Education du chiot: séance en groupe ou individuelle?

Education du chiot: séance en groupe ou individuelle?

Quand votre chiot arrive chez vous, il va vite vous être recommandé, par votre famille, les amis, le vétérinaire… de démarrer l’éducation de votre chiot.

Si vous ressentez le besoin d’être guidé, encadré pour mieux accompagner votre chiot dans ses apprentissages voire résoudre les premières « problématiques », il va être important de se pencher sur les services qui peuvent vous être proposés.

 

Accompagnement collectif

Le club canin à côté de chez vous

Ces clubs canins exercent généralement leurs activités sur un terrain d’éducation, en extérieur. Ils proposent souvent, outre l’école du chiot, d’apprendre à faire avec son chien d’autres activités, comme pratiquer l’obéissance, l’agility etc. et aller en concours le cas échéant.

Les cours (d’une durée d’une heure) sont menés par des moniteurs bénévoles et ont lieu en groupe, souvent le weekend (le samedi pour l’école du chiot). C’est ce qui fait aussi que les tarifs sont intéressants : il peut vous être proposé un droit d’entrée (20-30 €) puis un abonnement annuel (en moyenne 100 €), qui vous permet de vous entraîner avec votre chien chaque weekend au club canin.

Lorsque vous emmenez votre chiot à l’école du chiot, voici généralement ce qui est au programme pour lui :

  • Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger…
  • Intégrer le rappel
  • Apprendre la marche au pied avec et sans laisse
  • Rencontrer différents humains
  • Marcher sur des supports de nature et forme variées et travailler sa mobilité
  • Rencontrer des congénères de différentes races et gabarits (selon les écoles, uniquement des chiots, ou avec parfois des chiens adultes, bien sélectionnés pour l’école)

Attention cependant, un club canin n’en vaut pas un autre. Soyez vigilant sur votre choix de club canin.

Il existe aujourd’hui en effet principalement deux types de clubs canins :

=> Les clubs canins en méthode « traditionnelle »

Dans ces clubs, les apprentissages sont encore souvent menés par la force et la contrainte. On vous demande de tirer par intermittence sur la laisse pour apprendre à votre chiot à rester au pied, on vous dit d’appuyer sur les fesses de votre chiot pour le faire asseoir, … Le chiot peut être puni quand il ne fait pas ce qui lui est demandé. L’atmosphère de ce type de club peut être particulièrement anxiogène pour certains chiots.

Si vous avez un chiot particulièrement sensible et/ou si vous n’adhérez pas à ce genre de méthodes, ce type de club canin est à éviter. En tout cas pour ma part, ce n’est pas le type de lieu que je recommande pour bien démarrer avec son chiot, quel qu’il soit.

=> Les clubs canins travaillant en renforcement positif

Dans ces clubs, les apprentissages sont basés sur la récompense. Quand le chiot adopte le comportement qui lui est demandé (par exemple, s’asseoir, revenir au rappel), il est récompensé, que ce soit par une caresse, un jeu, une friandise… L’ambiance est bienveillante, les rencontres se font sans forcer, dans le respect du chiot.

 

Comment trouver le club dont vous avez besoin

Quand vous allez à l’école du chiot, allez-y dans un premier temps sans votre chien. Cela pourra vous éviter quelques déconvenues tout en vous permettant de vous faire une idée sur ce qui est proposé facilement et rapidement. Assistez un samedi à un cours d’éducation canine et regardez ce qui se passe.

Faites confiance à votre instinct : si vous sentez que ça se passe bien, si vous avez un bon feeling, essayez avec votre chiot. Si par contre ce que vous voyez ne vous plaît pas, passez votre chemin.

 

Les alternatives au club canin

Les éducateurs canins professionnels peuvent vous proposer différents services en groupe également. Certains professionnels possèdent ou mobilisent un espace d’apprentissage pour les classes chiot. Attention, là encore, selon les professionnels, vous travaillez en méthode traditionnelle ou positive; à vous de choisir. Les apprentissages proposés sont grosso modo les mêmes qu’en club canin.

Pour aller plus loin, certains éducateurs proposent également des balades éducatives (1h-1h30), toujours en groupe, par exemple en milieu urbain. L’ objectif est ici de continuer l’apprentissage des ordres de base dans des contextes variés et surtout de poursuivre la socialisation de votre chiot en lui faisant découvrir différents environnements (foule du marché, odeurs de restaurants, etc.) tout en vous montrant comment agir et réagir dans les différentes situations rencontrées (quand votre chiot tire en laisse, a peur, etc.).

Bien souvent, le règlement s’effectue à la séance ou au forfait (par exemple 10 séances d’une heure) selon vos besoins.

 

Avantages du travail en groupe

Il peut être intéressant de travailler en groupe pour habituer votre chiot à rencontrer différents congénères, de gabarits, de morphologie, de race, voire d’âges variés. C’est ainsi aider votre chiot à poursuivre l’apprentissage des « bonnes manières » canines, de la communication canine, c’est important pour en faire un chiot bien équilibré. N’oubliez pas que le chien est un animal social, c’est important pour lui de partager des moments avec d’autres chiens.

Pour vous, le travail en groupe est un excellent moyen d’échanger avec d’autres personnes, qui sont dans la même situation que vous. C’est l’occasion d’évoquer vos inquiétudes, de partager les bons moments avec votre chiot comme les mésaventures.

 

Par contre, si vous avez un chiot plutôt réservé, peu sociable avec chiens et/ou humains, voire qui n’est pas du tout à l’aise lors des sorties, les cours en groupe ne sont sans doute pas les plus adaptés pour vous. Préférez plutôt les séances individuelles, avec un éducateur ou un comportementaliste canin.

 

Accompagnement individuel

 

Les cours individuels avec un éducateur canin

Ces séances, d’une heure généralement, s’organisent en fonction de vos besoins et de votre emploi du temps.

Le professionnel peut vous proposer un planning de travail, établi en fonction du tempérament de votre chiot, de vos objectifs voire des « problématiques » à résoudre.

Apprendre à votre chiot à s’asseoir ne nécessitera pas le même travail que de lui apprendre à ne plus avoir peur des voitures.

Les cours peuvent avoir lieu à proximité de votre domicile ou de celui du professionnel.

Bien souvent, le règlement s’effectue à l’heure ou au forfait (par exemple 10 séances d’une heure) selon vos besoins.

 

Le rendez-vous avec un comportementaliste

L’approche n’est normalement pas la même que pour les séances d’éducation canine. Le comportementaliste se rend généralement à votre domicile pour mener avec vous un entretien individualisé d’une moyenne de 2h. L’objectif est de comprendre votre cohabitation dans son ensemble (histoire du chiot, composition de la famille, lieu de vie, problématiques rencontrées etc.) et de vous soumettre des recommandations individualisées pour favoriser une bonne cohabitation avec votre chiot.

Généralement, ce type d’accompagnement se fait sur 2-3 rendez-vous maximum. Le tarif de chaque « consultation » est variable selon les professionnels mais généralement plus élevé qu’une séance d’éducation canine.

Certains éducateurs-comportementalistes proposent de combiner rendez-vous de deux heures pour bien cibler la cohabitation avec des cours d’éducation individuels ou en groupe.

 

Atouts de l’accompagnement individualisé

Le principal atout de l’accompagnement individuel reste l’adaptation du professionnel à vos attentes, à votre contexte de vie et votre chiot. Les réponses et propositions de résolution de vos éventuelles problématiques dépendent de vous et de votre chiot.

 

 

Faites-vous votre propre avis

De manière générale, soyez vigilant sur le choix du professionnel qui va vous accompagner. En fonction de leur expérience, de leur(s) formation(s) (ou non formation d’ailleurs), les « méthodes » pratiquées par les éducateurs, les comportementalistes, même s’ils partagent la même dénomination professionnelle, peuvent être très différentes d’un individu à un autre.

La présentation que je vous ai faite des différents services pouvant vous être proposés reste générale. Il vous appartient de vous faire votre propre avis sur la prestation qui vous est offerte, en fonction de vos objectifs mais aussi de vos valeurs.

Le bouche à oreille reste ce qui fonctionne le mieux pour vous recommander un pro. Si le site internet et/ou la page facebook du professionnel vous semble sérieux et correspondant à ce que vous recherchez, c’est aussi un bon moyen de se faire une première impression sur sa façon de travailler.

Cependant, rien ne vaut votre ressenti lorsque vous échangez par téléphone, par mail ou encore mieux en face à face avec lui lors d’un premier rendez-vous.

Et n’oubliez pas, le travail effectué avec un professionnel canin est un très bon début pour démarrer du bon pied avec votre animal mais n’est pas suffisant à lui seul entre les 2 et 4 mois du chiot pour en faire un chiot bien dans sa tête et dans ses pattes. Il vous appartiendra d’appliquer les recommandations du professionnel dans votre quotidien et de poursuivre la socialisation de votre chiot dans des milieux et conditions variés.

 

 

Votre chien vous parle. Vous l’écoutez?

Votre chien vous parle. Vous l’écoutez?

Votre chien vous parle, savez vous l’écouter?

Voici une petite histoire que je vous invite à lire. Discutons-en ensemble après!

Une petite histoire

« La journée commence et elle s’annonce chargée. Que de choses à faire!

Mais tout d’abord, sortir le chien. Il est temps de sortir Laïka pour qu’elle fasse ses besoins. Vous prenez la laisse et l’invitez à venir à vous pour démarrer la sortie. Laïka vous regarde d’un air un peu étrange et lève la patte avant droite. Vous vous impatientez, insistez et elle finit par venir à vous, lentement, les yeux orientés vers le sol. Pas trop tôt! Vous attachez Laïka, qui se permet au passage un baillement, et vous sortez.

