 17h. La téléportation n’existant pas encore, vous avez disons entre 10 et 30 min de trajet (voiture, bus, métro etc.), et ceci aller-retour. Ce qui fait que si vous n’avez pas le temps de rentrer (et c’est le cas de beaucoup malheureusement), votre chien sera déjà resté tout seul entre 8h20 et 9h tout seul. C’est déjà beaucoup !

Soyons clair : après la journée de boulot, la solution de rentrer, sortir toutou, lui faire 2-3 papouilles puis ressortir aller boire un verre ou dîner avec des amis en laissant de nouveau votre chien à la maison n’en est pas une ! Et si vous bossez 10 à 12h par jour hors de chez vous, avoir un chien ne me paraît pas une bonne idée.

Je le répète : VOTRE CHIEN EST UN ANIMAL SOCIAL. Il a besoin de votre présence, de sorties, de dépenser son énergie, d’activités. Si vous ne pouvez pas le lui apporter, oubliez l’idée d’avoir un chien.

 

6 # Un chien doit être intégré dans les changements de votre vie : déménagement, arrivée de bébé…

Si tout va bien, un chien vit en moyenne de 10 à 15 ans. En 10-15 ans, il peut s’en passer des choses dans votre vie ! Mariage, déménagement(s), arrivée de bébé(s), changement d’emploi(s) etc.

Si vous envisagez d’avoir un chien, j’ose espérer que c’est pour le garder toute sa vie. Si vous projetez votre chien seulement dans une période de votre vie, celle que vous traversez actuellement, ça risque de coincer sur le long terme.

A partir du moment où vous faites le CHOIX d’avoir un chien, vous en prenez la RESPONSABILITE, vous vous ENGAGEZ à répondre à SES besoins toute sa vie de chien.

L’arrivée d’un nouveau compagnon dans votre vie, les déménagements, l’arrivée d’un bébé… sont des chamboulements importants dans votre vie, mais encore plus dans celle de votre chien, à qui vous IMPOSEZ ces changements. Il vous faudra là aussi sans doute faire preuve de patience et des efforts pour préparer et aider votre chien à s’adapter à ces changements.

 

7 # Un chien peut susciter des allergies

Quelqu’un de votre famille est-il allergique aux chiens ?

Et là vous vous dites: bon ben voilà elle nous a dégoûté d’avoir un chien… Et bien peut être que c’est tant mieux! Car si vous ne pensez pas à ces contraintes et que vous ne voyez que les bons côtés, pour moi vous ne partez pas du bon pied, car avoir un chien peut représenter autant un bonheur que parfois un challenge.

Si vous ne vous sentez pas capables de dépasser ces contraintes, alors avoir un chien n’est sans doute pas pour vous. Ce n’est pas grave! Au contraire, mieux vaut le réaliser AVANT plutôt qu’après avoir adopté!

Le but n’est pas de vivre le fait d’avoir un chien comme une contrainte, mais que votre chien soit un compagnon pleinement intégré à votre vie. Le but n’est pas qu’il fasse de votre vie un cauchemar, mais qu’il vous apporte du bonheur.

Alors bon, si les points précédemment évoqués vous paraissent difficiles à envisager, ne prenez pas de chien, ce n’est pas grave et c’est tant mieux, vous serez plus heureux!

 

Cet article vous inspire?

N’hésitez pas à me faire des commentaires, voire même à le partager autour de vous!

Epinglez-le sur Pinterest!

 

 

L’importance de votre logement dans les apprentissages du chiot

L’importance de votre logement dans les apprentissages du chiot

J’aime beaucoup mon logement actuel: petite maison assez récente de plein pied, dans un lotissement où la vitesse est limitée à 20km/h, avec des jardins collectifs… Un petit bonheur quand on a des animaux. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien à mon avis qu’on a tant de chiens et de chats sur le domaine! Mais je n’ai pas toujours habité dans un endroit aussi idéal pour une cohabitation quotidienne avec un chien.

Il y a 5 ans, au moment d’avoir mon chien Hélios, alors chiot, j’habitais dans une petite maison de bourg en bordure de route. Il y avait pas mal de circulation, les gens ne respectaient pas forcément les limitations de vitesse, et il n’y avait pas vraiment de délimitation route/trottoir. Côté logement en lui même, j’avais une pièce au rez de chaussée et une pièce à l’étage, pas de jardin, uniquement une terrasse. Des conditions qui ne m’ont pas vraiment aidées pour assurer le bon développement de mon chiot… Pour accéder à un endroit calme et propre pour l’acquisition de la « propreté », je devais longer la colonne de maisons sans trottoirs le long de la route puis traverser une seconde route et ensuite encore marcher un peu pour trouver le petit coin de paradis pour sortir mon chiot. Tout ça aller et retour plusieurs fois par jour, voire la nuit quand petit chiot a commencé à ne plus vouloir faire ses besoins dans la maison. Bref, l’apprentissage de la « propreté » n’a pas été facilité, et j’avoue que les sorties me stressaient un tantinet.
Lors de certaines sorties, les voitures passaient à vives allures avec une distance plutôt réduite entre elles et nous. Cette « proximité » m’a parfois fait peur, j’ai sans doute transmis involontairement ma peur et mon angoisse à Hélios… De fait, au lieu d’être habitué aux voitures, il y a été sensibilisé petit à petit, au fur et à mesure des sorties. A 6 mois, j’avais un chiot qui « bondissait » sur les voitures à leur passage.
Bref, tout ça pour dire que si vous en avez la possibilité, avant ou au moment d’adopter un chiot, tenez compte de vos conditions de logement!