Dans le parc à côté de chez vous, toujours en laisse, vous laissez Laïka flairer un peu et faire ses besoins à son aise.  Vous espérez qu’elle ne va pas mettre trop longtemps car les enfants ne vont va tarder à se réveiller. Rien qu’en pensant à tout ce que vous avez à faire, vous trépignez d’impatience, vous ne pouvez pas vous empêcher de soupirer et de taper du pied par terre. Pendant ce temps, Laïka flaire, flaire, et flaire… elle passe son temps la truffe au sol en vous regardant du coin de l’oeil, mais non di diou, en attendant elle ne fait rien! Lassée, vous décidez de la lâcher. Après tout, vous en avez marrez de suivre votre chien partout! Laïka s’éloigne un peu et finit par éliminer. Ouf, c’est bon, vous allez pouvoir rentrer, il n’y a plus de temps à perdre. Mais voilà que tout à coup, vous voyez Laïka se raidir, tendue, le regard fixé au loin. Et la voilà qui se met à courir vers la clôture du parc à toute allure. Arrivée à la clôture, elle se met dans une position un peu étonnante (sinon ridicule?!) les pattes plaquées au sol tout en levant et en bougeant son derrière de droite à gauche… Mais qu’est-ce qu’elle fout? Vous voyez alors un chat courir le long de la clôture…

Vous appelez votre chienne, mais encore une fois, elle ne revient pas. Vous la rappelez de nouveau, cette fois-ci en haussant le ton. Eh ben voilà, bon certes, ça donne l’impression qu’elle fait un détour en chemin, mais la voici qui vous rejoint enfin. Au moment d’attacher la laisse à son collier, vous vous dites qu’elle a peut-être soif car elle détourne le regard tout en se léchant les babines.

Retour à la maison, les enfants sont debout! Votre petite dernière Coralie est heureuse de pouvoir dire bonjour à sa petite chienne et l’enserre dans ses bras tout en lui faisant plein de bisous. Vous observez l’échange du coin de l’oeil: qu’est-ce que Laïka est gentille quand même! Elle reste toute calme. Vous vous demandez tout de même pourquoi elle détourne autant le regard… et puis qu’est-ce qu’elle baille, serait-elle fatiguée?

Vous demandez à vos enfants d’aller se préparer avant le petit-déjeuner et vous nourrissez votre chienne dans la cuisine. Ouf, elle boit et mange de suite, elle devait avoir faim. Vous la laissez tranquille pendant que vous préparez le petit-déjeuner. Par inadvertance, vous faites tomber une serviette juste à côté de la gamelle de Laïka. Vous vous penchez pour la ramasser et là votre chienne se met à vous grogner dessus! Non mais c’est quoi ce bazar? Vous l’engueulez mais son grognement ne fait que s’intensifier, elle ose même vous montrer les crocs ma parole! Mais où est passée votre gentille chienne?

Un brin secouée, vous vous remettez à votre affaire tout en jetant des coups d’oeil de côté à Laïka, qui ne grogne plus et continue de manger. La gamelle finie, elle part dans le salon et se coucher dans son panier. Vous débarrassez.

Il est temps d’emmener les enfants à l’école et d’aller au travail! La petite Coralie tient à dire au revoir à Laïka: elle se penche vers elle, la serre dans ses bras. Là encore, vous êtes surprise que votre chienne détourne autant le regard et se lèche à ce point les babines. Mais qu’est-ce qu’elle a?

Pendant que vous vous habillez pour sortir, Laïka se met à tourner en rond, à faire des allées et venues entre vous et le salon, et vous avez l’impression qu’elle hyper ventile tellement elle respire fort! Et puis toujours des bâillements et léchages de la truffe. Sans doute de la demande d’attention pour que vous lui disiez au revoir, non? Vous vous exécutez en faisant une grande caresse et quelques bisous à votre chienne, avant de passer la porte avec vos enfants.

Ouf, une journée de travail dans les jambes, les enfants récupérés à l’école, vous êtes crevée! Vous allez récupérer votre courrier sur le chemin de la maison. Surprise, vous avez un mot de votre voisin, qui vous dit que votre chienne a hurlé et aboyé une bonne partie de la journée, l’empêchant de travailler! Votre moral en prend un coup.

Vous passez la porte pour rentrer chez vous et là, horreur!, on dirait que quelqu’un est venu retourner votre salon sens dessus dessous en votre absence! Chaussures éparpillées dans la pièce (euh, y aurait pas un peu de bave dessus même en regardant bien?!), coussins de canapé éventrés, tapis retournés, bouquin déchiré… un cyclone est passé dans la pièce! En colère, vous regardez votre chienne. Celle-ci s’avance vers vous tout doucement, la queue entre les jambes, recroquevillée et le regard fuyant. Haha! elle sait qu’elle a fait une bêtise, regardez donc son air coupable! Vous l’engueulez un bon coup pour qu’elle comprenne, avant d’aller nettoyer tout ce bazar.

Vous n’avez pas la force ni l’envie de promener votre chienne ce soir, alors vous la laissez aller dans le jardin. Vous êtes en train de préparer le dîner pendant que vos enfants font leurs devoirs et tout à coup vous entendez votre chienne aboyer. Sauf que ça dure! Mais ma parole, elle va vous déranger tout le quartier à aboyer comme ça! Vous sortez et l’appelez. Rien, elle continue d’aboyer. La tension monte, monte… vous n’avez pas que ça à faire! Vous la rappelez une seconde fois, plus fermement. Elle aboie de plus belle. Vous décidez d’aller la chercher. Vous la trouvez au niveau de votre clôture. Vous regardez dans la rue et voyez un peu plus loin une personne avec son chien sur le trottoir. Agacée, vous vous penchez sur votre chienne et le visage en face de sa truffe, vous lui dites le regard noir et franc « ça suffit! stop! y’en a marre! ». Laïka vous fixe à son tour et se raidit. Vous pouvez voir le blanc de ses yeux. Vous pensez: « et voilà, il faut de nouveau que je m’énerve pour qu’elle soit à l’écoute, c’est pas normal ça! »

Ayant dit ce que vous avez à dire, vous rentrez avec Laïka à la maison. « 

Erreurs d’interprétation

Bon alors j’aurais pu continuer comme ça la petite histoire jusqu’à la toute fin de la journée, mais bon ça vous aurait fait sacrément long à lire et je pense qu’avec ces quelques paragraphes, je vais réussir à faire comprendre là où je veux en venir.

A votre avis, est-ce que les interprétations des comportements et réactions de Laïka faites par ses humains ont été correctes?

La réponse est non, je dirais même que des drames ont été évités de peu.

L’humain, nous, communiquons principalement verbalement. Nous utilisons notre voix, nos intonations, pour nous faire comprendre de nos pairs, bien plus que notre langage corporel (non-verbal), même si notre discours est souvent accompagné de postures, gestes, déplacements etc.

Le chien, pour se faire comprendre, utilise au contraire plus souvent le non-verbal. Par ses postures, mimiques, regards, placements… il communique avec les autres, notamment ses congénères, l’apaisement, la menace, la peur, son malaise etc. Ce langage corporel peut être ou pas accompagné de vocalisations, type aboiement, hurlements, grognements etc. Chaque posture, chaque vocalisation a lieu dans un contexte particulier, une situation définie. De plus, chaque chien ne communique pas forcément de la même manière qu’un autre dans une situation donnée.

L’humain n’étant pas habitué à se focaliser sur le non-verbal, la « lecture » de la communication, du langage de notre chien ne va pas de soi. Cela nécessite en général de vraiment porter son attention sur son chien pour alors apprendre à décrypter son langage, ses signaux de communication et petit à petit mieux le comprendre.

Plusieurs fois tout au long de la journée Laïka a présenté à sa famille des signaux d’apaisement pour signifier son inconfort, son mal-être, qui ont été totalement ignorés:

  • Patte levée
  • Bâillements (à différencier du bâillement de fatigue)
  • Détournement du regard, regard fuyant
  • Léchage des babines, de la truffe
  • Contournement (le détour en chemin quand la chienne est appelée)
  • Flairage au sol en regardant sa propriétaire (à différencier du flairage exploratoire où le chien est concentré sur le flairage et les odeurs au sol)

Les signaux d’apaisement sont utilisés très fréquemment par le chien en prévention, pour éviter le conflit (et donc évite d’aller jusqu’à la morsure…)

Les allées et venues, accompagnées de l’hyper ventilation de Laïka, sont le signe d’une tension forte liée au départ de ses propriétaires, là encore mal interprétées. Les hurlements et aboiements lors de la période de solitude, qui dans ce contexte expriment une profonde détresse, sont sous-estimés et peu considérés par la famille, excepté pour les nuisances sonores qu’ils entraînent.

Les signes de menace que sont par exemple les grognements sont écoutés, mais peu compris. Ici la chienne protège sa ressource qu’est la nourriture et menace quiconque s’en approche, quiconque aurait des velléités de la lui prendre. D’autres signes de menace, plus « subtils » sans doute, ne sont tout simplement pas observés et encore moins pris en compte. Je pense notamment à Laïka toute raidie qui fixe du regard sa propriétaire. Dans cette situation, on est sans doute à deux doigts de la morsure… Laïka a sans doute peur de sa propriétaire, qui la fixe du regard tout en étant menaçante.

Dans ma petite histoire, et pour les besoins d’explications et de contextualisation, je vous ai présenté à chaque fois les postures, mimiques, regards, vocalisations etc. qu’adoptaient la chienne. Mais finalement dans le quotidien, vous êtes parfois tellement embarqué dans le rythme de la journée, que vous pouvez être inattentif à ce que vous dit votre chien. Si je ne vous avais pas dit par exemple que Laïka détournait le regard et baillait quand votre enfant la serrait dans ses bras, si vous aviez été à la place du parent, l’auriez-vu vu? Y auriez vous fait attention? Ne pas savoir interpréter ce que vous dit votre chien est une chose, mais encore faut-il d’abord porter attention justement à ce que votre chien exprime.

Je vous engage vraiment à regarder plus attentivement votre chien au quotidien. Cela vous permettra d’éviter bien des difficultés, voire des drames (morsures), mais aussi d’améliorer une situation, d’établir une relation de confiance et de résoudre certaines problématiques… Bref, apprendre à repérer ce que vous dit votre chien et le comprendre c’est favoriser une cohabitation équilibrée et respectueuse avec votre animal.

Pour vous aider

Pour vous aider à mieux comprendre votre chien dans une situation donnée, essayez de répondre à trois questions lorsque la-dite situation a lieu:

1. Que fait votre chien à l’instant présent? => SON COMPORTEMENT

Exemple: mon chien est en train d’aboyer à la clôture du jardin

2.  Comment décririez-vous sa posture?  => SON LANGAGE

Toujours dans le même exemple: mon chien m’a l’air plutôt menaçant. Il a l’air imposant, la queue relevée, les oreilles pointées vers l’avant et il « bondit » vers la clôture.