Accompagner le développement d’un chiot au quotidien peut être stressant et fatiguant; si vous pouvez vous éviter de subir d’autres contraintes apportées par votre habitation, c’est mieux! Il sera plus facile d’accompagner votre chiot en étant dans un appartement au RDC ou 1er étage avec espaces verts autour qu’en habitant dans un appart’ au 6e étage sans ascenseur en plein centre ville…

 

Inspiré par cet article? Epinglez sur Pinterest!

Mon livre du moment: « Tout sur le toutou », du Dr Thierry Bedossa

Mon livre du moment: « Tout sur le toutou », du Dr Thierry Bedossa

Mon avis:

« Tout sur le toutou » du Dr Thierry Bedossa est un livre qui se lit bien, bien que faisant plus de 400 pages. Les sujets traités sont variés et bien que l’on rentre parfois dans des termes de médecine vétérinaire, la lecture est abordable et accessible au « commun des mortels », ce qui en fait d’ailleurs son intérêt. Le sommaire est très détaillé (cf plus bas). On peut comme ça facilement aller consulter directement la ou les thématique(s) qui nous intéresse(nt) si on le souhaite. J’ai particulièrement apprécié dans le livre que l’auteur illustre ses propos par les expériences personnelles qu’il a vécues avec ses propres chiens.

Que votre chien ait mauvaise haleine, qu’il tire en laisse ou que vous soyez intéressé par les pratiques vétérinaires, vous trouverez dans ce livre des réponses à vos questions.

Quelques morceaux choisis (des extraits qui m’ont particulièrement marqué et que je souhaite partager avec vous):

p19 – « Contrairement à une croyance répandue, la violence verbale ou physique n’est pas nécessaire pour établir l’autorité. […] Toutes les techniques d’éducation qui recommandent qu’on prenne le chien par le cou, qu’on le secoue et qu’on le retourne, s’apparentent à des formes de maltraitance. Ces comportements entraînent bien souvent la perte de confiance envers le maître et sont à l’origine de comportements agressifs. Un chiot s’éduque dans la douceur et la cohérence des comportements. C’est une école de vie. On ne passe pas ses humeurs et ses frustrations sur son chien de compagnie. »

p20 – « […] les chiens sont capables de traduire nos émotions et nos humeurs en écoutant notre voix, en observant les traits de notre visage ainsi que notre attitude et nos postures corporelles. »

p118- « Toutes les méthodes qui reposent sur la punition lors du retour à la maison, qu’elles soient physiques et/ou verbales, sont inopérantes car le chien ne fait pas l’association entre l’énervement, sa punition et le fait d’avoir fouillé la poubelle. Ces accès de colère sont d’autre part préjudiciables à votre relation puisque le chien associe des émotions négatives à votre retour à la maison et à vos retrouvailles. Ceux qui pensent que le chien est conscient de sa bêtise parce qu’il a un air coupable au moment du retour de son maître se trompent: le chien anticipe juste sa punition. Il est anxieux et stressé et distingue sur les traits du visage de son maître autant que dans le ton de ses propos une irritation qui annonce la punition. »

SOMMAIRE

INTRODUCTION

Accueillir un chien

I. LE CHIEN EN PRATIQUE, SON COMPORTEMENT

J’adopte un chien, j’achète un chien

Mon chien a besoin d’un partenaire

Mon chien a besoin d’un suivi vétérinaire

Je nourris mon chien

J’assure… mon chien

Mon chien au quotidien, sa journée, sa vie sociale

J’enseigne à mon chien la frustration : rester seul, ne rien faire, le premier des apprentissages

Avec mon chien, je créé et j’entretiens le lien

Je communique avec mon chien

J’ai de l’autorité sur mon chien

J’enseigne à mon chien le suivi naturel

J’enseigne à mon chien l’obéissance

J’apprends à mon chien à traverser et à ne pas traverser

J’apprends à mon chien à partager

Mon chien et sa relation à l’humain

J’enrichis l’environnement de mon chien

J’apprends à modifier les comportements de mon chien

J’offre à mon chien une éducation positive et amicale

Je suis en osmose avec mon chien

Mon chien et le jeu

J’aime les vacances et les week-ends… mais je veux un chien

Il arrive que je maltraite mon chien sans le savoir

Mon chien vide les poubelles

Mon chien aboie ou pleure en mon absence

Mon chien ne répond pas quand je l’appelle

Mon chien tire en laisse

Mon chien est jaloux de mon amoureux(se)