3. Qu’est-ce qui se passe? => LA SITUATION, LE CONTEXTE

Encore dans le même exemple: un chien passe devant la clôture.

Dans notre exemple, le chien est sans doute en train d’aboyer pour tenir le chien à distance.

Avec cette méthode, vous devriez être en mesure de progressivement mieux comprendre ce que vous dit votre chien.

(source: iSpeakDog – c’est en anglais mais je trouve que c’est plutôt bien fait)

 

 

 

Et pour aller plus loin, je vous invite à regarder la vidéo suivante, réalisée par Cynopsis:

 

Deux livres également très intéressants pour comprendre le langage de son chien que je vous invite à lire si vous voulez approfondir le sujet:

  • « Comment parler chien », de Stanley Coren
  • « Les signaux d’apaisement », de Turid Rugaas

 

Et vous, savez-vous comprendre votre chien? Savez-vous ce qu’il vous dit? N’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Et si vous pensez que cet article peut profiter à d’autres, n’hésitez pas à le partager!

 

 

La promenade, indispensable à l’équilibre de votre chiot

La promenade, indispensable à l’équilibre de votre chiot

En accueillant un chiot,  vous vous engagez à lui assurer une vraie promenade (et non pas juste une sortie pipi de 5 minutes) plusieurs fois par semaine si ce n’est tous les jours pour satisfaire ses besoins de flairage et d’exploration.

 

1# La promenade permet au chiot de construire son équilibre émotionnel et de développer ses capacités d’adaptation

 

Sortir son chiot, lui faire découvrir de nouveaux lieux régulièrement, surtout entre ses 2e et 4e mois de vie, est indispensable pour lui permettre d’être en capacité de s’adapter facilement à toute nouveauté et à tout environnement.

Que ce soit à la campagne ou en ville, chaque sortie est une occasion d’apprendre !

Une promenade dans les chemins ruraux sera une parfaite occasion de se familiariser aux vaches, moutons, chevaux… mais aussi aux tracteurs (beaucoup de bruit, très gros comme véhicule) et autres engins agricoles.

Une balade en ville lui fera découvrir motos, bus, bruits variés, sirènes de pompiers…

Toutes ces sorties lui permettront également de croiser des personnes très différentes, jeunes, moins jeunes, en fauteuil roulant, avec une casquette, une capuche… qui courent, qui font du vélo, qui sont à scooter, qui écoutent de la musique… 

Sans compter la rencontre de tous types de congénères, petits, grands, poils longs, poils courts, plus ou moins avenants…

Mais attention ce n’est pas la quantité des expériences qui compte, mais surtout leur qualité! 

 

2# Toute nouvelle expérience doit être de qualité et vécue positivement par votre chiot

 

La promenade doit se faire au rythme de votre chiot et non au votre.

Préférez dans un premier temps des promenades courtes (votre chiot fatiguera assez vite): 10-15 minutes suffisent.

Ne forcez jamais votre chiot à aller au contact de ce qui lui fait peur ou le met en inconfort (que ce soit des gens ou des objets). Laissez-le « absorber » toute cette nouveauté et décider de lui-même s’il veut aller plus loin en allant flairer, toucher… ou garder une certaine distance.

Laissez à votre chiot le temps dont il a besoin pour qu’il appréhende son nouvel environnement. Je pense à mon Hélios qui quand il était petit s’asseyait parfois en pleine promenade et refusait alors de bouger. Il restait là à regarder autour de lui, tranquille. Si ça vous arrive, inutile de vous énerver et de tirer sur la laisse. Attendez deux minutes puis invitez votre chiot à avancer en l’appelant à vous.

J’ai passé plusieurs fois 5-10 minutes assise simplement sur un banc avec mon chiot, dans un parc, en bord de mer, à la terrasse d’un café, à le laisser observer et intégrer en confiance et sereinement un nouveau lieu, avec de nouvelles odeurs, du bruit varié, etc.  Si vous allez au marché avec votre chiot par exemple et que vous voyez qu’il est effrayé par toute cette activité, vous pouvez rester dans un premier temps un peu à l’ecart des étals et le laisser observer. Quand vous verrez que votre chiot sera plus confiant, tentez une nouvelle fois de vous approcher du marché, mais peut être à un moment où il y a moins de monde…

Bref, allez-y progressivement.

 

3# Saisissez cette opportunité pour renforcer votre relationnel avec votre chiot

Personnellement j’apprécie beaucoup de promener mon chien. J’ai l’impression de continuer à apprendre à le connaître.

En balade, votre chiot et vous êtes reliés par une laisse. Instrument de contrainte, outil de sécurité, il vous faudra apprendre à gérer l’utilisation de cette laisse pour que vos sorties soient agréables.

Ainsi ce n’est pas seulement votre chiot qui est élève lors des sorties, mais vous également.

Vous apprendrez lors des promenades à maîtriser et contrôler vos réactions dans différentes situations, à gérer vos déplacements et ceux de votre chiot en fonction de votre environnement.

Ex : ah tiens je rencontre ce chien-là, je sais maintenant que… il vaut mieux changer de trottoir, garder mon calme pour ne pas effrayer mon chiot etc.

Tout ça ne pourra se faire que si vous êtes attentif à la promenade, à ce que fait votre chiot.

Ce qui veut dire qu’il est impératif que ce soit vous et non pas votre enfant qui promène votre chiot.

Il est aussi indispensable que votre attention soit focalisée entièrement sur votre animal et ce qui vous entoure et non pas votre smartphone par exemple.

La promenade est un moment privilégié avec votre chiot, observez comment il réagit, comment il communique… Vous apprendrez ainsi à mieux le connaître et à décoder ses attitudes.

4# Profitez de la promenade pour poursuivre les apprentissages des ordres de base

Même si votre chiot est en laisse, rien ne vous empêche de tester le rappel.

Tout arrêt avant de traverser une rue par exemple peut être l’occasion d’apprendre le « stop ».

Idem pour le « assis », il peut être pratiqué très spontanément lors des promenades.

Bon alors, après, c’est comme tout, en étant raisonnable hein, il ne s’agit pas que la promenade tourne en séance d’éducation où vous allez demander à votre chiot à tout bout de champ de s’asseoir.

Profitez simplement des moments qui se prêtent bien pendant la promenade à certaines demandes pour les pratiquer…

Et si votre chiot ne répond pas à tel ou tel ordre à un moment donné, ce n’est pas grave ! Peut-être y a-t-il trop de bruit (et donc trop d’inconfort) autour de lui, peut-être son attention est-elle retenue par autre chose… Bref, ne vous en faites pas, réessayez simplement plus tard et dans une autre situation. Et rappelez vous, s’il répond à votre demande, félicitez-le !

 

Pour conclure, n’oubliez pas que la promenade doit rester un moment sympathique pour vous et votre chiot. Il est quand même bien agréable de s’aérer l’esprit et de se dégourdir un peu les jambes. Encore une fois, profitez de ce moment privilégié avec votre chiot, enjoy !

 

Vous souhaitez réagir à cet article? N’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Cet article pourrait intéresser d’autres personnes autour de vous? Partagez!

 

 

Quand nos chiens sont victimes de nos croyances et projections

Quand nos chiens sont victimes de nos croyances et projections

J’ai récemment revu une vidéo reportage sur Youtube d’une dame qui présentait son élevage de chihuahua. A priori, intéressant.
Elle montre alors à la caméra ce qu’elle appelle « la chambre de ses bébés ».On rentre alors dans une pièce, en effet une chambre, décorée comme pour un enfant, avec des lits pour bébé, des petites étagères, une armoire…
Dans les lits pour bébés, les chihuahuas. La dame nous montre alors comment elle va habiller ses « bébés » aujourd’hui: vêtement avec parures (rose pour les femelles, bleu pour les mâles), éventuellement noeud papillon ou collier avec strass.
Les chiens sont transportés dans les bras et rarement posés à terre. Quand il faut sortir, ces chiens totalement infantilisés sont promenés en poussette.
Bref, on n’est bien loin je trouve du chien « normal » qui a son panier, se salit les pattes en allant dehors et est promené en laisse.
Certes, ce genre de situation n’est (je l’espère) pas très courant.
Mais bon, ça m’a donné envie de vous parler de l’anthropomorphisme.

Alors commençons…

L’anthropomorphisme, qu’est-ce que c’est?

Voici comment mon dictionnaire Larousse définit l’anthorpomorphisme:
Anthropomorphisme n.m. Tendance à attribuer aux objets naturels, aux animaux et aux créations mythiques des caractères propres à l’homme.

Je complèterais en disant que « caractères propres » incluent pour moi tout ce qui concerne les sentiments, croyances, pensées, convenances humaines projetées sur les animaux, ici les chiens.

Qui n’a jamais dit un jour « regarde le, il sait qu’il est coupable, qu’il a fait une bêtise! », « il m’aime et me comprend », « Il s’est vengé! », « oh là là, mais qu’est-ce qu’elle est jalouse » et autres phrases de ce genre.
Je pense que chacun d’entre nous peut lever la main!
Le cerveau humain analyse et interprète ce qu’il voit en se basant sur son propre mode de pensées, ses propres croyances et en se mettant à la place de l’autre. On a donc vite fait de faire de l’anthropomorphisme!

Mais un chien n’est pas un humain, on ne peut donc pas projeter nos propres modèles sur cet individu d’une autre espèce!

 

Le chien n’est pas un humain et a des comportements, une communication… propres à son espèce

Un chien est un animal. Il a donc des comportements … d’animal.

Un chien ne reconnaît pas les convenances de notre société. Les « beurk c’est sale », « ça ne se fait pas », « c’est malpoli »… il ne connaît pas!
Il ira donc flairer les crottes d’autres animaux, il flairera peut-être d’un peu trop près vos visiteurs…
Il mangera les crottes des chats, il se jettera sur le crottin des chevaux…
Il se roulera dans la boue, à la vue du moindre lac ou de la mer, il plongera dans l’eau, il creusera des trous…
Tout cela est sans doute sale, malséant pour vous, parfois dérangeant… Pour votre chien, ce sont des besoins et qui s’ils sont comblés, contribueront sans doute à en faire un chien bien dans ses poils.