Mon chien s’automutile : il se lèche, se mord, se fait des pelades

Mon chien saute

Mon chien se cache dans un lieu inhabituel

Mon chien devient irritable

Mon chien agresse ses congénères

Mon chien est agressif avec les étrangers

Mon chien m’a mordu

Mon chien a mordu mon enfant

Mon chien a mordu mon (ma) nouvel(le) amoureux(se)

Mon chien fugue

Mon chien est excité sexuellement

Mon chien creuse, mon chien déterre

Mon chien pisse partout

Mon chien déprime

Mon chien est amoureux de mon chat

Mon chien refuse d’aller se promener

Mon chien refuse de monter dans la voiture

Mon chien a peur de certains objets

Mon chien a peur de l’orage, des coups de feu ou des pétards

Mon chien refuse de rester seul à l’entrée du supermarché

Mon chien refuse d’avancer quand je fais un jogging

Mon chien est timide

Mon chien est téméraire

II. LA MEDECINE VETERINAIRE

Les urgences

Mon chien se gratte

Mon chien perd ses poils

Mon chien a mauvaise haleine

Mon chien a les yeux sales

Mon chien s’est fendillé un coussinet

Mon chien souffre d’une dysplasie de la hanche

Mon chien a la langue colorée

Mon chien a la tête de travers

Les oreilles de mon chien sentent fort

Mon chien a un cancer

Mon chien a une grosseur quelque part

Mon chien a des diarrhées et/ou des vomissements à répétition

Mon chien est handicapé et vulnérable

Mon chien pète, mon chien rote

Mon chien a la maladie d’Alzheimer

Mon chien souffre de la chaleur

Mon chien a été empoisonné

Mon chien a une maladie de peau

Ma chienne est en chaleur

Ma chienne est enceinte

Ma chienne accouche

Ma chienne fait une grossesse nerveuse

Les atteintes dermatologiques de la truffe

Mon chien a été mordu

Mon chien a des tiques

Mon chien est trop gros

Mon chien est tout maigre

Mon chien a une otite

Mon chien a un othématome

Mon chien s’est coupé

Mon chien a avalé un corps étranger

Mon chien a une maladie chronique

Mon chien a une crise d’urée

Mon chien a une infection urinaire

Mon chien a une cystite

Mon chien a une mycose

Les selles de mon chien ont une drôle de couleur

Mon chien a du diabète

Mon chien souffre d’hypertension

Mon chien est épileptique

Mon chien a une hépatite

Mon chien a une hernie

Mon chien a de l’arthrose

Mon chien boite ou garde une patte en l’air

Mon chien boit trop

Ma chienne a une métrite

Mon chien a des parasites internes ou externes

Les maladies de l’œsophage

Mon chien a une pneumonie

Mon chien est cardiaque

Les affections prostatiques

Mon chien est incontinent

Mon chien a une paralysie du nerf facial

Mon chien a été victime d’un AVC

Mon chien est mort

III. ETHIQUE

Quelle place doit-on donner au chien de compagnie au XXIè siècle ?

Doit-on acheter les chiens puis les jeter ?

Les races de chiens et les maladies génétiques

Les médicaments

Le problème de l’antibiorésistance

Le marketing du soin vétérinaire et de la nourriture pour animaux

Quelle place donner à l’animal ?

Les animaux ont-ils droit au bonheur ?

L’euthanasie

IV. LES PRATIQUES VETERINAIRES D’AVENIR

Les hôpitaux vétérinaires et les centres de vétérinaires spécialistes

Les médecines holistiques ou alternatives

Le medical training

V. VRAI OU FAUX ?

Décryptage de quelques idées reçues, bonnes ou mauvaises

CONCLUSION

Départ et nouveau départ

L’apprentissage dit « de la propreté »

L’apprentissage dit « de la propreté »

Un chiot est « propre » s’il ne fait pas ses besoins sur les lieux de couchage et de nourriture

Si le chiot a bénéficié de bonnes conditions d’élevage, c’est ce qu’il a appris de sa mère chez l’éleveur. Les chiots sont incapables de gérer leurs éliminations dès la naissance et tant qu’ils tètent.  Cela n’arrivera que lorsqu’ils commenceront à ingérer une nourriture solide. En attendant, c’est leur mère qui provoque l’élimination et en absorbe les produits, tenant ainsi le couchage propre. Ensuite, elle n’ingérera plus leurs déjections et les poussera alors à aller faire leurs besoins en dehors du nid.

Quand petit chiot arrive chez vous, les exigences sont autres et l’apprentissage demandé plus important,  puisqu’il doit aller encore plus loin et même attendre pour faire ses besoins, en dehors du logement.