C’est un animal social. Généralement, il a besoin de rencontrer des congénères.
Un chien ne comprend pas les mots, les expressions, les discours que vous pouvez lui tenir.
Pour s’exprimer, il pleure, il gémit, il hurle, il aboie, il grogne, voire il mord… et il communique de cette manière aussi avec ses congénères et par le biais de postures/mimiques/regards etc.
Un chien peut donc monter son congénère, lui montrer les crocs, provoquer un conflit … ça arrive.

Si vous promenez votre chien en poussette, vous lui enlevez cette capacité de communiquer avec ses congénères.
Quand vous lui faites prendre un bain et/ou que vous le parfumez, vous modifiez son odeur corporelle et donc quelque part une partie de son identité olfactive.
Attention, ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas être shampouiné quand il est plein de boue et qu’il sent mauvais, mais tout est question d’équilibre.
Si vous habillez votre chien avec différents accessoires de façon sophistiquée, purement dans un but esthétique, vous ne lui permettez pas de communiquer correctement non plus. Je ne mets pas dans cette catégorie les manteaux pour protéger certains chiens de la pluie et du froid.

Il existe aussi une forte croyance, je parlerais même de projection, liée à la reproduction des chiens.
Certains propriétaires refusent de faire stériliser/castrer leur animal parce que « c’est une mutilation » ou  » ça va ôter toute virilité au chien » ou parce que pour la femelle il est estimé qu’elle va déprimer si elle n’a pas au moins une portée.
C’est faux, tout cela repose sur des considérations et des projections totalement humaines!

 

Le chien vit dans l’instant et réagit à son environnement

Par nature,
Un chien se met-il en colère? Non
Un chien est-il méchant? Non
Un chien est-il jaloux? Non
Un chien peut-il détester quelqu’un? Non plus

Un chien vit dans l’instant et ne projette pas d’intentions à autrui. Il ne se projette pas non plus dans l’avenir.
Il ne fait pas de lien entre ce qu’il a vécu il y a 15 minutes et vos réactions maintenant.
Nos chiens ont en revanche une capacité fine d’analyse des postures, intonations de voix, émotions, regards, de leurs humains et savent tellement s’y adapter qu’on aurait tendance à leurs attribuer des sentiments et des intentions qu’ils n’ont pas!

Quand vous rentrez chez vous, que vous voyez des détritus étalés partout dans la maison, vos chaussures machouillées et que vous retrouvez votre chien ramassé sur lui-même, le regard fuyant, pensez-vous qu’il sait qu’il a fait des bêtises, qu’il se sent coupable?
Prenez un instant du recul et observez la situation.
Qu’avez-vous fait la première fois que vous êtes rentré chez vous et avez constaté ce type de dégâts? Avez-vous grondé votre chien? Comment? Punition corporelle? Un « non » fait d’une grosse voix, les sourcils froncés, tout votre corps orienté de façon menaçante vers le chien (le regard appuyé et fixé, tout votre buste penché en avant au-dessus du chien, avec éventuellement le doigt pointé?)
Quelle association pensez-vous que le chien a fait?
« Hum, j’ai fait une bêtise, je suis puni parce que j’ai détruit ses affaires » ou « hum il est bien menaçant, mieux vaut que je me fasse tout petit pour essayer de l’apaiser »
Sachant qu’un chien n’associe pas une action à une réaction si ce n’est pas saisi sur l’instant, tendez plutôt sur la deuxième option…
Les fois d’après, même si vous ne manifestez qu’un des signes précédemment évoqués (genre froncer les sourcils et vous énerver), dans la même situation, cela suffira à déclencher le comportement de demande d’apaisement de votre chien, qui lui donne cet air si « coupable ».

Gardez en tête que nos chiens sont de fins détecteurs de nos émotions, de nos actions et de nos comportements et y réagissent et adaptent leurs propres réactions en conséquence!

 

Alors parce que les chiens sont des animaux et pas des humains, respectez leurs besoins, leur fonctionnement.
Et pour mieux comprendre votre animal, observez le et prenez du recul sur les moments du quotidien.

Alors après, rien ne vous empêche de lui célébrer son anniversaire, de lui raconter votre journée si vous en avez besoin, de lui donner un surnom.
Pour ma part, il est très fréquent que je parle à (et non pas avec) mon chien Hélios, qui a d’ailleurs ses petits surnoms de type chouchou, boubou et j’en passe…
De la même manière, j’aime bien lui fêter son anniversaire, ça me fait plaisir! Je lui offre alors un os à mâcher.

Le tout est surtout de savoir que votre chien ne vivra absolument pas ces moments comme vous et d’être bien conscient que ces besoins sont plutôt les vôtres que ceux de votre chien!

Vous pensez que cet article peut profiter à d’autres? Partagez!

Checklist accessoires chiot

Checklist accessoires chiot

Ça y est ! Après beaucoup de réflexions, de recherches et d’attente, vous vous apprêtez à aller chercher votre chiot à l’élevage pour le ramener dans sa nouvelle maison. Une belle aventure, mais qui se prépare un tantinet !

Pour accueillir dans de bonnes conditions votre chiot, vous aurez besoin de divers accessoires, pour le sortir, l’identifier, lui assurer un endroit où dormir …

Avant d’avoir Hélios, je me suis fait une petite check-list des différents accessoires dont j’aurais besoin.

 

Un collier

Généralement, il vous faudra habituer votre chiot à porter un collier, ce n’est pas quelque chose de naturel pour lui. Choisissez-lui de préférence un collier en cuir souple ou en tissu, plutôt que les colliers en métal (qui peuvent en plus être assez lourds).

Faites le choix d’un collier le plus ajusté au cou de votre chiot (longueur du collier mais aussi épaisseur), ce n’en sera que plus confortable pour lui. Pensez à bien vérifier que le collier ne s’enlève pas facilement, quand le chiot tirera un peu sur la laisse par exemple.

Avec le collier, prévoyez une plaque avec son nom et votre numéro pour l’identifier si besoin, par exemple en cas de fugue.

 

 

Une laisse

Je déconseille, au moins dans un premier temps, et pour tous les chiens, la laisse à enrouleur. Ce n’est pas un outil très pratique pour enseigner au chiot tout ce qu’il aura à apprendre au quotidien.

Je conseillerais plutôt une laisse en nylon, ce n’est pas trop lourd et c’est plutôt solide (et résistera ainsi aux éventuels mordillements de votre chiot). Privilégiez une laisse d’une longueur d’1 à 2 m pour les promenades et sorties quotidiennes, cela laisse un peu de latitude à votre chiot tout en vous permettant de le tenir à proximité pour mieux gérer ses déplacements et ses apprentissages.

Il existe des laisses dont vous pouvez régler la longueur grâce à différents points d’attaches. J’ai trouvé cela très pratique pour mon chiot. Cela permet d’adapter la longueur de la laisse en fonction du degré de « liberté » que l’on souhaite accorder à son animal.

Autre outil que je trouve (même encore aujourd’hui) très utile : la longe. Attention à bien la choisir en fonction du gabarit de votre chiot. Ne prenez pas une longe en nylon ronde et épaisse si vous avez un chihuahua, elle sera trop lourde !

Elle est super pour laisser le chiot explorer son environnement dans des espaces largement ouverts, type plage, parc etc. tout en permettant de garder un lien direct et sécurisé avec son chiot. Aujourd’hui je l’utilise encore quand je fais les petites sorties du matin et du soir dans le parc à côté de chez moi : la présence de voitures, le passage de personnes voire d’autres chiens fait que je peux difficilement lâcher Hélios dans cet espace ; toutefois, avoir une longe lui permet de flairer, de parcourir les moindres recoins du parc avec plus d’aisance et sans que je sois « collée » à lui.

Elle peut être également utile pour travailler le rappel de son chiot.

Par contre, je déconseille de l’utiliser lors des promenades, où elle est plus encombrante qu’autre chose.

Lors de la marche en laisse, vous pourrez aussi opter pour l’utilisation de harnais. Attention, pas n’importe lequel ! Vous voulez un harnais qui permette d’attacher votre laisse non pas au niveau du dos du chien (qui fait effet de traction), mais au niveau du poitrail de votre chien.

Cet attachement de la laisse à la boucle du harnais au niveau du poitrail permet un mouvement anti-traction, le chien étant freiné dans son élan quand il tire. Résultat, votre chiot tire moins, vous vous évitez d’éventuelles douleurs musculaires et votre promenade est ainsi beaucoup plus confortable et sereine. Les apprentissages ne peuvent en être que facilités.

 

Exemples :

Harnais Animalin

Harnais Easy Walk

 

Une gamelle

Vous aurez deux gamelles à acheter pour votre chiot : une pour la nourriture et une pour l’eau. Vous pouvez choisir gamelles en plastique ou en inox.

Le chiot risque de pousser sa gamelle en mangeant et en buvant, et peut se faire des frayeurs si la gamelle fait du bruit en se déplaçant voire en se renversant (ça arrive). De ce fait, préférez si possible des gamelles antidérapantes.

La gamelle d’eau doit être toujours remplie et à disposition.

 

 

Un couchage

Prévoyez un endroit réservé pour le couchage de votre chiot. Ce sera son endroit à lui, où il sera tranquille, au calme et ne sera pas dérangé.

Évitez de préférence le couchage près de la porte d’entrée, dans les lieux de passage.

Tapis, panier en plastique, en tissu ? A voir selon vos goûts et vos envies…

Les couchages sont parfois malmenés par les chiots, qui les déplacent et les mordillent…

A titre d’anecdote, juste avant d’avoir Hélios, j’avais flashé sur un beau coussin, rectangulaire et épais, qui paraissait bien moelleux, et joli avec ça ! Je me suis dit « waouh, avec ça c’est sûr, Hélios va être bien ! » Mais bon, ça représentait un certain coût quand même, je devais être autour des 40 €. … J’ai pris quand même, parce que je voulais ce que je considérais comme le mieux du mieux pour mon chiot. Et puis, j’ai acheté en plus au cas où un tapis très basique pour chien, genre à 10-15 €.