 

Le chiot n’apprendra pas en un jour à différer ses éliminations. Je sais que c’est un gros sujet de préoccupation pour vous, et pour l’avoir vécue, c’est une période délicate et un tantinet difficile. Pour autant, il vous faudra faire preuve de beaucoup de patience pour permettre à votre chiot de faire cet apprentissage. Ne vous mettez pas la pression à vous ni à votre chiot, ce dernier apprendra, ce n’est qu’une question de temps ! (Oui oui, je sais, facile à dire, mais dur à entendre quand on fait madame pipi et caca à longueur de journée… mais croyez-moi, à vouloir aller trop vite, vous vous mettez vous et votre chiot inutilement dans une situation d’échec)

Autre chose : sortez votre chiot dès votre arrivée à la maison, n’attendez pas ! Vous risquez sinon de retarder l’apprentissage…

 

 

Protocole pour faciliter l’apprentissage de la propreté

 

1/ Distribuez la nourriture à heure fixe et suivant un protocole précis

Laissez votre chiot manger seul, au calme. Retirez-lui sa gamelle ¼ d’heure plus tard, qu’elle soit vide ou pas, et même chose aux repas suivants. Vous pouvez nourrir votre chiot avant ou après le repas de la famille, faites votre choix, mais ne donnez rien au chiot lors de votre repas (je vois bien le bout de fromage qui traîne au bord de l’assiette et la tentation de le donner à petit chiot…. Non non et non ! rien du tout !)

Certains seraient tentés de retirer la gamelle d’eau le soir avant d’aller se coucher, dans l’espoir de faciliter l’apprentissage de petit chiot. Il n’en est pas question ! Votre chiot doit pouvoir s’abreuver quand il en a besoin (même en pleine nuit), l’eau doit toujours être disponible.

Votre chiot a généralement besoin de se faire ses besoins après ses repas ; en le sortant à ces moments-là, vous facilitez son apprentissage de la propreté.

 

2/ Délimitez un espace de vie dans la maison pour votre chiot

Ce sera une zone de votre logement que votre chiot peut occuper (surtout en votre absence) et où il aura un lieu de couchage déterminé. Cet espace permet de limiter les lieux que votre chiot peut souiller pendant votre absence, pour le repos en journée ou pour la nuit. La cuisine, facile d’entretien, est souvent retenue.

Pour ma part, ayant une seule grande pièce de vie, j’ai choisi de délimiter un espace pour mon chiot grâce à un parc à chiot.

Je ne recommande pas la cage ou la boîte de transport; je trouve que c’est un espace de vie trop restreint pour votre animal.

Par précaution, retirez également les tapis des différentes pièces de la maison afin d’éviter de les retrouver souillés. Fermez également les portes donnant accès aux pièces dans lesquelles vous ne voulez pas que votre chiot entre, par exemple celles où le sol est couvert de jonc de mer ou encore de moquette (plus compliqué à nettoyer…), ou même les chambres des enfants…

Votre chiot dort beaucoup et souhaitera se soulager presque automatiquement à chacun de ses réveils. Sortez-le à ce moment là, vous obtiendrez ainsi assez facilement qu’il élimine.

 

3/ Observez le comportement de votre chiot

Un chiot aura envie de faire ses besoins principalement : à son réveil, après chaque repas et après chaque séance de jeux. Si vous proposez à votre chiot des sorties à ces moments stratégiques, alors, vous anticiperez d’éventuels incidents.

Lorsqu’un chiot s’apprête à faire ses besoins, il regarde autour de lui, tourne en rond et commence à flairer les coins qui lui semblent adéquats. Si vous le voyez faire cela, pas de panique! Spontanément la réaction/le réflexe qui peut vus venir est de vous précipiter vers petit chiot en courant et de crier « non ! ». A éviter! Gardez plutôt votre calme, prenez-le gentiment, emmenez-le dehors.

Evitez dans la mesure du possible d’attendre les signes précurseurs d’une envie, car le temps de vous préparer, de mettre la laisse, d’ouvrir/de fermer la porte… et c’est parfois trop tard !

 

4/ Choisissez un espace privilégié pour éliminer à l’extérieur

Trouvez juste à côté de chez vous un endroit calme et propre pour que votre chiot y fasse ses besoins. Ramenez-le toujours à cet endroit-là, vous y obtiendrez plus facilement ses éliminations.

Votre chiot peut avoir eu l’habitude chez l’éleveur de faire ses besoins sur certains substrats en particulier : béton, herbe, gravier, terrain sableux (le mien par exemple avait une « préférence » pour l’herbe)…

Les endroits bruyants, très fréquentés, le passage de congénères, jouer avec lui,  perturbent et distraient le chiot… Ne se sentant pas suffisamment tranquille et/ou assuré, il n’éliminera sans doute pas lors de la sortie et préférera alors se soulager en rentrant à la maison!

Dès que le chiot a fait ses besoins à l’extérieur, vous pouvez dire que vous êtes content de lui avec un gentil p’tit mot (bien, super, etc.). Cela dit, cela n’est pas vraiment indispensable, car la réelle gratification du chiot a justement été celle de parvenir à se soulager, renforçant ainsi l’apprentissage.