Le couchage « premium » a duré peut-être maximum un mois ! Hélios l’a complètement déchiqueté et ne l’a jamais utilisé comme couchage… Alors que le tapis a subi peut-être deux trois mordillements mais est resté son couchage préféré… Comme quoi ce qui nous plaît à nous n’est pas forcément ce qui « plaît » à notre chiot…

Donc bon, selon moi, ne vous prenez pas trop la tête sur quel couchage vous allez acheter, choisissez simplement quelque chose adapté au gabarit futur de votre chien (qui va évoluer très vite !) ; ce qui est le plus important c’est l’endroit où vous allez le mettre pour que le chiot ait son espace à lui.

 

Le ou les jouet(s)

Privilégiez les jouets solides en caoutchouc. La marque Kong par exemple (mais il y en a sans doute d’autres) est une bonne marque, les jouets sont résistants.

Vous pouvez aussi prendre des cordes à nœud. Attention, pour les lancer et les laissez à disposition de votre chiot, pas pour tirer dessus (évitez les jeux de traction).

Par contre, je vous déconseille :

  • Les jouets en plastique facilement déchiquetables et donc ingérables par votre chiot (attention, danger !)
  • Les jouets qui font du bruit : les « pouic pouic » à tout bout de champ excitent votre chiot (et pour moi qui ai fait l’expérience d’un jouet pouic pouic donné à mon chien, entendre ce bruit finit par taper sur les nerfs au bout d’un moment !) et sont souvent rapidement déchiquetés également par votre animal
  • Les vieilles chaussures : votre chiot ne distinguera pas vos vieilles chaussures des nouvelles…
  • Les bouteilles en plastique : 1, cela fait du bruit et 2, cela peut être dangereux pour votre chiot s’il déchiquette la bouteille (ça laisse des bouts de plastique aux bords coupants).

 

Une brosse

Certaines races demandent plus d’entretien que d’autres et le brossage peut être, selon le poil, quotidien ou hebdomadaire.

Pour certains propriétaires la toilette de leur chien est vécu comme un calvaire parce que le chien se détourne quand on veut lui nettoyer les yeux, il grogne quand on veut lui brosser les pattes… Il est très important d’habituer petit à petit et au plus tôt votre chiot à être manipulé, touché et brossé, avec patience et douceur.

 

Les sacs à déjections

Ah ah ! Voilà un accessoire dont la plupart des propriétaires aimeraient bien se passer, mais qui est désormais indispensable.

 

Un crochet à tiques

Un accessoire nécessaire pour enlever les tiques du corps de votre chiot et très facile d’utilisation.

Pensez à inspecter le pelage de votre chiot régulièrement au retour des promenades.

 

La caisse de transport

La caisse de transport est sécurisante pour vous et est un outil sécurisé pour votre chiot, plus que si le chiot fait le trajet sur vos genoux ou dans le coffre de la voiture. Elle apporte à votre chiot une certaine stabilité pendant les transports, lui évite d’être trop brinqueballé dans tous les sens. De plus, il a son propre espace, où il peut se coucher, se tenir debout.

 

Un parc à chiot

Ce n’est pas forcément un article essentiel mais je trouve qu’il est très pratique, surtout quand on ne dispose que d’une seule grande pièce principale dans son logement.

Au moment d’accueillir votre chiot, vous allez décider à quelles pièces il pourra avoir accès et lesquelles lui seront interdites. En votre absence, les pièces qui lui sont interdites seront fermées.

Cependant, gardez à l’esprit que votre chiot ne saura pas encore différer ses éliminations, risque de prendre en gueule pas mal de choses tout en explorant son environnement… Bref, il faudra en votre absence que l’environnement de votre chiot soit au maximum sécurisé, non seulement pour lui mais aussi pour vous (retrouver ses pieds de table ou ses chaussures mordillés n’est pas forcément des plus agréables ;-))

Bref, le parc à chiot permet de confiner le chiot à un espace limité tout en supprimant les risques d’atteintes à l’environnement. Attention à bien laisser la gamelle dans le parc, le chiot doit pouvoir avoir accès à son eau de boisson en permanence.

Le confinement en parc à chiot est une solution bien entendue limitée, voire très limitée dans le temps, les chiots grandissant jour après jour.

Autrement, une pièce souvent privilégiée pour confiner le chiot durant votre absence est la cuisine. Bien entendu, cela implique d’habituer d’abord le chiot à rester tranquillement dans cette pièce quand il y est seul.

 

La nourriture de votre chiot

Souvent, il est conseillé de poursuivre, au moins dans les premiers temps, le régime alimentaire fourni par l’élevage de votre chiot.

Tout changement de régime alimentaire doit en effet être fait progressivement et prend du temps (en moyenne une dizaine de jours).

Demandez à l’éleveur de votre chiot la nourriture qu’il lui distribue et achetez plusieurs portions pour prendre le relais une fois arrivés à la maison. Certains éleveurs vont vous donner plusieurs rations de nourriture à ramener chez vous pour assurer pendant quelques jours la distribution de nourriture à votre chiot, à voir…

Inutile pour le moment de prendre un énooorme sachet s’il s’agit de croquettes ; en effet, lors du premier rendez-vous avec le vétérinaire, dans les jours suivant l’arrivée du chiot chez vous, le régime alimentaire sera évoqué et vous verrez ensemble si le régime actuel est adapté ou pas à la santé de votre petit chiot…

Prévoyez également d’acheter des friandises, elles pourront vous aider à accompagner votre chiot dans ses apprentissages.

 

CHECKLIST

  • Collier
  • Harnais anti-traction
  • Laisse
  • Longe
  • Gamelle eau
  • Gamelle nourriture
  • Couchage(s)
  • Jouets
  • Brosses
  • Sacs à déjection
  • Crochet à tiques
  • Caisse de transport
  • Parc à chiot
  • Friandises

 

 

 

Accueillir un chiot quand on a déjà un chat

Accueillir un chiot quand on a déjà un chat

Vous souhaitez accueillir un chiot chez vous mais voilà, vous avez déjà un chat à la maison. Vous vous inquiétez de la future cohabitation et de savoir comment faire pour que ces deux espèces différentes s’entendent.

Accueillez un chiot déjà familiarisé aux chats

Il n’y a pas de race qui soit plus adaptée aux chats qu’une autre. Par contre, choisir un élevage où votre chiot aura été familiarisé aux chats aura toute son importance pour faciliter la future cohabitation chiot-chat.

L’idéal donc : que l’éleveur de votre chiot ait habitué ce dernier à vivre en bonne entente et dans le calme avec le ou les chats de sa famille.

Cela ne veut pas dire qu’un chiot n’ayant pas bénéficié de cette familiarisation ne pourra pas vivre avec un ou plusieurs chats. Cela prendra simplement sans doute un peu plus de temps pour que les animaux se tolèrent.

 

Aménagez votre espace de vie

Pour votre chat, faites-en sorte qu’il puisse trouver refuge en hauteur et dans des pièces qui seront inaccessibles pour votre chiot. Placez également toutes ses petites affaires dans une de ces pièces (qui restera ouverte): litière, nourriture, eau. Votre chat doit pouvoir en effet se reposer, faire sa toilette et se nourrir dans un lieu calme où il peut se sentir en sécurité et ne sera pas dérangé. Cela lui permettra également de fuir et de s’isoler de la présence du chiot quand il en aura besoin.

Pour ma part, avant l’arrivée de mon chiot Hélios, j’avais déplacé les affaires de mon chat Hatos à l’étage de mon habitation, dans un bureau. L’avantage on va dire d’avoir un étage à la maison c’est que le chat va pouvoir très facilement fuir le chiot si besoin et avoir un large espace de vie « à lui » à l’étage. Mon chat avait également apprécié les escaliers car, le chiot n’y ayant pas accès, c’était un fabuleux point en hauteur pour observer tranquillement le chiot et ses activités dans la journée.

Pour votre chiot, vous aurez délimité également son espace de vie, en limitant aussi l’accès à certaines pièces. Voir la partie à ce sujet dans l’article l’apprentissage dit de la propreté.

 

Ne forcez rien

Le chiot étant « limité » à se déplacer au sol au contraire du chat, ce sera ce dernier qui « contrôlera » le rythme de progression de cette cohabitation.

Il ne faut rien forcer, l’habituation se fera au rythme de votre chiot et de votre chat. Ce qui veut dire : ne pas porter son chat pour le mettre au contact de son chiot, ne pas bloquer son chat dans une boîte de transport pour que le chiot puisse venir le flairer … Le chat doit pouvoir se sauver quand il en a besoin pour échapper au chiot.

Soyez présent lors des rencontres mais intervenez au minimum. Si votre chiot aboie ou grogne, restez banalisant. Si votre chat feule, miaule, idem. Chat comme chiot doivent apprendre à se connaître et à respecter les distances et limites de chacun.

De fait, si des conflits surviennent entre les deux, laisser les au maximum les régler eux-mêmes. Ne punissez pas votre chiot ou votre chat, même avec un « non » !

Ces situations de rencontre peuvent être stressantes mais permettent au fur et à mesure d’établir un relationnel où chacun apprend de l’autre les codes pour bien communiquer. Toute intervention négative de votre part, toute punition ne ferait que perturber cet apprentissage inter-espèces voire le ralentir.

Afin d’éviter au maximum les incidents, assurez-vous de tailler les griffes de votre chat.

 

Patience, patience

On a bien souvent hâte que nos animaux,  pleinement intégrés à la famille, s’entendent le plus rapidement possible. La tentation est grande de vouloir précipiter les choses.

Selon le tempérament du chien, du chat, leurs conditions d’élevage, vos interventions, l’apprentissage de cette cohabitation pourra se faire plus ou moins rapidement. A terme (quelques semaines, quelques mois), peut-être que votre chat et votre chiot en arriverons à dormir ensemble, jouer ensemble, ou peut-être qu’ils finiront juste par pouvoir se tolérer, chacun vivant sa vie.

Faites preuve de patience et suivez le rythme de vos bêtes.

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un comportementaliste. Il vous aidera à mettre en place l’environnement qui pourra aider le plus votre chat et votre chiot dans cet apprentissage de la cohabitation.