Une fois les besoins faits et seulement dans ce cas, vous pouvez alors poursuivre un peu la promenade en laisse et progressivement aller explorer plus loin.  S’il fait ses besoins rapidement, ne rentrez pas tout de suite, au risque que votre chiot n’associe rapidement que c’est la fin de la balade quand il fait ses déjections.

 

5/ Soyez patient et indulgent, ça ne se fera pas du jour au lendemain

Un chiot de 8 semaines ne peut pas se retenir plus d’1h ou 2 dans la journée, 3 ou 4h la nuit, et il ne faudra pas attendre de lui une réelle capacité à se retenir plusieurs heures avant l’âge de 6 mois (il n’y a pas d’âge exact pour être en pleine capacité de différer ses éliminations, cela varie d’un chiot à un autre).

Sortir son chiot autant de fois dans la journée et durant la nuit est assez laborieux et suppose une certaine disponibilité. Vu que ce n’est pas toujours possible, même en ayant un jardin, il faut donc s’attendre à plusieurs accidents de parcours. La manière dont vous allez réagir à ces moments-là sera capitale dans l’apprentissage de la propreté de votre chiot.

L’importance de votre comportement, de vos réactions

Je trouve que c’est une partie souvent sous-estimée dans l’apprentissage de la propreté du chiot, alors que c’est un aspect primordial !

Comprenez bien qu’à l’arrivée chez vous, pour apprendre à faire ses besoins à l’extérieur, votre chiot a besoin de se sentir sécurisé, et sa confiance en vous l’y aidera. Vous êtes son référent, son être d’attachement. Le relationnel que vous allez entretenir avec votre chiot va avoir un impact très important dans ses apprentissages, incluant l’apprentissage de la propreté.

Que vous surpreniez ou non votre chiot sur le fait en train de faire ses besoins dans votre logement, ne le grondez surtout pas. Je sais, ça énerve et parfois vous pouvez avoir envie de hurler, surtout si cette goutte d’eau vient s’ajouter à une longue journée (pourrie) au travail, des difficultés avec les enfants ou autres… mais s’il vous plaît, prenez sur vous (encore).

N’allez pas frapper votre chiot ou lui mettre la truffe dans ses déjections, ça ne lui apprendra rien, sauf à avoir peur de vous.

S’il s’est soulagé il y a un moment, il n’y associera pas votre soudaine colère, et si pris sur le fait, il associera que c’est près de vous qu’il ne faudra plus faire ses besoins (et non pas à cet endroit-là !).

S’il était amené à craindre votre présence, il pourrait ne plus éliminer facilement en laisse dehors (craignant votre proximité) ou bien aussi chercher à dissimuler ses déjections de la nuit par exemple en les absorbant (coprophagie).

Lors de la sortie…

Il est inutile d’espérer que votre chiot éliminera à la seconde où il s’arrêtera sur son espace de prédilection. Que vous ayez 10,20 ou 30 minutes pour la sortie ne changera rien, c’est à vous de vous adapter à petit chiot et non l’inverse. Alors évitez tout signe d’impatience: de tourner en rond, faire des va-et-vient, soupirer ou même parler d’une voix tendue, vous ne feriez que stresser votre chiot et retarder le moment (tant) attendu. N’oubliez pas que le chien perçoit très bien les émotions de son guide.

Egalement, ignorez la présence de votre chiot: ne le regardez pas (ou du coin de l’œil pour contrôler ce qu’il fait), ne lui parlez pas, tant qu’il n’a pas fait ses besoins. Bref, laissez le au maximum tranquille pour qu’il se sente suffisamment assuré pour éliminer.

Les chiots venant d’animaleries sont souvent plus longs à être « propres » à la maison car ils ont été tenus captifs dans de petits boxes, où ils étaient contraints de faire leurs besoins sur le lieu de couchage. Ils y ont littéralement appris « je fais là où je suis ». Le chiot doit donc défaire ce qui a été appris et réapprendre la bonne conduite à tenir grâce à votre appui et accompagnement.

 

6/ Le nettoyage

Il est impératif d’inviter votre chiot dans une autre pièce avant tout nettoyage, votre position accroupie pouvant sinon l’inciter au jeu.

Après avoir ramassé et nettoyé, n’hésitez pas à utiliser du vinaigre blanc, qui a une action désodorisante et désinfectante. Évitez par contre l’eau de javel, qui pourrait attirer le chiot et l’inciter à refaire au même endroit.

 

et voilà les quelques conseils que je pouvais vous donner. N’oubliez pas: faites preuve de patience et d’indulgence, et surtout ne punissez pas, renforcez plutôt les comportements attendus par un mot gentil !

N’hésitez pas à commenter cet article et à le partager si vous trouvez que quelqu’un d’autre pourrait en bénéficier!

Inspiré par cet article? Epinglez sur Pinterest!

Assez des situations galères au moment de nourrir votre chien?

Assez des situations galères au moment de nourrir votre chien?

Quand ce n’est pas le chat qui vient piquer dans la gamelle, c’est bébé qui vient s’intéresser (de trop près) à son contenu, ….

Pour certains chiens, la nourriture est une ressource très importante. Ils réagiront alors à toute approche de leur gamelle par des grognements (voire, si leur demande n’est pas entendue, par une morsure). Une situation bien éprouvante tant pour vous et votre famille que pour votre chien!

Toutes ces tensions autour de la prise de nourriture sont en plus dommageables pour la santé de votre chien, allant parfois jusqu’à torsion de l’estomac (souvent mortelle)…

D’autres chiens ne mangent pas tant que vous ne restez pas à côté d’eux, d’autres vont « chipoter » sur leur nourriture: vous les voyez alors faire des allers-retours entre leur gamelle et un espace privilégié, déplaçant leurs croquettes par petites portions pour aller les manger plus loin …

Je vous propose de mettre en place le modèle de distribution de nourriture suivant, simple à mettre en place, qui créera un cadre sécurité et apaisant durant le repas de ton chien.

Respectez ces étapes:

1/ Choisissez pour votre chien une pièce fermée où il pourra se nourrir tranquillement sans interruption (cuisine, garage… ce devra être toujours la même pièce)

Au moment du repas:

2/ Préparez la gamelle hors de la présence de votre chien

Veillez à ce que sa ration soit bien calculée par rapport à sa taille, son âge, son exercice physique.

3/ Posez sa gamelle par terre et faites entrer votre chien sans rien dire (ou avec un calme et simple « viens »)

4/ Sortez calmement, et sans un mot, laissez le en tête à tête avec sa gamelle pendant 15 minutes. Fermez la porte

5/ A la fin du temps imparti, rouvrez la porte sans commentaire, laissez sortir votre chien de la pièce et rangez la gamelle (qu’elle soit vide, pleine, ou à moitié pleine)

6/ Conservez le même protocole au prochain repas (sans jamais changer un paramètre)

7/ Ne donnez jamais rien à table au chien au cours de vos repas en famille (et ça vaut pour TOUS les membres de la famille, y compris grands-parents, oncles, enfants etc. et même pour le p’tit morceau de croûte du fromage qui reste souvent à traîner dans l’assiette)

Si ce protocole se met en place alors que d’autres habitudes étaient mises en oeuvre auparavant, il est probable que votre chien refusera de manger pendant un temps dans le nouveau cadre qui lui est proposé. Tout changement, la mise en place de nouvelles habitudes, prend du temps.

Quand votre chien se sera fait à ce changement, il mangera sa nourriture, dans un climat désormais sécurisé, apaisé et serein.

Si vous décidez d’appliquer ce protocole, je serais ravie de savoir si cela a apporté un changement dans votre relation avec votre chien. Laissez-moi un commentaire!

3 solutions pour faire garder votre chien

3 solutions pour faire garder votre chien

Que ce soit pour un déplacement professionnel ou lors de vacances, le moment tant redouté est arrivé:  vous devez faire garder votre chien.

Quelles solutions?

1/ dans votre famille ou chez des amis

C’est a priori une idée plutôt sympa, vous savez chez qui vous laissez votre chien, il a sans doute déjà rendu visite et connaît très bien les amis ou papa, maman, voire les frangines, les frangins, si ce n’est toute la famille élargie… Et en plus c’est gratuit !

Primo, votre famille ou vos amis sont-ils proche(s) géographiquement de votre logement ?

Pour ma part, j’ai régulièrement besoin de faire garder Hélios pour raisons professionnelles, ça se décide parfois peu à l’avance. Je ne peux donc pas faire plusieurs heures de route pour déposer Hélios chez mes parents par exemple, surtout si c’est pour un déplacement de 2 jours, ça n’a que très peu de sens…

Deuzio, comment votre famille ou vos amis perçoivent-ils votre chien? En ont-ils peur? La personne qui l’aura en garde aura-t-elle les capacités physiques pour le promener (entre promener un chien de 10kgs et un de 50 kgs, ce n’est pas tout à fait la même chose…)?

Quid du logement, est-il suffisamment grand pour toutou? Et pour la promenade, auront-ils du temps à consacrer à votre chien?

2/ Chez un pet-sitter

Je trouve le concept plutôt sympathique pour que le chien puisse rester dans un environnement familial.

Dans les faits j’ai trouvé cela assez laborieux.

Quand on passe par ces plateformes, il faut créer un compte, passer son annonce, attendre les réponses, regarder les candidats, sélectionner son prestataire… ça peut déjà prendre plusieurs jours. Sans compter qu’ensuite, je préfère prévoir une pré-visite chez le candidat avant de valider la garde.

Quand je fais appel à quelqu’un que je ne connais pas, j’ai toujours pour principe d’aller voir avant la garde prévue à quoi ressemble le lieu où va loger le chien et pour discuter également avec les personnes qui devraient le garder.

Beaucoup de personnes proposent leurs services de pet-sitter pour arrondir leurs fins de mois et certaines n’ont pas forcément beaucoup d’expériences avec les chiens ou les animaux de façon générale. J’ai souvent annulé la garde prévue, comprenant que la cohabitation avec mon chien ne serait pas idéale (studio avec déjà présence d’un autre chien, présence d’enfants, personnes âgées etc.)