Quand j’ai eu mon chiot, mon chat s’est mis à uriner sur le canapé, le lit, le pouf. Je savais que l’arrivée de mon chiot suscitait bien entendu des bouleversements émotionnels chez mon chat, mais pour autant, je ne voyais pas comment remédier à cette situation. J’ai fait appel à un comportementaliste félin pour m’aider à comprendre ce qui se passait. Nous avons observé que mon chat venait flairer et gratter le sol lorsque mon chiot faisait encore ses déjections dans la maison. Généralement, le fait d’uriner sur le canapé ou sur le lit arrivait peu de temps après. Nous avons donc mis en place des aménagements pour que mon chat ne se sente plus obligé de communiquer et d’évacuer de la sorte.

 

Quelques remarques

Dans cet article j’ai évoqué l’introduction d’un chiot à un chat adulte. L’arrivée d’un chat ou d’un chaton dans une famille avec un chien adulte peut nécessiter d’autres aménagements.

Votre chiot apprendra dans votre cohabitation à accepter voire à bien s’entendre avec votre chat. Cela ne veut pas dire que les chats du voisin seront tolérés.

Votre chiot ne réagira pas forcément de la même façon avec votre chat en intérieur et en extérieur. Dans le jardin, votre chat court, saute…. Tous ces mouvements peuvent stimuler l’instinct de poursuite de votre chiot, qui se mettra alors à pourchasser votre chat.

Inspiré par cet article? Partagez!

 

Avant d’adopter un chien, réfléchissez aux contraintes qu’il peut vous apporter

Avant d’adopter un chien, réfléchissez aux contraintes qu’il peut vous apporter

L’adoption ou l’achat d’un chiot est un acte réfléchi et qui vous engage en moyenne pour les 10 à 15 prochaines années.

Cela mérite donc une réflexion approfondie de votre part.

Plusieurs choses à savoir :

1 # Si vous envisagez d’avoir un chiot, pensez que ses premiers mois de vie (jusqu’à ses 4 à 6 mois au moins) sont consacrés à apprendre les « bonnes manières » attendues de lui par sa famille humaine : propreté, gestion de la solitude, marche en laisse, socialisation, familiarisation…

Comme tout apprentissage, cela prend du temps, il y a des moments avec des hauts et des bas. Pour lui permettre de bien faire ses apprentissages, un chiot requiert beaucoup d’attention, de disponibilité et sa famille doit faire preuve de patience, patience, patience.

2 # Un chien, c’est un budget

  • Achat des accessoires de base à l’adoption du chiot

Jouets (oui avec un s, parce qu’il peut y avoir de la perte, il y aura aussi sans doute besoin de renouvellement à l’âge adulte), couchages, brosse, collier, laisse…

  • Achat de la nourriture pour votre chien

Croquettes, BARF, alimentation maison… peu importe. Votre chien ayant besoin d’être nourri tous les jours, cela aura forcément un coût, plus ou moins important selon le gabarit de votre chien, son âge, et le type de nourriture que vous lui donnerez.

  • Les frais vétérinaires

Le plus couramment, après les visites initiales pour votre chiot, vous aurez à régler une consultation annuelle pour la visite de contrôle de santé accompagnée des rappels de vaccins. Antiparasitaires (tous les mois) et vermifuges (tous les 3 à 6 mois) seront aussi indispensables à la bonne santé de votre chien. Les prix varient selon les vétérinaires.

Ca, c’est la base.

Mais il y a aussi les aléas vétérinaires, que vous ne pouvez pas anticiper, et plus ou moins fréquents.

Pour anecdote, mon chien Hélios a développé pendant un an des plaques rouges irritantes. Les vétérinaires n’ont pas vraiment su la cause de ces plaques, heureusement, elles ont cessé lorsque j’ai déménagé (je soupçonne que mon précédent logement, très humide, y était sans doute pour quelque chose). Bref, pendant un an, je dirais que j’ai presque tout essayé : biopsie (qui n’a rien détecté), crèmes, shampoings etc. J’en ai eu en moyenne pour 50 à 80 euros par mois.

Ces frais aléatoires peuvent vite grimper en fonction de la maladie développée par votre chien. Je ne souhaite pas que ce genre de choses arrive, mais bon, il est impossible de prévoir quoi que ce soit, alors pensez-y !

Vous pouvez éventuellement envisager d’assurer votre chien pour couvrir tout ou partie des frais vétérinaires.

 

3 # Un chien peut devenir une contrainte si vous partez en vacances

Mais aussi peut être lors des déplacements professionnels si vous êtes célibataire

Que ferez-vous de votre chien lors de ces périodes ?

Il n’est pas toujours facile d’emmener votre chien avec vous lors de vos vacances : plages interdites, hôtels ou campings refusant les chiens…

Alors, garde chez des amis, dans la famille ? Pension ?

Cela ne représente pas les mêmes contraintes et pas les mêmes coûts.

Pour donner un ordre d’idée, je paie pour mon chien Hélios 13 €/jour quand je l’emmène en pension.

Mettons que vous partiez une semaine en vacances, cela représente 8x13 = 104 € de frais de pension.

 

4 # Un chien a besoin de sortir régulièrement, salit et perd ses poils

Que ce soit juste pour une petite sortie et pour la promenade quotidienne (fortement recommandée), c’est :

  • Du temps à consacrer à pitou
  • Et ce quelles que soient les conditions météo

J’en parle également ici mais ça pourrait faire un point à part. Qui dit promenade dit parfois temps passé sous la pluie… donc un chien mouillé. Quand un chien mouillé rentre dans votre logement, il salit et parfois aussi ramène une forte odeur dans la maison. Si vous comptez trois à quatre sorties par jour, dans le jardin ou à l’extérieur, ça fait vite du nettoyage en plus.

Pensez également qu’un chien perd ses poils, de façon plus ou moins importante. Lors des périodes de mue, la perte de poils peut être importante et engendrer là encore du ménage supplémentaire.

 

5 # Un chien n’est pas fait pour rester seul

Un chien est un animal social, il n’est pas naturel pour lui de vivre seul. Alors ok, l’humain lui a appris à supporter la solitude, principalement pour pouvoir aller travailler, mais il ne faut pas pousser le bouchon !

Mettons que vous travaillez comme beaucoup de gens de 9h à 17h. La téléportation n’existant pas encore, vous avez disons entre 10 et 30 min de trajet (voiture, bus, métro etc.), et ceci aller-retour. Ce qui fait que si vous n’avez pas le temps de rentrer (et c’est le cas de beaucoup malheureusement), votre chien sera déjà resté tout seul entre 8h20 et 9h tout seul. C’est déjà beaucoup !

Soyons clair : après la journée de boulot, la solution de rentrer, sortir toutou, lui faire 2-3 papouilles puis ressortir aller boire un verre ou dîner avec des amis en laissant de nouveau votre chien à la maison n’en est pas une ! Et si vous bossez 10 à 12h par jour hors de chez vous, avoir un chien ne me paraît pas une bonne idée.

Je le répète : VOTRE CHIEN EST UN ANIMAL SOCIAL. Il a besoin de votre présence, de sorties, de dépenser son énergie, d’activités. Si vous ne pouvez pas le lui apporter, oubliez l’idée d’avoir un chien.

 

6 # Un chien doit être intégré dans les changements de votre vie : déménagement, arrivée de bébé…

Si tout va bien, un chien vit en moyenne de 10 à 15 ans. En 10-15 ans, il peut s’en passer des choses dans votre vie ! Mariage, déménagement(s), arrivée de bébé(s), changement d’emploi(s) etc.

Si vous envisagez d’avoir un chien, j’ose espérer que c’est pour le garder toute sa vie. Si vous projetez votre chien seulement dans une période de votre vie, celle que vous traversez actuellement, ça risque de coincer sur le long terme.

A partir du moment où vous faites le CHOIX d’avoir un chien, vous en prenez la RESPONSABILITE, vous vous ENGAGEZ à répondre à SES besoins toute sa vie de chien.

L’arrivée d’un nouveau compagnon dans votre vie, les déménagements, l’arrivée d’un bébé… sont des chamboulements importants dans votre vie, mais encore plus dans celle de votre chien, à qui vous IMPOSEZ ces changements. Il vous faudra là aussi sans doute faire preuve de patience et des efforts pour préparer et aider votre chien à s’adapter à ces changements.

 

7 # Un chien peut susciter des allergies

Quelqu’un de votre famille est-il allergique aux chiens ?

Et là vous vous dites: bon ben voilà elle nous a dégoûté d’avoir un chien… Et bien peut être que c’est tant mieux! Car si vous ne pensez pas à ces contraintes et que vous ne voyez que les bons côtés, pour moi vous ne partez pas du bon pied, car avoir un chien peut représenter autant un bonheur que parfois un challenge.

Si vous ne vous sentez pas capables de dépasser ces contraintes, alors avoir un chien n’est sans doute pas pour vous. Ce n’est pas grave! Au contraire, mieux vaut le réaliser AVANT plutôt qu’après avoir adopté!

Le but n’est pas de vivre le fait d’avoir un chien comme une contrainte, mais que votre chien soit un compagnon pleinement intégré à votre vie. Le but n’est pas qu’il fasse de votre vie un cauchemar, mais qu’il vous apporte du bonheur.

Alors bon, si les points précédemment évoqués vous paraissent difficiles à envisager, ne prenez pas de chien, ce n’est pas grave et c’est tant mieux, vous serez plus heureux!

 

Cet article vous inspire?

N’hésitez pas à me faire des commentaires, voire même à le partager autour de vous!

Epinglez-le sur Pinterest!

 

 

L’importance de votre logement dans les apprentissages du chiot

L’importance de votre logement dans les apprentissages du chiot

J’aime beaucoup mon logement actuel: petite maison assez récente de plein pied, dans un lotissement où la vitesse est limitée à 20km/h, avec des jardins collectifs… Un petit bonheur quand on a des animaux. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien à mon avis qu’on a tant de chiens et de chats sur le domaine! Mais je n’ai pas toujours habité dans un endroit aussi idéal pour une cohabitation quotidienne avec un chien.