A titre personnel j’ai trouvé ça assez chronophage et cher en prestations quand on passe par les sites d’annonces sur internet, et d’autant plus quand on habite en campagne et que le pet-sitter le plus proche est à + de 30kms !

A mon avis ce type de garde est très bien adapté pour les personnes qui ont le temps d’anticiper et de préparer la garde de leur chien, avant un départ en vacances par exemple. Le pet-sitter conviendra bien pour les chiens « passe-partout », qui ne tirent pas, qui n’aboient pas, qui n’ont pas peur de grand-chose, qui sont calmes et « gentils » avec les enfants…

3/ Dans une pension canine

Là aussi on a de tout, ma première recommandation : faites confiance à votre instinct !

Réfléchissez bien à ce que vous attendez de votre pension canine, ç’est important.

Pour moi, j’attends de ma pension :

  • Des locaux propres, aérés, de taille petite à moyenne, avec des boxes qui permettent au chien d’être protégé à l’intérieur mais aussi d’avoir accès à une petite cour individuelle à l’extérieur
  • Une sortie minimum par jour du chien pour se dégourdir les pattes, dans un parc et/ou en longe en campagne
  • Si possible des sorties où il est possible d’interagir avec d’autres chiens,
  • Et j’ai ajouté récemment dans mes attentes : que le ou les gérants n’aient pas peur des chiens (j’ai eu quelques surprises …) et aient un minimum de formation (autre que le Certificat de Capacité Animaux Domestiques)

Visitez la pension que vous envisagez pour votre chien avant la garde…

Ma première visite de pension canine pour Hélios était mitigée. La personne qui m’a reçue était peu amène, répondait du bout des lèvres à mes questions. Les boxes pour les chiens étaient tout au fond du jardin, sous un hangar (ça devait être une fournaise pendant l’été) et ça faisait un boucan d’enfer avec les chiens qui aboyaient. Je n’ai pas eu une bonne impression, je ne suis pas revenue.

Pour une autre pension, j’ai là directement emmené Hélios, car le site internet de la pension était très fourni en informations et photos et la gérante avait aussi un élevage de chiens ; la pension me paraissait plutôt plaisante. Le premier contact tant avec moi qu’avec Hélios est très bien passé. J’ai été ravie des séjours d’Hélios chez elle ; les locaux avec boxes étaient très propres et lumineux et Hélios avait droit à une longue promenade chaque jour en longe à l’arrière de sa propriété. Tout s’est toujours bien passé.

Malheureusement, j’ai dû déménager et il nous a fallu trouver une autre pension. Plusieurs essais encore avant de trouver mon bonheur…

Maintenant Hélios a ses habitudes dans une pension plutôt géniale où il a accès quotidiennement à un parc en compagnie d’un de ses congénères et ça se passe super bien ! De vraies vacances !

Et vous, quel « système » avez-vous choisi pour faire garder votre chien ? Trouvez-vous parfois ça compliqué ?

Cet article vous a inspiré? Epinglez sur Pinterest!

Les 5 points indispensables pour avoir un chiot bien dans ses poils

Les 5 points indispensables pour avoir un chiot bien dans ses poils

Pour le premier article de ce blog, j’ai eu du mal à me décider… est-ce que je rentre dans le vif du sujet tout de suite ou est-ce que je vous présente d’abord en gros ma vision des choses?

Finalement je préfère d’abord vous exposer comment je vois les choses…

Acquérir un chiot et le guider pour qu’il devienne adulte un bon chien de famille va nécessiter de votre part une vraie réflexion en amont, de la patience, et un certain investissement en temps (et parfois aussi financièrement) sur le long terme.

Selon moi, il y a cinq aspects qui sont importants pour avoir un chien bien dans ses patounes à l’âge adulte…

1 # Choisissez une race et un gabarit de chien qui seront adaptés à votre mode de vie

Par pitié ne choisissez pas votre chiot purement sur des critères esthétiques ou parce qu’il est à la mode. La période « jack russell » a fait souffrir plus d’un chien et son propriétaire parce que ce dernier était vite dépassé par sa boule de poils énergique façon pile duracell!

Husky, malinois, labrador n’auront pas besoin de se dépenser de la même manière qu’un lhassa apso, un chihuahua ou un bichon frisé…

Si vous êtes un maniaque de la propreté, cela pourrait être difficilement conciliable avec un chien, qui perd ses poils, peut revenir crotté de ses promenades etc.

Réfléchissez bien à vos attentes!

2 # Choisissez un bon élevage (je ne parle pas de chiens primés en concours…)

Mais qu’est-ce qu’un bon élevage? Contrairement à ce qu’on pourrait croire, tous les élevages ne se valent pas dans la préparation des chiots à leur future vie de famille. La mère des chiots par exemple jour un rôle primordial auprès de ses petits dans les apprentissages de la communication canine, de l’inhibition de la morsure… C’est pourquoi il est indispensable qu’une mère puisse être avec ses chiots tout au long de leur présence à l’élevage, généralement de la naissance à deux mois.  J’ai une préférence pour les élevages « familiaux », qui ont une ou deux races de chiens et font une à deux portée(s) par an. Souvent, les éleveurs prennent le temps de commencer à familiariser les chiots à ce qu’ils rencontreront ou entendront dans leur vie quotidienne: bruits de voiture, aspirateur, vélo,… etc.