Il y a 5 ans, au moment d’avoir mon chien Hélios, alors chiot, j’habitais dans une petite maison de bourg en bordure de route. Il y avait pas mal de circulation, les gens ne respectaient pas forcément les limitations de vitesse, et il n’y avait pas vraiment de délimitation route/trottoir. Côté logement en lui même, j’avais une pièce au rez de chaussée et une pièce à l’étage, pas de jardin, uniquement une terrasse. Des conditions qui ne m’ont pas vraiment aidées pour assurer le bon développement de mon chiot… Pour accéder à un endroit calme et propre pour l’acquisition de la « propreté », je devais longer la colonne de maisons sans trottoirs le long de la route puis traverser une seconde route et ensuite encore marcher un peu pour trouver le petit coin de paradis pour sortir mon chiot. Tout ça aller et retour plusieurs fois par jour, voire la nuit quand petit chiot a commencé à ne plus vouloir faire ses besoins dans la maison. Bref, l’apprentissage de la « propreté » n’a pas été facilité, et j’avoue que les sorties me stressaient un tantinet.
Lors de certaines sorties, les voitures passaient à vives allures avec une distance plutôt réduite entre elles et nous. Cette « proximité » m’a parfois fait peur, j’ai sans doute transmis involontairement ma peur et mon angoisse à Hélios… De fait, au lieu d’être habitué aux voitures, il y a été sensibilisé petit à petit, au fur et à mesure des sorties. A 6 mois, j’avais un chiot qui « bondissait » sur les voitures à leur passage.
Bref, tout ça pour dire que si vous en avez la possibilité, avant ou au moment d’adopter un chiot, tenez compte de vos conditions de logement!


Accompagner le développement d’un chiot au quotidien peut être stressant et fatiguant; si vous pouvez vous éviter de subir d’autres contraintes apportées par votre habitation, c’est mieux! Il sera plus facile d’accompagner votre chiot en étant dans un appartement au RDC ou 1er étage avec espaces verts autour qu’en habitant dans un appart’ au 6e étage sans ascenseur en plein centre ville…

 

Inspiré par cet article? Epinglez sur Pinterest!

Mon livre du moment: « Tout sur le toutou », du Dr Thierry Bedossa

Mon livre du moment: « Tout sur le toutou », du Dr Thierry Bedossa

Mon avis:

« Tout sur le toutou » du Dr Thierry Bedossa est un livre qui se lit bien, bien que faisant plus de 400 pages. Les sujets traités sont variés et bien que l’on rentre parfois dans des termes de médecine vétérinaire, la lecture est abordable et accessible au « commun des mortels », ce qui en fait d’ailleurs son intérêt. Le sommaire est très détaillé (cf plus bas). On peut comme ça facilement aller consulter directement la ou les thématique(s) qui nous intéresse(nt) si on le souhaite. J’ai particulièrement apprécié dans le livre que l’auteur illustre ses propos par les expériences personnelles qu’il a vécues avec ses propres chiens.

Que votre chien ait mauvaise haleine, qu’il tire en laisse ou que vous soyez intéressé par les pratiques vétérinaires, vous trouverez dans ce livre des réponses à vos questions.

Quelques morceaux choisis (des extraits qui m’ont particulièrement marqué et que je souhaite partager avec vous):

p19 – « Contrairement à une croyance répandue, la violence verbale ou physique n’est pas nécessaire pour établir l’autorité. […] Toutes les techniques d’éducation qui recommandent qu’on prenne le chien par le cou, qu’on le secoue et qu’on le retourne, s’apparentent à des formes de maltraitance. Ces comportements entraînent bien souvent la perte de confiance envers le maître et sont à l’origine de comportements agressifs. Un chiot s’éduque dans la douceur et la cohérence des comportements. C’est une école de vie. On ne passe pas ses humeurs et ses frustrations sur son chien de compagnie. »

p20 – « […] les chiens sont capables de traduire nos émotions et nos humeurs en écoutant notre voix, en observant les traits de notre visage ainsi que notre attitude et nos postures corporelles. »

p118- « Toutes les méthodes qui reposent sur la punition lors du retour à la maison, qu’elles soient physiques et/ou verbales, sont inopérantes car le chien ne fait pas l’association entre l’énervement, sa punition et le fait d’avoir fouillé la poubelle. Ces accès de colère sont d’autre part préjudiciables à votre relation puisque le chien associe des émotions négatives à votre retour à la maison et à vos retrouvailles. Ceux qui pensent que le chien est conscient de sa bêtise parce qu’il a un air coupable au moment du retour de son maître se trompent: le chien anticipe juste sa punition. Il est anxieux et stressé et distingue sur les traits du visage de son maître autant que dans le ton de ses propos une irritation qui annonce la punition. »

SOMMAIRE

INTRODUCTION

Accueillir un chien

I. LE CHIEN EN PRATIQUE, SON COMPORTEMENT

J’adopte un chien, j’achète un chien

Mon chien a besoin d’un partenaire

Mon chien a besoin d’un suivi vétérinaire

Je nourris mon chien

J’assure… mon chien

Mon chien au quotidien, sa journée, sa vie sociale

J’enseigne à mon chien la frustration : rester seul, ne rien faire, le premier des apprentissages

Avec mon chien, je créé et j’entretiens le lien

Je communique avec mon chien

J’ai de l’autorité sur mon chien

J’enseigne à mon chien le suivi naturel

J’enseigne à mon chien l’obéissance

J’apprends à mon chien à traverser et à ne pas traverser

J’apprends à mon chien à partager

Mon chien et sa relation à l’humain

J’enrichis l’environnement de mon chien

J’apprends à modifier les comportements de mon chien

J’offre à mon chien une éducation positive et amicale

Je suis en osmose avec mon chien

Mon chien et le jeu

J’aime les vacances et les week-ends… mais je veux un chien

Il arrive que je maltraite mon chien sans le savoir

Mon chien vide les poubelles

Mon chien aboie ou pleure en mon absence

Mon chien ne répond pas quand je l’appelle

Mon chien tire en laisse

Mon chien est jaloux de mon amoureux(se)

Mon chien s’automutile : il se lèche, se mord, se fait des pelades

Mon chien saute

Mon chien se cache dans un lieu inhabituel

Mon chien devient irritable

Mon chien agresse ses congénères

Mon chien est agressif avec les étrangers

Mon chien m’a mordu

Mon chien a mordu mon enfant

Mon chien a mordu mon (ma) nouvel(le) amoureux(se)

Mon chien fugue

Mon chien est excité sexuellement

Mon chien creuse, mon chien déterre

Mon chien pisse partout

Mon chien déprime

Mon chien est amoureux de mon chat

Mon chien refuse d’aller se promener

Mon chien refuse de monter dans la voiture

Mon chien a peur de certains objets

Mon chien a peur de l’orage, des coups de feu ou des pétards

Mon chien refuse de rester seul à l’entrée du supermarché

Mon chien refuse d’avancer quand je fais un jogging

Mon chien est timide

Mon chien est téméraire

II. LA MEDECINE VETERINAIRE

Les urgences

Mon chien se gratte

Mon chien perd ses poils

Mon chien a mauvaise haleine

Mon chien a les yeux sales

Mon chien s’est fendillé un coussinet

Mon chien souffre d’une dysplasie de la hanche

Mon chien a la langue colorée

Mon chien a la tête de travers

Les oreilles de mon chien sentent fort

Mon chien a un cancer

Mon chien a une grosseur quelque part

Mon chien a des diarrhées et/ou des vomissements à répétition

Mon chien est handicapé et vulnérable

Mon chien pète, mon chien rote

Mon chien a la maladie d’Alzheimer

Mon chien souffre de la chaleur

Mon chien a été empoisonné

Mon chien a une maladie de peau

Ma chienne est en chaleur

Ma chienne est enceinte

Ma chienne accouche

Ma chienne fait une grossesse nerveuse

Les atteintes dermatologiques de la truffe

Mon chien a été mordu

Mon chien a des tiques

Mon chien est trop gros

Mon chien est tout maigre

Mon chien a une otite

Mon chien a un othématome

Mon chien s’est coupé

Mon chien a avalé un corps étranger

Mon chien a une maladie chronique

Mon chien a une crise d’urée

Mon chien a une infection urinaire

Mon chien a une cystite

Mon chien a une mycose

Les selles de mon chien ont une drôle de couleur

Mon chien a du diabète

Mon chien souffre d’hypertension

Mon chien est épileptique

Mon chien a une hépatite

Mon chien a une hernie

Mon chien a de l’arthrose

Mon chien boite ou garde une patte en l’air

Mon chien boit trop

Ma chienne a une métrite

Mon chien a des parasites internes ou externes

Les maladies de l’œsophage

Mon chien a une pneumonie

Mon chien est cardiaque

Les affections prostatiques

Mon chien est incontinent

Mon chien a une paralysie du nerf facial

Mon chien a été victime d’un AVC

Mon chien est mort

III. ETHIQUE

Quelle place doit-on donner au chien de compagnie au XXIè siècle ?

Doit-on acheter les chiens puis les jeter ?

Les races de chiens et les maladies génétiques

Les médicaments

Le problème de l’antibiorésistance

Le marketing du soin vétérinaire et de la nourriture pour animaux

Quelle place donner à l’animal ?

Les animaux ont-ils droit au bonheur ?

L’euthanasie

IV. LES PRATIQUES VETERINAIRES D’AVENIR

Les hôpitaux vétérinaires et les centres de vétérinaires spécialistes

Les médecines holistiques ou alternatives

Le medical training

V. VRAI OU FAUX ?

Décryptage de quelques idées reçues, bonnes ou mauvaises

CONCLUSION

Départ et nouveau départ

L’apprentissage dit « de la propreté »

L’apprentissage dit « de la propreté »

Un chiot est « propre » s’il ne fait pas ses besoins sur les lieux de couchage et de nourriture

Si le chiot a bénéficié de bonnes conditions d’élevage, c’est ce qu’il a appris de sa mère chez l’éleveur. Les chiots sont incapables de gérer leurs éliminations dès la naissance et tant qu’ils tètent.  Cela n’arrivera que lorsqu’ils commenceront à ingérer une nourriture solide. En attendant, c’est leur mère qui provoque l’élimination et en absorbe les produits, tenant ainsi le couchage propre. Ensuite, elle n’ingérera plus leurs déjections et les poussera alors à aller faire leurs besoins en dehors du nid.