3 # Quand votre chiot sera arrivé à la maison, vous devrez impérativement le socialiser et  le familiariser à un maximum de situations

Quand vous accueillez votre chiot, il a généralement deux mois (parfois 2 mois 1/2, certains éleveurs préférant garder leurs chiots plus longtemps). Entre deux et trois mois, votre chiot est une vraie éponge dans ses apprentissages, il est très facile de lui enseigner de nouvelles choses; alors autant en profiter! Donc n’attendez pas avant de sortir votre chiot, la période de 2 à 4 mois est une période critique pour faire découvrir à votre chiot (attention, toujours de façon positive!) tous types de situations, de personnes et d’endroits qu’il pourrait rencontrer dans sa vie quotidienne. Un vieux monsieur qui marche lentement avec une cane et un chapeau n’est pas la même personne qu’une enfant de 8 ans qui fait de la trottinette! Se promener sur la plage est quand même bien différent d’une sortie au marché! Bref, vous voyez ce que je veux dire…

Et ne parlons pas des animaux! La première fois qu’Hélios a vu un cheval ça lui a fait tout drôle !

4 # Apprenez à gérer votre relationnel avec votre chiot

Votre chiot utilise sa vue, son ouïe et sa truffe pour vous « décoder ». Vos intonations de voix, vos mimiques, vos postures, votre regard… « parleront » à votre chiot, ce sera comme ça qu’il apprendra à communiquer avec vous (perso, je suis tout bonnement épatée au quotidien par Hélios dans la « lecture de mon non-verbal »!). J’adore cette part de la relation, où parfois d’un regard ou d’un geste de la main, sans même lui parler, votre chiot comprend ce que vous attendez de lui, tout en douceur!

S’il vous plaît, ne basez pas la relation avec votre animal sur des punitions et contraintes en tout genre, vous perdriez toute sa confiance et détérioreriez (ouf, c’était dur à écrire!) votre relation. Comme vous, j’ai eu une période où on m’avait dit qu’il fallait punir son chien quand il faisait telle ou telle bêtise et ne pas se laisser « dominer » (long sujet la domination, je pense que j’en ferai tout un article). Quand il fallait « plaquer » mon chien au sol et qu’en retour il me montrait les crocs, je vous dis que non seulement je ne me sentais pas bien, mais en plus je n’en menais pas large … Bref, ça ne me paraît pas la solution  (en tout cas pour moi) et  ce n’est pas ce que vous trouverez sur ce site. Rassurez-vous, même sans brusquerie, je ne me fais pas déborder par mon chien, et ce n’est pas non plus le monde des bisounours où cadre et limite n’existent pas.

5 # Maintenez voire renforcez les apprentissages effectués avec votre chiot lorsqu’il atteint l’adolescence

Ce sera moins l’objet du blog je pense, parce qu’on est déjà dans un âge plus avancé du chiot, mais je tiens quand même à l’évoquer ici: l’adolescence. Période selon moi critique aussi, qui démarre entre 6 mois et un an selon la race de votre chiot, car c’est une période où on a parfois l’impression de devoir tout recommencer à zéro: votre chiot, pourtant très obéissant, ne répond plus quand on l’appelle, de nouvelles peurs apparaissent… C’est pourquoi c’est une période selon moi très importante où il faut poursuivre et maintenir les apprentissages que l’on a déjà effectués avec son chiot.

C’est une période qui ne m’avait pas particulièrement marquée avec le lhassa apso de mes parents, mais avec Hélios, j’ai eu l’impression qu’on m’avait changé de chien à partir de ses 6 mois… D’un chiot très obéissant j’ai eu un ado qui n’était plus en mesure de m’écouter, d’un chiot qui allait dans n’importe quel endroit j’ai eu un chien qui soudainement ne voulait plus aller sur les carrelages, avec une grosse période où il ne voulait plus du tout rentrer dans les habitations où alors à reculons (ne me demandez pas pourquoi, peut-être trouvait-il cela plus stable?!)… Des peurs aussi renouvelées, des poubelles, des feuilles qui volent… C’est donc une période où il faut poursuivre l’apprentissage de situations variées, la rencontre de nouvelles personnes, mais avec patience et doigté car contrairement à sa période chiot où votre animal est généralement ouvert à toute « nouvelle aventure », votre nouvel adolescent peut avoir plus peur de nouvelles situations.

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel dans ces périodes délicates, il peut être rassurant de savoir qu’on fait bien les choses et qu’on va dans le bon sens!

Si cet article vous a « parlé » , n’hésitez pas à le partager autour de vous!

Inspiré? Epinglez sur Pinterest!

Page 1 sur 212