Quand petit chiot arrive chez vous, les exigences sont autres et l’apprentissage demandé plus important,  puisqu’il doit aller encore plus loin et même attendre pour faire ses besoins, en dehors du logement.

 

Le chiot n’apprendra pas en un jour à différer ses éliminations. Je sais que c’est un gros sujet de préoccupation pour vous, et pour l’avoir vécue, c’est une période délicate et un tantinet difficile. Pour autant, il vous faudra faire preuve de beaucoup de patience pour permettre à votre chiot de faire cet apprentissage. Ne vous mettez pas la pression à vous ni à votre chiot, ce dernier apprendra, ce n’est qu’une question de temps ! (Oui oui, je sais, facile à dire, mais dur à entendre quand on fait madame pipi et caca à longueur de journée… mais croyez-moi, à vouloir aller trop vite, vous vous mettez vous et votre chiot inutilement dans une situation d’échec)

Autre chose : sortez votre chiot dès votre arrivée à la maison, n’attendez pas ! Vous risquez sinon de retarder l’apprentissage…

 

 

Protocole pour faciliter l’apprentissage de la propreté

 

1/ Distribuez la nourriture à heure fixe et suivant un protocole précis

Laissez votre chiot manger seul, au calme. Retirez-lui sa gamelle ¼ d’heure plus tard, qu’elle soit vide ou pas, et même chose aux repas suivants. Vous pouvez nourrir votre chiot avant ou après le repas de la famille, faites votre choix, mais ne donnez rien au chiot lors de votre repas (je vois bien le bout de fromage qui traîne au bord de l’assiette et la tentation de le donner à petit chiot…. Non non et non ! rien du tout !)

Certains seraient tentés de retirer la gamelle d’eau le soir avant d’aller se coucher, dans l’espoir de faciliter l’apprentissage de petit chiot. Il n’en est pas question ! Votre chiot doit pouvoir s’abreuver quand il en a besoin (même en pleine nuit), l’eau doit toujours être disponible.

Votre chiot a généralement besoin de se faire ses besoins après ses repas ; en le sortant à ces moments-là, vous facilitez son apprentissage de la propreté.

 

2/ Délimitez un espace de vie dans la maison pour votre chiot

Ce sera une zone de votre logement que votre chiot peut occuper (surtout en votre absence) et où il aura un lieu de couchage déterminé. Cet espace permet de limiter les lieux que votre chiot peut souiller pendant votre absence, pour le repos en journée ou pour la nuit. La cuisine, facile d’entretien, est souvent retenue.

Pour ma part, ayant une seule grande pièce de vie, j’ai choisi de délimiter un espace pour mon chiot grâce à un parc à chiot.

Je ne recommande pas la cage ou la boîte de transport; je trouve que c’est un espace de vie trop restreint pour votre animal.

Par précaution, retirez également les tapis des différentes pièces de la maison afin d’éviter de les retrouver souillés. Fermez également les portes donnant accès aux pièces dans lesquelles vous ne voulez pas que votre chiot entre, par exemple celles où le sol est couvert de jonc de mer ou encore de moquette (plus compliqué à nettoyer…), ou même les chambres des enfants…

Votre chiot dort beaucoup et souhaitera se soulager presque automatiquement à chacun de ses réveils. Sortez-le à ce moment là, vous obtiendrez ainsi assez facilement qu’il élimine.

 

3/ Observez le comportement de votre chiot

Un chiot aura envie de faire ses besoins principalement : à son réveil, après chaque repas et après chaque séance de jeux. Si vous proposez à votre chiot des sorties à ces moments stratégiques, alors, vous anticiperez d’éventuels incidents.

Lorsqu’un chiot s’apprête à faire ses besoins, il regarde autour de lui, tourne en rond et commence à flairer les coins qui lui semblent adéquats. Si vous le voyez faire cela, pas de panique! Spontanément la réaction/le réflexe qui peut vus venir est de vous précipiter vers petit chiot en courant et de crier « non ! ». A éviter! Gardez plutôt votre calme, prenez-le gentiment, emmenez-le dehors.

Evitez dans la mesure du possible d’attendre les signes précurseurs d’une envie, car le temps de vous préparer, de mettre la laisse, d’ouvrir/de fermer la porte… et c’est parfois trop tard !

 

4/ Choisissez un espace privilégié pour éliminer à l’extérieur

Trouvez juste à côté de chez vous un endroit calme et propre pour que votre chiot y fasse ses besoins. Ramenez-le toujours à cet endroit-là, vous y obtiendrez plus facilement ses éliminations.

Votre chiot peut avoir eu l’habitude chez l’éleveur de faire ses besoins sur certains substrats en particulier : béton, herbe, gravier, terrain sableux (le mien par exemple avait une « préférence » pour l’herbe)…

Les endroits bruyants, très fréquentés, le passage de congénères, jouer avec lui,  perturbent et distraient le chiot… Ne se sentant pas suffisamment tranquille et/ou assuré, il n’éliminera sans doute pas lors de la sortie et préférera alors se soulager en rentrant à la maison!

Dès que le chiot a fait ses besoins à l’extérieur, vous pouvez dire que vous êtes content de lui avec un gentil p’tit mot (bien, super, etc.). Cela dit, cela n’est pas vraiment indispensable, car la réelle gratification du chiot a justement été celle de parvenir à se soulager, renforçant ainsi l’apprentissage.

Une fois les besoins faits et seulement dans ce cas, vous pouvez alors poursuivre un peu la promenade en laisse et progressivement aller explorer plus loin.  S’il fait ses besoins rapidement, ne rentrez pas tout de suite, au risque que votre chiot n’associe rapidement que c’est la fin de la balade quand il fait ses déjections.

 

5/ Soyez patient et indulgent, ça ne se fera pas du jour au lendemain

Un chiot de 8 semaines ne peut pas se retenir plus d’1h ou 2 dans la journée, 3 ou 4h la nuit, et il ne faudra pas attendre de lui une réelle capacité à se retenir plusieurs heures avant l’âge de 6 mois (il n’y a pas d’âge exact pour être en pleine capacité de différer ses éliminations, cela varie d’un chiot à un autre).

Sortir son chiot autant de fois dans la journée et durant la nuit est assez laborieux et suppose une certaine disponibilité. Vu que ce n’est pas toujours possible, même en ayant un jardin, il faut donc s’attendre à plusieurs accidents de parcours. La manière dont vous allez réagir à ces moments-là sera capitale dans l’apprentissage de la propreté de votre chiot.

L’importance de votre comportement, de vos réactions

Je trouve que c’est une partie souvent sous-estimée dans l’apprentissage de la propreté du chiot, alors que c’est un aspect primordial !

Comprenez bien qu’à l’arrivée chez vous, pour apprendre à faire ses besoins à l’extérieur, votre chiot a besoin de se sentir sécurisé, et sa confiance en vous l’y aidera. Vous êtes son référent, son être d’attachement. Le relationnel que vous allez entretenir avec votre chiot va avoir un impact très important dans ses apprentissages, incluant l’apprentissage de la propreté.

Que vous surpreniez ou non votre chiot sur le fait en train de faire ses besoins dans votre logement, ne le grondez surtout pas. Je sais, ça énerve et parfois vous pouvez avoir envie de hurler, surtout si cette goutte d’eau vient s’ajouter à une longue journée (pourrie) au travail, des difficultés avec les enfants ou autres… mais s’il vous plaît, prenez sur vous (encore).

N’allez pas frapper votre chiot ou lui mettre la truffe dans ses déjections, ça ne lui apprendra rien, sauf à avoir peur de vous.

S’il s’est soulagé il y a un moment, il n’y associera pas votre soudaine colère, et si pris sur le fait, il associera que c’est près de vous qu’il ne faudra plus faire ses besoins (et non pas à cet endroit-là !).

S’il était amené à craindre votre présence, il pourrait ne plus éliminer facilement en laisse dehors (craignant votre proximité) ou bien aussi chercher à dissimuler ses déjections de la nuit par exemple en les absorbant (coprophagie).

Lors de la sortie…

Il est inutile d’espérer que votre chiot éliminera à la seconde où il s’arrêtera sur son espace de prédilection. Que vous ayez 10,20 ou 30 minutes pour la sortie ne changera rien, c’est à vous de vous adapter à petit chiot et non l’inverse. Alors évitez tout signe d’impatience: de tourner en rond, faire des va-et-vient, soupirer ou même parler d’une voix tendue, vous ne feriez que stresser votre chiot et retarder le moment (tant) attendu. N’oubliez pas que le chien perçoit très bien les émotions de son guide.

Egalement, ignorez la présence de votre chiot: ne le regardez pas (ou du coin de l’œil pour contrôler ce qu’il fait), ne lui parlez pas, tant qu’il n’a pas fait ses besoins. Bref, laissez le au maximum tranquille pour qu’il se sente suffisamment assuré pour éliminer.

Les chiots venant d’animaleries sont souvent plus longs à être « propres » à la maison car ils ont été tenus captifs dans de petits boxes, où ils étaient contraints de faire leurs besoins sur le lieu de couchage. Ils y ont littéralement appris « je fais là où je suis ». Le chiot doit donc défaire ce qui a été appris et réapprendre la bonne conduite à tenir grâce à votre appui et accompagnement.

 

6/ Le nettoyage

Il est impératif d’inviter votre chiot dans une autre pièce avant tout nettoyage, votre position accroupie pouvant sinon l’inciter au jeu.

Après avoir ramassé et nettoyé, n’hésitez pas à utiliser du vinaigre blanc, qui a une action désodorisante et désinfectante. Évitez par contre l’eau de javel, qui pourrait attirer le chiot et l’inciter à refaire au même endroit.

 

et voilà les quelques conseils que je pouvais vous donner. N’oubliez pas: faites preuve de patience et d’indulgence, et surtout ne punissez pas, renforcez plutôt les comportements attendus par un mot gentil !

N’hésitez pas à commenter cet article et à le partager si vous trouvez que quelqu’un d’autre pourrait en bénéficier!

Inspiré par cet article? Epinglez sur Pinterest!

Page 1 sur 212